GANADERIA AZCONA à OLITE
Très belle ganaderia toute en produits recyclés. L'arène est celle de Vitoria, les pierres viennent de la prison de Pamplona, les grilles de l'université de Logroño. On trouve des mangeoires en canalisations de réseaux d'eau, des barrières d'autoroute en galva, des tôles un peu partout. Mais c'est arrangé avec goût.
Je ne résiste pas au plaisir de vous partager un bout de l'article du site "terre de toros":
"Félix Azcona détient la société de démolition Erri-Berri basée à Olite
en Navarre mais qui intervient dans toute l’Espagne. Il n’a d’autre lien
avec le monde taurin que son immense afición, mais c’est déjà
bien plus que d’autres. Son affaire florissante lui permet d’envisager
quelques rêves et parmi eux celui de fonder un élevage de toros bravos. Un de ses encastes préférés est le Santa Coloma mais l’acquisition de la ganadería est faite par opportunité et non par choix, pourtant aucun Azcona ne regrette ce choix.
Félix est un homme atypique. Il est à l’image de l’homme du nord,
vaillant et travailleur, jamais dans l’apparence ou le faste. Bien que
fortuné, ici aucune exubérance, aucune fioriture mais du travail et du
bon sens. Si les ancêtres des Azcona étaient Auvergnats cela
n’étonnerait personne. La finca fut bâtie en une dizaine d’années
sur un terrain plat et vide. La totalité des matériaux utilisés
provient de la récupération des différents chantiers de la famille.
Ainsi la plaza de tienta est issue de l’ancienne arène de
Vitoria, les pierres utilisées pour la construction de la salle de
réception viennent également de cette plaza où on peut encore
lire les numéros des assises. La cheminée n’est autre que la porte
d’entrée de l’ancienne prison de Pampelune, les barrières d’un des cercados viennent d’un parc de Valladolid et ainsi de suite. Faite de bric et de broc, la finca
n’est pas pour autant un grand bazar, tout est soigné donnant lieu à un
ensemble totalement farfelue et atypique. Si la première raison pour
laquelle Félix Azcona a créé un élevage est son afición, la seconde et non moins essentielle est la famille. Ses deux filles, Yolanda et Beatriz, jouissent de la même afición
et le père de famille a vu dans l’affaire un projet pour se rassembler
au quotidien. Quoi de plus beau que de travailler dans ce que l’on aime
avec ceux que l’on aime ? Et cela aucune fortune ne peut vous l’offrir
fait remarquer Félix."
Si vous voulez lire la suite le lien est ici.






































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