mercredi 31 août 2016

Très bons moments de tauromachie lors de la concours de Saint Perdon

Dimanche 28 Août 2016, Arènes du Plumaçon
Novillada concours des Fêtes de Saint Perdon.

Photos des Maestros Laurent Larroque et Romain Tastet

Sont sortis par ordre d’ancienneté   6 novillos de Pinto Barreiros (faible et décasté), Murteira Grave (faible et décasté), Miguel Zaballos (noble mais faible), Pedraza de Yeltès (supérieur, très brave et très encasté), Aurelio Hernando (Intéressant, brave et encasté qui est allé à mas malgré un mauvais tercio de piques), Coquilla de Sanchez Arjona (manso) pour
Diego Carretero : silence, deux oreilles
 Luis David Adame : silence, salut après deux avis
Juanito : silence après un avis, silence
Vuelta au novillo de Pedraza de Yeltès
Le ganadero et le mayoral ont accompagné Diego Carretero dans sa vuelta
15 piques, une chute. Cavalerie Heyral dont les chevaux ont contribué à la bonne tenue des tercios de piques  (quand les piqueros voulaient bien s’appliquer)
1/3 d’arènes
 C’est le novillo de Pedraza de Yeltès qui est déclaré vainqueur de la novillada concours.
Sortie en triomphe de Diego Carretero et du mayoral de Pedraza de Yeltès



A Dax, les romains débarquent tous les ans au mois d’Août. A Mont de Marsan, ce sont les irréductibles gaulois de Saint Perdon qui envahissent les arènes du Plumaçon. Ils y organisent la course de toros la plus torista de la temporada de la capitale des Landes.
Après une édition 2015 qui nous avait laissés sur notre faim côté toros, la novillada concours de 2016 a apporté beaucoup de satisfaction aux spectateurs présents.
Les deux premiers utreros lusitaniens de Pinto Barreiros et Murteira Grave  seront vite oubliés. Ils ont manqué tous les deux de force et de race. Pour le premier élevage, qui a toujours été compliqué et inégal de comportement, cela peut se comprendre. Pour le second, autrefois nommés les Miuras portugais, venant après le lot faible et décasté de Mugron, c’est plus inquiétant. L’éleveur a voulu injecter du sang Domecq et a perdu ce qui faisait  l’essence de cet encaste. Tous les Saltillos sont cardenos et bien non, il y en a des noirs chez Miguel Zaballos. Le troisième novillo de ce fer manque un peu de présentation, Même si on est sur un encaste qui produit naturellement, dans le type, des toros petits et d’autres plus costauds,  le Zaballos manque un peu de trapio. Il sera noble et faible.
A partir du quatrième, le concours va vraiment démarré. Dommage que le novillo de Pedraza de Yeltès et celui d’Aurelio Hernando n’aient pas pu combattre à armes égales. Le premier très bien piqué a été mis  en évidence par un novillero, Diego Carretero, volontaire et appliqué et l’autre, piqué n’importe comment , a été victime d’un non lidia par un novillero qui n’en avait rien à faire et qui de plus est une des arnaques de l’été. Le cadet des Adame se comporte comme un vieux briscard qui ne s’investit que dans les grandes arènes et qui vient toucher le cachet dans les autres.
Moins bien servi par le sorteo, Juanito a laissé entrevoir des principes surtout avec la main gauche.  Il sera à suivre lors de la prochaine temporada.

Le tercio de piques est un moment clé d’une novillada concours. Les trois premiers utreros ont pris deux piques et les suivants les trois nécessaires pour prétendre au titre.
La cavalerie de Philippe Heyral a tenu son rôle avec professionnalisme favorisant l’exécution du tercio et permettant l’expression des qualités du toro quand il en avait et que les cavaliers faisaient correctement leur office. Côté piqueros seul Ramon Flores Garcia a piqué correctement, un carton rouge au second qui a monté la puya à l’envers et au cinquième qui a besoin de cours de rattrapage en matière d’anatomie bovine.

 Abalido, ganaderia Pinto Barreiros, n° 9, 09/2012) est un colorado dans le type de l’élevage..

 Il est difficile à fixer, et il prend le dessus sur Diego Carretero à la cape. 

Le novillero place le toro une première fois sur le cercle, puis la seconde au 2/3 de la piste. Diego  .Le novillo charge sans conviction et prend deux piques traseras. 

Le toro est manso.   Il est moins compliqué à gauche  Carretero toréé avec application, les deux premières séries permettent d’évaluer la mansedumbre du toro qui  charge pour se défendre avec une certaine violence côté droit.   

A la troisième série, le bicho devient soso et va rapidement à menos. Le novillero n’arrivera ni à régler la corne droite, ni à donner de l’émotion à son trasteo. Le toro tombe après un pinchazo et une entière bien portée mais longue à faire effet.

Volandero, ganaderia Murteira Grave, n°111,03/1013 est hors type de l’élevage (haut et léger). 

Il est lui aussi difficile à fixer à la cape. 

Il prendra deux piques en partant des 2/3 du ruedo. Il pousse à la première, mise sur le côté, et obtient une chute.  Il vient au pas pour la seconde, trasera,  et pousse. 


 Le torero demande et obtient le changement de tercio. Ce n’est pas dans l’esprit d’une concours mais vu la suite des évènements cela n’a pas eu d’importance. Le toro est mauvais au troisième tercio. Parado dès la deuxième série, il s’éteint.

 Ce n’est pas la tauromachie prudente, pegapase et limite vulgaire de Luis David Adame qui va le rallumer. La faena s’éternise et indispose le public.  Le mexicain  tue très mal .d’un affreux golettazo atravesada

Montero,  Miguel Zaballos, n°2,01/2013  est un pur Saltillo, version petit format, avec une robe noire. 

Mal mis en suerte, il prend une première pique en mettant les reins.  Pour la seconde  il part des 2/3 du ruedo puis s’arrête à un mètre du cheval.  

Il finit par charger et pousse  Le président change le tercio sans lui donner la possibilité de se rattraper lors d’une troisième rencontre.  Juanito  torée dans l’esprit concours. Il fait t une série à droite et une série à gauche en début de faena. Il nous montre que le novillo est noble mais juste de force. 


Sa meilleure corne est la gauche.   Suivent deux bonnes séries puis le torero, un peu vert,   se fait déborder par un utrero qui va  à mas. Fin de faena brouillonne et épée défaillante prive le torero de récompense mais pas l’arrastre d’applaudissements.
 Alambrisco, Pedraza de Yeltès, n°05, 05/2013  est  colorado, broccho  et légèrement gacho. Il est dans le type des premiers Pedrazas qui ont fait le renom de l’élevage à Garlin et Saint Perdon. 

Comme par hasard, ce sera un très bon novillo. Il est bien mis en suerte par Carretero  qui a vu tout de suite ses qualités. Trois fois il part du centre et pousse avec bravoure au contact du cheval. 


Le picador, Ramon Flores Garcia,  qui s’est mis au niveau de son adversaire est fort justement  applaudi à sa sortie du ruedo. Dès le tercio de banderilles, le toro va à mas. .  Diego Carretero se  croise, cite trois fois, à droite de loin. Très encasté, Le toro s’élance avec alegria et suit en humiliant et permet au torero d’enchaîner et d’allonger de superbes derechazos. Il y a de l’émotion en piste et sur les gradins.

On peut regretter que la première série de naturelles ne soit pas donnée plus tôt Le torero cite à gauche un toro qui accuse un peu, et c’est normal, le contrecoup de son alegria lors des premières séries. 

La fin de faena est un ton en dessous de l’exceptionnel début mais reste d’un excellent niveau. Carretero, proche de triompher  tue d’une épée, très sincère,  un peu en avant et   très efficace.  Grande vuelta et ovation d’adieux  pour le superbe novillo et   jeune torero, qui a coupé deux oreilles, invite Martin Uranga, le ganadero, et le mayoral  à l’accompagner dans sa vuelta
.
 Almendro, Aurelio Hernando, n°22, 03/2013  est superbe. Dans le type Veragua, charpenté, tout en muscle, il est le mieux présenté de ce concours. 


Il part trois fois du centre et prend avec bravoure trois piques sérieuses en poussant. Malheureusement, le picador, maladroit ou incompétent, pique en arrière, dans l’épaule voire dans le flanc.


 Il saccage un excellent novillo qui malgré ce traitement de défaveur gardera du moral. Il ira à mas jusqu’au bout de ses possibilités physiques. Mieux piqué et mieux toréé, il aurait pu prétendre lui aussi à remporter la compétition.  Après un début à la Castella, , Luis David Adame  enchaine des séries à droite et à gauche en étant fuera de cacho. Au lieu de mettre en évidence les qualités du novillo, il se la joue perso, étouffe la charge de l’Aurelio Hernando. 

Malgré cette non lidia, le toro va à mas et le torero finit par, et ce sera la fin de la vraie faena,   réaliser une très bonne série de derechazos. Prenant le public pour des béotiens, Adame rajoute, pour soutirer un triomphe à bon compte  deux séries « encimistes » de trop que le novillo ne suit pas. Il énerve une bonne partie des aficionados présents Le premier avis tombe  avant la première estocade et le second après une épée de travers et en avant.  Le salut; motu proprio,  du torero est forcé  alors que l’Aurelio Hernando est ovationné à l’arrastre.  

Escribano, Coquilla de Sanchez Arjona, n°41, 02/2013  est   coquilla pour le tamaño mais est  moins dans le type au niveau des cornes développées et astifinas. 

Il n’écrira pas une page mémorable dans le livre d’or de la ganaderia. Il est manso. 

Il  part  du centre  trois fois du centre mais se défend sous le fer  et fait sonner les étriers. Rapidement tardo et querencioso, .il  manque de race et est compliqué. 

Juanito fait ce qu’il peut, s’applique et arrive à tirer quelques muletazos de ma main gauche. Il y a du potentiel chez ce garçon  et il pourrait jouer un rôle important dans l’escalafon l’an prochain.et il pourrait bien pour essayer de tirer des passes.  Dommage qu’il tue mal ce qui le prive de trophées.
Après une intéressante édition 2016, il reste à la tribu de Pascal d’en tirer les conclusions.  Côté bétail, l’option de faire appel à des encastes très différentes est à maintenir en gardant certains des élevages de cette année et allant chercher au campo des élevages moins connus. Côté toreros, l’intégration d’une figurita n’est pas à renouveler. Ce sont les deux toreros, les moins côtés, qui se sont le plus investis.
Par contre, il reste un point sur lequel,  l’équipe de la Muleta doit continuer à faire des progrès, c’est l’éradication des antis. Ils sont de moins en moins nombreux,  toujours aussi ridicules. Bien que mis dans des enclos loin des arènes, certains se sont approchés des arènes pour filmer le public présent. Puissent-ils avoir eu , en ces lieux chargés d’Aficion Taurine,  la révélation de leurs erreurs. S’il ne pouvait plus en rester qu’une l’an prochain, ce serait bien. Nous serions tranquilles et  leur montrer à nos enfants la dernière des mohicans, nous éviterait d’avoir à les convaincre   qu’il y a eu des gens suffisamment c…s pour croire qu’ils, pourraient imposer leur idéologie, tel les djihadistes de la cause animale dans un monde où tant d’êtres humains souffrent.


En conclusion, Pascal, Patrick, Jean Louis, Marie, Michel et les autres ; bravo, merci et continuez !


Thierry Reboul

mercredi 24 août 2016

Mimizan / Maubourguet: L'air des Pyrénées réussit mieux aux toros que la brise marine.

(photos de Christian Sirvins)

Difficile de comparer Mimizan et Maubourguet, une corrida et une non piquée,  par contre la passion et l’abnégation qui animent les membres des deux clubs taurins est la même.  La qualité de l’accueil et la gentillesse est aussi un point commun entre les deux placitas. Ce weekend, les landais ont bien rempli  leurs arènes pour une corrida décevante, les pyrénéens ont enregistré une entrée moyenne  pour voir trois jeunes toreros affronter un très grand lot de Coquillas de Sanchez Arjona.  La tauromachie n’est pas une science exacte, ni un long fleuve tranquille pour les organisateurs L’important est de ne pas se décourager et de continuer dans la voie choisie. 
Côté antis, les deux arènes ont souffert par le passé du comportement de « petites frappes » des animalistes. A Maubourguet, ils sont aux abonnés absents. A Mimizan, parqués suffisamment loin des arènes pour ne pas nous gêner, ils sont un petit groupe totalement transparent. Il est vrai que le prix des amendes et les honoraires des avocats ont suffisamment grevé leur budget et les incitent à limiter leurs déplacements.
Des toros au bord de l’Atlantique
A Mimizan sont sortis sept toros (sobrero compris) de la famille Yonnet représentée au paseo par Charlotte. Tous biens présentés, ils ont fait preuve, à l’exception du sixième, d’une faiblesse maladive. Ils étaient handicapés au niveau du train arrière et manquaient en plus de force. Après des entrées en piste spectaculaires, ils se calmaient et réduisaient leur charge avant même d’être piqués. Ils étaient nobles mais pour la plupart incapables de supporter même une faena à mi hauteur.
 Ils auraient des tous êtres remplacés, mais cela n’est pas possible. Seul le second, du fer de Christophe, dont le handicap s’est transformé en paralysie après une incursion dans le callejon,  a été substitué par un exemplaire du même fer.
 La corrida a commencé avec trente minutes de retard mais on ne doit pas le reprocher aux organisateurs. Il a fallu attendre le chirurgien, bloqué dans un embouteillage et on ne joue pas avec la sécurité des toreros.  Juste un petit reproche côté organisation, le tracé délimitant la zone de piques  n’a jamais été refait  et est devenu « illisible » à partir du quatrième toro.
Je m’attendais à voir Morenito de Aranda en roue libre. Ce ne fut pas le cas. Malgré le peu de possibilités de ses adversaires, il s’est efforcé de toréer avec application et une sincérité qu’on ne lui connait pas toujours.
Son premier toro, le seul qui manquera de trapio, fait illusion en poussant à la première pique. La seconde est administrée pour la forme. Avec « métier », il entreprend le Yonnet par le haut et arrive en le soutenant à tirer une très bonne troisième série de derechazos.  C’est tout ce que supportera, malgré un fond de noblesse certain, le bicho devient soso puis  éteint.  Morenito abrège et tue mal en prenant le périphérique.
Le quatrième est quasi invalide. Il est épargné au cheval.  Morenito utilise la muleta, plus comme une béquille que comme un leurre. Rien n’y fait et le toro tombe à plusieurs reprises. Le torero clôt les débats par trois entrées à matar « périphériques ». Le toro est sifflé à l’arrastre.

Prévoyant ou chanceux Pepe Moral profitera des seuls moments où ses deux toros auront un peu de charge pour leur tirer, à chacun, une très bonne série à la cape. Il arrachera au public les seuls « olés » de l’après-midi. Son premier adversaire saute dans le callejon, casse un peu de matériel photographique. Revenu en piste, il se paralyse presque immédiatement du train arrière. Complètement invalide ; il  est puntillé   Le sobrero prend une pique en poussant, sort seul de la seconde. Dès les banderilles, il est tardo et se décompose. Le torero essaie d’arracher quelques passes à un toro sans charge. L’émotion de Dax 2015 est bien loin. Le sévillan abrège rapidement en prenant le minimum de risques.
Le cinquième est un invalide qui est incapable de suivre la muleta. Pepe Moral plie, à juste titre, rapidement les trastos et, c’était à la mode ce jour à Mimizan, fait un détour pour tuer. Le toro est sifflé à l’arrastre.
Thomas Dufau, pour son dernier contrat 2016, a touché les deux toros qui offraient le plus de possibilités. Il n’a pas fait grand-chose du troisième et est passé à côté du sixième  qui avait le plus de charge.  
Le troisième est juste de force. Il a une charge courte et chute à plusieurs reprises. Toréé à mi hauteur, il aurait peut être permis une autre faena.  Dufau essaie de réchauffer le public par des séries trémendistes, mais la température redescend au moment de la mise à mort approximative.
Le sixième est le seul toro « valide » du lot. Il est coincé par le picador pour une carioca  que laisse faire le torero.  S’il avait voulu faire piquer après la sonnerie, Thomas Dufau ne s’y serait pas pris autrement. Il le met en suerte et le laisse filer pour une pique inutile, après que les trompettes ont sonné le changement de tercio. Le toro est noble. Il a une bonne corne gauche. Le torero bâtit une faena essentiellement droitière très « lointaine » et marginale. Il fait un pasito atras à chaque passe. On est très loin du torero  vu à la Madeleine. Le public, frustré de ne pas avoir vibré, se laisse faire et obtient une oreille après une faena très décevante et en dessous de ce que permettait le Yonnet, dommage et inquiétant…………
Corrida à oublier, et du travail pour Charlotte Yonnet, problème alimentaire ou, plus grave génétique, il va falloir en identifier les causes et trouver des solutions si on ne veut pas voir disparaitre  la plus ancienne ganaderia de toros bravos française.
Pour les statisticiens,  ci-dessous la fiche technique
Arènes de Mimizan, corrida des Fêtes 2016
5 toros d’Hubert Yonnet et un de Christophe Yonnet (2 bis qui a remplacé le titulaire du même fer  totalement invalide) bien présentés et armés mais très faibles. Seul le dernier plus solide a donné du jeu et permis une faena.
Morenito d’Aranda : un avis et silence, un avis et silence
Pepe Moral : silence, silence
Thomas Dufau : silence, une oreille
Dix piques et picotazos
Cavalerie Bonijol
Agréable météo maritime
Entrée : trois quarts d’arène
La course a commencé avec trente minutes de retard, le chirurgien étant bloqué dans des embouteillages.

Des erales de grande classe au pied des Pyrénées
Les Coquillas se font rares depuis que les grands théoriciens du torerisme ont décrété que hors Domecq point de salut et que ceux du torisme ont exigé  que les toros soient lourds et très armés.

Heureusement que quelques romantiques continuent à les élever et quelques acharnés à les programmer. Depuis trois ans, que ce soit à Saint Sever, Aire, Parentis et aujourd’hui à Maubourguet , les bichos de cette encaste ont offert des possibilités aux toreros et donné satisfaction aux aficionados présents sur les gradins. Seul fausse note le novillo qui est sorti en 2015 à Saint Perdon,   trop handicapé par sa faiblesse.
Les pupilles de Sanchez Arjona sortis, ce dimanche, à Maubourguet sont morts bouche fermée, sans avoir fléchi. Bien présentés, encastés, ils répondaient à tous les cites, partant de loin ; humiliant et répétant dans les capes et les muletas. A l’exception du cinquième, un peu plus compliqué , ils se laissaient toréer et pardonnaient les erreurs des matadors et des peones.
Idéaux pour les toreros, intéressants pour les aficionados et ceux qui découvraient la corrida, on se demande bien pourquoi certains ne veulent pas entendre parler de cet encaste, surtout en non piquées. Tous les erales ont été applaudis à l’arrastre.
Carlos Olsina manque de métier. Il découvrait les Coquillas et s’est parfois laissé déborder.
Le premier est encasté et noble. 

En début de faena, il vient avec franchise et permet au jeune biterrois de réaliser de bonnes séries à droite. Il lui faudra juste toréer moins cassé en deux surtout  quand il allonge, ce qu’il fait bien, la charge du novillo.

 Il manque encore de poder et l’eral prend le dessus. Débordé sur certaines passes, le torero a du mal à tirer quelque chose côté gauche où le coquilla est plus compliqué.  Carlos tue mal et doit se contenter de saluer.
Le quatrième est exigeant. Le jeune novillero aura du mal à trouver le sitio et ne baissera pas assez la main.  Sauf sur une série, où il fait humilier le bicho, il a du mal à s’imposer et se fait accrocher la muleta. Olsina fixe avec difficulté le Sanchez Arjona , tue mal après être passé à côté d’un bon novillo.

Le second  a de la fixité tout en étant encasté, noble et exigeant. 

Baptiste Cissé, peu croisé et un peu électrique,a du mal en début de faena à canaliser la charge du novillo qui le prend de vitesse sur les premières séries à la muleta. 

En toréant à mi hauteur, il finit par régler la charge du toro et à plus templer ses passes. Il termine par de bonnes séries de derechazos et coupe une oreille après une estocade efficace.
Le cinquième est compliqué. Il est costaud et a plus de genio que de bravoure. Aux banderilles, il est violent et coupe le terrain.


 Baptiste le double bien. A gauche, il arrive à canaliser le toro et tire de bonnes séries de naturelles avec une très belle passe en fin de faena.

 Il doit se contenter d’une vuelta après une mise à mort difficile.

Le troisième est encasté, lui aussi.  Exigeant, après un bon tercio de banderilles, il déborde Rafi. Le nîmois n’arriva pas à s’imposer et à maîtriser la caste du bicho. Il se fait accrocher la muleta à plusieurs reprises. 

On retiendra d’une faena brouillonne, deux bonnes séries à gauche à la moitié et à la fin de la faena. Très en dessous des possibilités de l’eral, Rafi a de gros soucis avec les aciers. . Il s’octroie quand même une vuelta malgré un grand nombre de descabellos (sic). Dommage car le toro  offrait et permettait mieux.
Le sixième sera le meilleur novillo de la course. Très encasté et noble, il ira à mas. 


Rafi réalise une bonne faena profitant des qualités de noblesse, répétition  de l’eral tout en restant en dessous des possibilités offertes. Son travail est appliqué mais sans émotion  artistique, alors que le Coquilla a les qualités pour donner une autre dimension à la faena. Rafi s’engage et met une demie verticale et coupe une oreille.  Le novillo fait une vuelta très méritée, tout comme l’est le salut du ganadero à l’issue de la course.

Les novilleros applaudis en quittant la piste, ont probablement plus appris, ou apprendront plus en analysant leur course, qu’en plusieurs après-midi de carreton ou de Domecq.
Les aficionados sont eux impatients de voir le comportement du Coquilla de Sanchez Arjona qui sera toréé par Juanito lors de la novillada concours de saint Perdon.
Toujours pour les fans de statistiques
Arènes de Maubourguet, novillada non piquée des Fêtes 2016
6 erales de Coquillas de Sanchez Arjona, bien présentés, très encastés, nobles et offrant beaucoup de possibilités pour
Carlos Olsina : un avis et salut, un avis et silence
Baptiste Cissé : une oreille, vuelta
Rafi : un avis et vuelta, une oreille
Vuelta au sixième eral
Salut du ganadero à l’issue de la course
Président Roland Bruno (Aire sur Adour)
Température estivale
600 personnes.

En conclusion  d’un week-end très contrasté, on peut se demander qui aura le plus de travail l’an prochain, les mimizannais pour faire oublier la faiblesse des toros ou ceux de Maubourguet pour retrouver des erales aussi encastés que les Coquillas de Sanchez Arjona.
En attendant d’avoir la réponse, l’an prochain, rendez vous, sauf pour les antis, dimanche au Plumaçon pour la novillada concours de Saint Perdon


Thierry Reboul

vendredi 19 août 2016

MANIFESTATION DE DEFENSE DES CHASSES TRADITIONNELLES


Les Maires des Landes dans leur ensemble soutenaient le mouvement
(même ceux qui étaient en vacances)



Du monde, loin, loin, loin...







Lou Jean de Buros et la relève


Richard Milian représentait la tauromachie




La manifestation d'aujourd'hui, vendredi 19 août 16 devant la Préfecture visait plus particulièrement la défense des chasses du bruan-ortolan et celle du pinson. Mais dans les discours et dans la foule, tout le monde était uni pour les traditions : les chasseurs bien sûr, la course landaise, la tauromachie, les échassiers (humains, pas les oiseaux), les agriculteurs (car les anti-tout veulent aussi interdire le gavage), les pêcheurs, bref c'est toutes les Landes qui s'était donnée rendez-vous devant la Préfecture.
Tandis qu'une délégation était reçue par le Préfet, diverses personnes se sont succédées pour haranguer la foule avec plus ou moins de fougue. L'un a évoqué la chasse au Pokémon, ancrée elle dans quelle tradition? Puis Albert Camus fut chargé d'élever le débat : "plutôt mourir debout que vivre à genoux", ainsi que François Mitterrand "un peuple qui perd son histoire perd son identité" tandis que le discours final c'est résumé à "nous sommes les Landes, nous sommes la ruralité"
En espérant que le Préfet nous entende!

Les Chroniques du Moun dans leur ensemble soutiennent les chasses traditionnelles, les traditions, la pêche, la corrida, la course landaise, mange de la viande, se chausse de cuir (le plastoc ça fait les pieds qui puent)