BORDEAUX la justice

 


Parties visiter Bordeaux, nous ne pouvions pas manquer ce si beau Palais de Justice. Une fois dedans, nous voilà à sympathiser avec un policier, grâce à nos origines landaises communes. Il nous a même fait traverser tout le bâtiment pour nous montrer les antiques salles du Palais Thiac, aujourd'hui Cours d'Appel de Bordeaux. Vous pouvez y aller aussi, en laissant vos objets contondants à l'accueil!


Le toit du Palais de Justice, de forme ondulée, est posé entièrement au dessus des volumes, tel un parapluie protecteur et unificateur. Marc Saboya indique qu'il place dans un horizon de paix la vibration des légitimités qui s'affrontent. 
La façade en verre. Symboliquement cette façade traduit la lisibilité de l'action de justice. Rogers disait que l'idée est de faie en sorte que les gens ne considèrent pas ces édifices sommes intimidant, effrayants. Dans cette idée de transparence de la justice, les bureaux du tribunal judiciaire sont en grande partie vitrée, montrant ainsi la justice en action. 



Né en 1957, Pascal Convert est plasticien et auteur de films documentaires. Au titre du 1% artistique au Tribunal Judiciaire de Bordeaux, il réalise la cloche en cuivre qui est désormais placée dans le grand vide central. 
Marc Saboya, professeur à l'université Bordeaux Montaigne, voit la cloche comme un lien avec l'histoire de la Justice qui appelait à la messe sous l'Ancien Régime, mais aussi avec la Grosse Cloche de Bordeaux, ancien beffroi qui protégeait la maison des Jurats et signait l'indépendance de la cité.
Pascal Convert, l'artiste, y perçoit une idée de la communauté, la suspension du temps, le travail de la conscience, la lente élaboration du juste. 

Contrairement à la façade en verre, les salles d'audience sont des coques totalement opaques, favorisant l'intimité du procès. 
La forme est inspirée des cuves vinicoles. Le choix du bois et de la rondeur de ces salles évoque un aspect chaleureux et doux en contradiction avec une Justice répressive. Richard Rogers (l'architecte) avait la volonté de briser le rectangle et intégrer la complexité de l'environnement. 
L'intérieur des salles est dominé par la lumière zénithale du ciel, symbole d'une justice éclairée lors des audiences. 
A l'abri des bruits extérieurs et dotées de d'une excellente acoustique, ces coques visibles au loin sont le symbole du Tribunal Judiciaire. 

 








 

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