jeudi 30 mars 2017

HOMMAGE D'AVANT XL

Quand on disait que l'ancien logo était inspiré des sourcils d'Henri Emmanuelli...


lundi 27 mars 2017

BOUS AL CARRER A LOS TOROS

La Peña Taurine A Los Toros, désireuse de promouvoir et de faire découvrir toute les formes de tauromachies - notamment celles où le TORO est roi - est heureuse de pouvoir vous proposer la venue de l'aficionado spécialiste des fêtes taurines du Levant :

Florent LUCAS 

le samedi 01 avril 2017, pour une conférence intitulée :   

BOUS AL CARRER,
VOYAGE AU CŒUR DES TAUROMACHIES
POPULAIRES VALENCIENNES.

Au programme, l'histoire de ces traditions (ou ce que l'on en sait), quelques chiffres et statistiques pour se faire une idée de l'importance de ces festivités dans la société de Valencia, les principales dates de la saison, les élevages autochtones, les particularismes locaux, des anecdotes et... toutes vos questions sur ces pratiques, leur place dans le paysage social et politique, leur futur !

L'exposé des différents jeux taurins de la zone et des ambiances villageoises sera illustré de nombreuses photos de l'intervenant.


Samedi 01 avril 2017. 19H30.
Entrée Libre.
Ouverture des portes au public dès 19h00.
Venez nombreux !

DES NOUVELLES DE JP JULLIAN

Après le départ de César, et celui récent de Manolo, on s'inquiète pour le dernier pachyderme landais.



dimanche 26 mars 2017

SOURIGUES MAIS C'EST PAS GRAVE


Alain Sourigues, libéré de sa guitare par la présence de Jules Thévenot et Jean-Michel Martineau, plus un batteur que je n'avais jamais vu, a pu se démener sur toute la scène, qui du coup paraissait bien petite pour les déambulations chorégraphiques du chanteur-acteur-interprète.
A la première chanson j'ai été décoiffée par le son puissant qui émanait des trois musiciens. Quand on a l'habitude des concerts feutrés accompagnés d'une seule guitare, cela surprend!
Passé la première surprise, j'ai retrouvé le Alain Sourigues de toujours, jonglant avec les mots, apostrophant le public, voire même chaussant des gants de boxe!
Un concert très agréable, dans une salle hélas remplie qu'au deux-tiers, que le chanteur à domicile a occupée, allant même jusqu'à courir jusqu'au fond!
Mes amis, qui ne connaissait pas le chanteur montois, ont été très agréablement surpris, et ont acheté les disques à la sortie.
Vu le nombre de chansons nouvelles, je pense qu'un nouveau disque pourrait peut-être voir le jour?
J'adhère déjà à l'idée de souscription!







"mais c'est pas grave" est le titre du spectacle !

samedi 25 mars 2017

Novillada de Samadet : des toreros, oui; des toros, non

Arènes de Samadet, dimanche 19 mars
Novillada de la Féria de la Faïence
photos Nicolas Couffignal
5 novillos d’Ignacio Lopez Chavès manquant de force et de race et un sobrero (1er bis) d’Alma Serena pour
Andy Younès : silence, deux oreilles
Tibo Garcia : une oreille, deux oreilles
Adrien Salenc : une oreille, un avis et silence
2 piques et cinq picotazos, après-midi tranquille pour la cavalerie Bonijol
8/10ème d’arènes
A l’issue du paseo un émouvant hommage à été rendu à un grand Monsieur,  Philippe Cuillé co-organisateur avec Didier Cabanis et la Peña Al Violin de cette novillada et récemment décédé.

Cette novillada de la Féria de Samadet 2017, Philippe Cuillé, l’a regardé depuis la barrera céleste. Il a dû être touché par l’hommage qui lui a été rendu avec une minute d’applaudissements au son de la Messe Sévillane jouée par ses amis de la Peña Al Violin.
Il a probablement apprécié la prestation des trois novilleros français qui dans des styles divers ont donné de l’intérêt à cette course. Il a été, comme les aficionados présents, déçus par la présentation et le comportement des novillos d’Ignacio Lopes Chaves.
Côté bétail, on était loin de l’excellent lot de Salayero y Brandès sortis en 2016 dans cette placita.
Cette course est sortie avec peu de tête, mais c’est le type de la ganaderia. Là où organisateurs et public sont en droit de râler c’est sur la « minceur » des novillos. On est à la sortie de l’hiver et les novillos doivent avoir été préparés avec plus d’attention. Cela n’a probablement pas été le cas et les utreros sont sortis faibles car malgré leur charpente, ils manquaient de volume donc forcément de force.
Des toros en bonne condition, auraient probablement supporté d’être  embarqués la veille de la course et débarqués directement du camion. Mais ce mode de transport combiné au manque de préparation a fait que les bichos, bien qu’économisés à la pique, ont chuté à plusieurs reprises. A cette faiblesse s’est ajouté un manque de caste qui aurait pu faire sombrer la tarde et le public dans  l’ennui. Heureusement que les qualités, les personnalités des trois novilleros, et la competencia qui s’installe entre eux ont sauvé la novillada du désastre. 


Le premier novillo, à peine sorti en piste, heurte de plein fouet, l’angle d’un burladero. KO, il reste au tapis de longs instants avant de se relever pour tituber et tomber à plusieurs reprises. Le mouchoir vert est sorti. Devant l’impossibilité de faire remonter, en sécurité, le novillo dans le camion, Andy Younès l’estoque sans faena.
En sobrero sort un joli bicho, le mieux présenté de la tarde, d’Alma Serena. Mal piqué il prend deux piques en poussant. Après deux cariocas, il sort affaibli de ce premiers tiers.
Le novillo a un fond de noblesse mais il manque trop de forces. Andy Younès doit arracher les passes une à une à un animal qui se garde de plus en plus. De ce fait la faena manque d’intérêt et de transmission. Andy la conclut d’une entière habile et efficace.
Le quatrième fait une vuelta de campana à sa sortie en piste. Il est comme les autres faibles et rencontre la cavalerie pour la forme.  Le torero provençal débute avec la muleta à la manière de Castella, mais l’émotion est « limitée » car le Lopes Chavès chute.  La faena, qui s’en suit, est élégante mêlant les  références à Roca Rey et au torero biterrois. Mais le torero compose et travaille l’attitude plus qu’il ne pèse sur l’animal et se fait accrocher.  Je goute peu cette tauromachie « moderne » adaptée à la faiblesse du ganado actuel, même si le torero s’expose et fait preuve d’une certaine classe dans la réalisation des passes. Il manque pour moi l’émotion créé par la présence d’un toro avec au moins de la force à défaut de caste. Le public, donc les fans du torero, lui apprécie. Comme l’estocade, engagée celle-ci, est efficace, Andy s’ouvre la Puerta Grande en coupant deux oreilles.


Tibo Garcia a débuté et triomphé l’an passé dans la Monumentale de la Faïence. Dès trois novilleros, il est celui qui galère le plus pour avoir des contrats. Je ne l’avais pas revu depuis son après-midi difficile face aux compliqués novillos de Saltillo et Valdellan  d’Aire sur Adour. 
Conseillé par Jean Marie Bourret, il a fait beaucoup de progrès. Il a gagné en sérénité et surtout en capacité à transmettre
Son premier novillo est noble mais faible. Économisé à la pique, il ne tient pas debout en début de faena et charge par à coup et chute à plusieurs reprises.  Tibo toréé en douceur, avec même du temple. Malgré des séries élégantes la faena transmet peu d’émotion par manque d’opposition. L’estocade entière et tombée est efficace et le torero de Tarascon coupe la première oreille de l’après-midi.
Le cinquième est lui aussi faible mais un peu plus solide que ses congénères. Malheureusement, il est totalement décasté. Après une bonne série de derechazos à mi hauteur, Tibo met la pression sur le toro et l’oblige pour une bonne série à droite. Ne supportant pas la contrainte, le Lopes Chavès part dans les tablas et y prend querencia.
Le novillero va le toréer dans ce terrain parallèlement  aux planches. Avec beaucoup de temple et de finesse, il construit une très belle faena, élégante relâchée et qui transmet au public, dommage que ce soit dans le terrain des planches face à un novillo sans race,  L’estocade, entière et en avant, est rapide d’effet et Tibo coupe deux oreilles. Le jeune garçon a franchi un pallier et devrait se positionner parmi les meilleurs novilleros en activité,  à condition d’avoir des contrats.


Adrien Salenc a certes été le moins bien servi de l’après-midi, mais il a semblé à court de compétition. Son premier novillo, plutôt laid, est faible. Après une réception à la cape en recherchant l’effet spectaculaire, Adrien toréé avec plus de profondeur en donnant un très bon quite par chicuelinas. La première série de derechazos laisse augurer d’une bonne faena. Malheureusement la seconde manque de poder et le torero se fait accrocher à la troisième.  Adrien pèse peu sur un novillo qui se décompose rapidement. La faena va à menos. L’estocade engagée et efficace permet au jeune torero de couper une oreille.
Le sixième, haut et maigre, chute avant même d’avoir pris une pique.  Décidé, le novillero commence la faena de rodillas mais le toro tombe à la troisième passe. En plus d’être faible, le bicho manque totalement de race. Il se décompose très vite et ne permet pas grand-chose au novillero. Adrien porte une estocade entière, mais il doit s’y reprendre à quatre fois avec le descabello.
On retrouvera les trois garçons à Arles pour la novillada de la Féria en espérant que le bétail, français, offrira plus d’opportunité.

Les fans club des trois toreros sont extrêmement sympathiques. Il est normal qu’ils essayent de forcer la main pour obtenir une récompense pour leur chouchou. Il est anormal que la présidence cède systématiquement à leur demande. Il y a deux ans, Pascal Darquié avait résisté à la pression du fan club d’Alvaro Garcia. Le président du jour n’a pas eu cette force de caractère.

Devant les arènes, dix antis toujours aussi ridicules, insultaient les aficionados. A leur tête, toujours la même imbécile, dont la nymphomanie ne semble pas avoir été guérie. Il est probable que ses propos qui frôlent le harcèlement vont lui valoir, si elle continue, une nouvelle convocation au poste de police de Mont de Marsan.



Le matin, une Fiesta Campera, a permis aux élèves de l’Ecole Taurine Adour Aficion de s’entraîner face à d’intéressants anojos et anoja de Michel Agruna d’origine Santa Coloma par Granier. Clément, Yon et Dorian ont pu parfaire leur préparation pour leurs débuts en non piquée à Mugron, le lundi de Pâques.

Prochain rendez vous taurin, le 02 Avril à Gamarde.

Thierry Reboul


L'ADIEU AUX LANDES



Pour la première fois dans les Chroniques du Moun, un reportage tout en captures d'images du film tourné en direct par le Département.



Le cercueil a  été déposé devant le bouquet de 287 roses (une rose par député socialiste de l'assemblée), puis la banda a joué "Vino griego".
Marie Lafitte, présidente des jeunes socialistes, a fait un discours plein d'émotion, où elle a cité la chanson de Joseph Kessel et Maurice Druon : "ami si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place", et dit que la mort c'était trop con, cela nous faisait dire trop tard aux gens qu'on aime qu'on les aime.




 La famille, Antonia, Laeticia, Antoine.



 Xavier Fortinon a évoqué l'homme dont on disait qu'il était de l'acier dont on forgeait les glaives, celui qui n'avait "pas d'état d'âme, que des états de service."

 
La foule des anonymes, bien présente.

 

 Le Président de la République a parlé de Cyrano, auquel Henri Emmanuelli avait emprunté le panache et la répartie, qu'il était un combattant. Citant Jean Ferrat, il venait de la montagne où "ils avaient tous l'âme bien née", Mitterrand disait lui que c'était "un roc qui ne se laissait pas déplacer à la première bourrasque", qu'il pourfendait les pères-la-rigueur qui ne sont pas toujours des parangons de vertu (un message à F. Fillon?), qu'il était dogmatique parfois et pragmatique toujours.
Qu'il avait toujours lutté, debout, assis, puis allongé, mais jamais couché, phrase où l'émotion était audible dans la voix de François Hollande.




 Après l'Agur Jaunak et l'Encantada, Henri Emmanuelli
s'en est allé pour une cérémonie privée vers son ultime demeure.





 

 Dehors le parking avec les écrans géants était vide, un écran place de la mairie eu été plus judicieux.



toutes les vidéos sont sur la page du Département

dimanche 19 mars 2017

PATIENTS

Grand Corps Malade - Mehdi Idir

Ben se réveille à l’hôpital. Dans le flou il voit ses parents lui dire que l'opération s'est bien passée. Il est bientôt transféré dans un centre de rééducation, où il faut bien réapprendre à vivre, entre les infirmiers, les infirmières, les kinés, la psy, les autres patients. Et de la patience il va en falloir.

Un magnifique film issu de l'histoire de Grand Corps Malade, et inspiré des différents témoignages qu'il a pu recueillir ou de scènes auquel il a assisté.
C'est drôle, c'est triste, c'est la vie !
Les acteurs sont tous épatants, à voir !

lundi 13 mars 2017

MONSIEUR & MADAME ADELMAN


Pour leur premier film Nicolas Bedos et Dora Tillier frappent fort et juste.
Ce récit d'une vie à deux pendant quarante cinq ans est tout simplement parfait, sans temps mort, joué avec drôlerie et tendresse.
Le héros, Victor, consulte un psy, Denis Podalydès, durant toute sa vie, et sa dernière scène est hilarante!
Dans le père de Victor à l'écran, Pierre Arditi, on ne peut s'empêcher de penser à Guy Bedos, au moins tout autant qu'en voyant Nicolas vieillissant. Jean-Pierre Lorit et Zabou complètent le casting.

A voir !!!

LE MAIRE DE ST PIERRE VA-T'IL SE RHABILLER?


jeudi 9 mars 2017

MONT DE MARSAN, la ville aux 1000 rues



Si on connaissait Le Moun sous l'appellation "ville aux trois rivières" voilà que l'on apprend qu'elle comporte également mille rues !
Vous pouvez imprimez le bon de commande et l'envoyer chez Alain Lafourcade, il se fera un plaisir de vous mettre son ouvrage de côté !
Bonne lecture !

ALLUMEZ LE FEU !


mercredi 8 mars 2017

ROCK'N ROLL

Guillaume Canet





Le début est très plaisant, avec Guillaume Canet se mettant en scène de façon plan-plan, avec sa mère qui l'attend devant l'ascenseur, et sa compagne qui l'attend en répétant des rôles.
Le pétage de plombs est très drôle aussi, avec les nuits improbables, les selfies, les vidéos qui tournent sur You-Tube, Johnny Halliday et Laeticia, Gilles Lellouche...
Et puis la dernière partie, très étrange, comme si Guillaume Canet avait voulu voir encore plus loin qu'une dépression. Il reste bien sûr des moment comique, mais cela laisse à réfléchir...
Peut-être était-ce là la volonté de l'acteur?
Si Guillaume Canet est bien dans son rôle, Marion Cotillard est extraordinaire !!!
A voir!

Par contre ce film ne passant pas aux Toiles, j'ai du aller au Club. Les loupiotes de chaque coté de la salle qui restent allumées pendant tout le film c'est très déplaisant, on dirait que ça s'allume et s'éteint au gré des mouvements de genoux des gens assis à droite et à gauche.

dimanche 5 mars 2017

Pontonx : sur La Fragua est forgé l’avenir de la tauromachie

Pontonx : sur La Fragua est forgé l’avenir de la tauromachie

Vidéos de Spyde Spide http://spide64.e-monsite.com/

Plus qu’une compétition, La Fragua est un temps de partage entre les différentes générations de toreros pour transmettre le flambeau entre les anciens et les nouveaux. Ce qui est parfois organisé en Espagne par des médias comme Canal Sur ou des grandes arènes comme Madrid, Séville , l’est en France sur les fonds privés d’un torero aidé par sa Peña (La Fragua) , ou des clubs taurins à Bougue  aidés par Dax, Bayonne et Mont de Marsan . N’y a-t-il pas d’autres arènes de premières catégories en particulier dans le Sud-est si souvent donneur de leçon ?
Juan Leal, pour la quatrième année consécutive, a permis à douze aspirants de se montrer. Parmi eux, quatre finalistes se sont qualifiés pour la finale.

C’est aussi une tradition, que le matin, un tentadero unisse en piste Juan Leal, un maestro retiré des ruedos et de jeunes pousses (des minimes aux juniors) d’Adour Aficion.
Ce sont quatre vaches de Miranda de Pericalvo qui ont été mises face au cheval du picador Gabin Rehabi puis toréées à la muleta par Richard Milian, le parrain de l’édition 2017, et Juan.
Chacun des maestros a touché une vache mauvaise et une très bonne.
Après avoir réduit une vache mansa, Richard a permis à Clément, Dorian et Yon de parfaire leur entrainement pour les débuts en non piquée à Mugron. Face à l’excellent troisième, brave au cheval et d’une très grande noblesse, le « prof de Cauna » a vite transmis la muleta à ses élèves. Ils ont pu prendre un énorme plaisir que ce soit les trois précédents ou bien les deux espoirs Juanito et Tristan qui ont enflammé le public présent sur les gradins.

2
Face une première vache de grande classe, Juan Leal a toréé avec beaucoup de suavité, utilisant les capacités de la vache à partir de loin et en allongeant sa charge. Il a lui aussi transmis les trastos aux  « jeunes ». La dernière vache, mansa et sans race, ne permettait pas grand-chose sauf à réduire les terrains et la contraindre en lui « montant dessus », ce qu’a fait Juan Leal avec efficacité.


2
Arènes couvertes de Pontonx,
Finale du Certamen de La Fragua 2017
Cinq erales de Miranda de Pericalvo, bien présentés au jeu inégal avec un excellent troisième honoré d’une vuelta al ruedo pour
Jaime Casas : une oreille
Juan Pedro Llugano : un avis et silence
Alvaro Passalacqua : un avis et une oreille
Ismaël Jimenez : un avis et vuelta, une oreille
Ismaël Jimenez est proclamé vainqueur de la quatrième édition de la Fragua
 A l’issue du paseo, un hommage a été rendu avec remise d’un trophée souvenir à André Viard.
L’écarteur landais Baptiste Bordes a réalisé un écart à la sortie du premier et du dernier novillo.
Président : Franck Lanati
Un tiers d’arène
Les femmes sont actrices de la tauromachie malgré le machisme « ancestral » du milieu taurin. Deux des novilleros étaient managés par deux anciennes toreras. Ismaël Jimenez l’était par Mary Fortes, la maman  du matador Saul fortes, et c’est María de los Ángeles Hernández Gómez, Angela, qui accompagnait Alvaro Passalacqua.  Cette dernière passionnée et avec une forte personnalité, torera de l’époque du Cordobès, est malheureusement décédée dans la semaine suivant la Fragua. Cette reseña lui est dédiée.

La Fragua était jumelée avec l’organisation par les jeunes dirigeants du club taurin de Pontonx d’une soirée landaise  qui a connu un très grand succès. Pour faire  le lien entre les deux tauromachies, Baptiste Bordes a écarté le premier et dernier eral de la novillada. Il serait intéressant d’échanger avec les ganaderos et les toreros sur l’impact de cet écart sur le comportement du toro. Il n’est un secret pour personne que beaucoup de professionnels de la corrida ne sont pas favorables à ce type d’initiative. Pour ma part, je n’ai pas d’opinion  tranchée, si ce n’est que le risque est quand même énorme pour un instant si bref. Il y manque  aussi ce qui fait l’intérêt des vaches sans corde, à savoir la lidia qui permet à l’écarteur d’aller à mas dans l’exécution de ses figures.…………….A suivre

Les erales fournis par Miranda de Pericalvo, propriété des apoderados de Juan Leal, très bien  présentés avaient tous un fond de noblesse malheureusement contrarié chez certains par de la faiblesse comme pour le quasi invalide sorti en quatrième.
On retiendra l’excellent troisième très encasté et noble qui sera honoré d’une vuelta al ruedo

C’est Jaime Casas, déjà vu à Arzacq, qui a ouvert la compétition. Le premier bicho, bien présenté, est noble à sa sortie en piste. Après une bonne réception à la cape, le novillero le cite pour une première série de derechazos « marginale ». Il se centre un peu plus sur la seconde avant de changer de main.  A gauche, le torero restera profilé. Sa tauromachie transmet peu d’émotions. Le toro baisse de ton  et réduit sa charge. Casas prolonge, inutilement, une faena qui devient hachée. Il tue, vite, d’une épée entière légèrement contraire et coupe la première oreille de la tarde après une pétition ultra minoritaire.  Comme à Arzacq, le novillero a toréé sans ses zapatillas, espérons que ce n’est pas une nouvelle mode……………………..


Nous étions restés sous le charme du mexicain Juan Pedro Llugano qui avait laissé entrevoir des qualités de lidiador face aux vaches de la tienta qualificative.  Il réalise deux bons premiers tercios avec en particulier deux bonnes paires de banderilles. Malheureusement, muleta en main, il manque de recours et est très brouillon. Les passes, souvent approximatives, sont enchainées sans continuité. La faiblesse du bicho prend le dessus sur sa noblesse. Il réduit sa charge, va à menos sans que le novillero puisse compenser par sa technique et la faena va, elle aussi, à menos.


Le troisième bien présenté. Haut et costaud  il n’est pas dans de le type de la ganaderia.  Très mobile, il a de la caste et de la noblesse .Il faut le toréer avec pas mal d’autorité et de temple pour le canaliser. Alvaro Passalacqua est un torero, à la muleta, fin et élégant.
Il développe une tauromachie moderne, toréant à mi hauteur et souvent sur le voyage et soignant le geste. Il va rester en dessous des possibilités du bicho qui ne demandait qu’à être  toréé plus par le bas.  D’ailleurs la meilleure série de la faena, est celle où le torero de Malaga a fait humilier son adversaire.  .Comme souvent en non piquée, l’inexpérience du torero n’a pas permis de voir toutes les qualités de l’eral.
Alvaro avec opportunisme, lucidité et sincérité porte une  bonne estocade à recibir. Malheureusement il est maladroit avec le verdugo. Sous la pression d’une partie du public, une oreille est accordée à un garçon qu’il faudra revoir avec un peu plus de maturité.


Ismaël Jimenez était pour beaucoup le favori de la Finale. Il est malheureusement très mal servi au sorteo. Son eral est un invalide à la charge courte .Le garçon, qui paradoxalement débutait en non piquée ce jour, va faire preuve de maîtrise et d’expérience. Il s’arrimera et s’efforcera d’imposer sa volonté au Miranda de Pericalvo. Il finira par y arriver en enchainant quelques passes méritoires. Il fait une vuelta après une entière verticale et deux descabellos.
Il y a un vrai  potentiel, déjà  entrevu en qualifications. chez ce garçon. C’est ce qu’a retenu le jury qui l’a déclaré vainqueur du Certamen. Dans l’esprit pédagogique de La  Fragua, cette décision, que je partage, aurait méritée d’être plus expliquée au public. Il n’y a pas eu de réaction à l’énoncé du palmarès mais le vainqueur a été moins applaudi que Passalacqua à la remise des trophées.

Jimenez a toréé le cinquième et dernier eral de cette journée. Le bicho, après un bon début, va rapidement à menos et se réserve. La faena bien commencée  va elle aussi à menos. Le novillero coupe quand même une oreille après une estocade en deux temps.


Merci à Juan et son équipe, nous serons à nouveau à La Fragua, l’an prochain, avec un peu plus de public, je l’espère. Ce type d’initiative mérite d’être aidée  et qui sait le futur Enrique Ponce a peut être commencé ce week-end sa carrière sur le sable  de Pontonx.

Petit détail, mais qui a son importance, il serait bon d’expliquer aux musiciens ,plus habitués aux courses landaise qu’aux corridas , qu’ils doivent jouer pendant la vuelta du toro et s’arrêter quand un torero victime d’une cogida est au sol.
En parlant de musiciens, prochain rendez vous dans le Sud-Ouest pour la Féria de Samadet, le 19 mars. Au-delà de l’intérêt du cartel, ce sera l’occasion de rendre hommage à Philippe Cuillé, coorganisateur de cette novillada et qui nous a quittés récemment.


Thierry Reboul