jeudi 31 mars 2016

A Mugron : Aguado débouche le flacon.

Certains le Lundi de Pâques recherchent des œufs, les aficionados eux se rendent à Mugron pour y déguster l’omelette et assister à la première novillada piquée outdoor  de la temporada.
Les jeunes organisateurs mugronnais ont choisi cette saison de programmer l’élevage portugais de Murteira Grave .Après des fortunes diverses dans les arènes françaises ces dernières années (bonne novillada à Parentis, déceptions à Vic et Saint Perdon), le retour de cette ganaderia était très attendu
La ganaderia portugaise est elle aussi en pleine reconstruction. Le lot de ce lundi était très typé Jandilla .
 Parfois faibles au début, discrets au cheval ,la plupart sont allés à mas et se sont révélés nobles  avec parfois un peu de piquant . L’ensemble a été intéressant sans que l’on retrouve l’émotion transmise autrefois par ceux que l’on appelait les Miuras portugais  et qui aujourd’hui se  sont comportés en toros de troisième tercio type Fuente Ymbro. Hasard ou évolution regrettable, l’avenir nous le dira.
Côté toreros grosse déception de la part de Galdos et Luis David Adame, Pablo Aguado nous a transportés en Andalousie lors de sa très belle seconde faena.

Pas grand chose à dire du faible premier auquel Galdos Moreno fera une faena d’infirmer conclue d’une estocade plus efficace que sincère.
Le quatrième a des problèmes locomoteurs. Mal piqué ,il se comporte en manso sous le fer. Au troisième tiers ,le novillo va à mas ,ou plutôt sa noblesse prend le dessus sur sa faiblesse. Galdos ,la tête à Istres , ne profite même pas des possibilités offertes. Il torée de trop près, sur le pico et fuera de cacho. Tout est superficiel et sans intérêt ,il coupe quand même une oreille après un julipié «hémorragique ».
Pablo Aguado va sécher devant son premier adversaire. Le novillo prend deux piques dans un mauvais style. Il a une charge brusque ,désordonnée . Il pose des problèmes que le torero andalou n’arrivera pas à résoudre. Dès qu’il veut imposer sa tauromachie « relâchée » ,il se fait accrocher la muleta et il se fait déborder par manque de technique . Echec aussi avec l’épée ,le novillero ne s’engage pas et met une demi-épée après trois pinchazos prudents.
Le cinquième est très bien présenté . Il charge avec brusquerie le cheval (deux fois) ,puis la muleta en début de faena.  Aguado prend très vite la mesure du novillo. Il comprend qu’il faut le citer à mi distance et surtout faire des séries courtes. Une fois cette stratégie mise en œuvre , il débouche le flacon . Certes le parfum n’est pas celui d’un Murteira Grave d’antan . Mais l’alternance de passes templées sur les deux côtés données avec relâchement et planta torera avec des trincheras et moulinettes inspirés laisse  entrevoir le grand artiste que peut devenir le torero andalou. Le président a déjà les mains sur les deux mouchoirs , Hélas Aguado tue toujours aussi mal  et les mouchoirs ne seront pas sortis.
Luis David Adame est un torero vert (comme son costume) ,pueblerino limite vulgaire . Très différent de Joselito il va se faire déborder par ses deux adversaires . Il compense son incapacité par des bravades ridicules . Il tue d’un horrible bajonazo le troisième qui est très rapidement allé à menos. Puis il gâche le bon sixième brave et noble qu’il toréé de façon marginale sans art, ni technique. Il tue cette fois ci d’une bonne épée engagée et coupe une oreille très discutable mais réclamée par la majorité du public.

Grosse inquiétude pour Galdos et Adame qui devront changer d’attitude s’ils ne veulent connaître une cruelle désillusion face aux juges de paix que seront, je l’espère, les Pedrazas de Garlin le 10 avril
Aguado reviendra certainement dans le Sud-Ouest et mérite d’être revu.

Arènes de Mugron, novillada des Pâques Taurines 2016
6 novillos de Murteira Grave nobles, allant souvent à mas au troisième tiers pour
Joaquin Galdos Moreno : vuelta, une oreille
Pablo Aguado : un avis etsilence, un avis et vuelta
Luis David Adame : silence, une oreille
Salut des banderilleros de la cuadrilla d’Aguado au cinquième
Cavalerie Heyral
Présidence sobre, efficace et rigoureuse de Laurent Lucasson
Météo clémente

7/10 èmes d’arènes

mercredi 30 mars 2016

A Aignan Cesar Valor Valencia a encore triomphé

Photos Laurent Larroque

Jean Pierre Coffe, qui vient de nous quitter, aurait comparé Nîmes à un Mac-Do, nous expliquant que la programmation taurine y est de la « merde ». En grand épicurien, il nous aurait parlé d’Aignan comme d’un de ces petits restaurants du Gers où les organisateurs savent conserver le parfum d’une corrida authentique. En 2016 la bande à Thierry et Paul sont revenus à un cartel de toreros « vaillants » tout en continuant à expérimenter des élevages « sérieux » en phase de renouveau. Après les Concha y Sierra de l’an passé, ils ont fait appel à la ganaderia du Marquis d’Albaserrada
Certes tout ne fut pas parfait. L’élevage est en reconstruction et seul le dernier toro a eu un comportement intéressant pour le mayoral. Mais son combat face au monstre de courage et de sincérité qu’est Cesar Valencia restera dans les mémoires.
Lors de la présentation des cartels, Fabrice Torrito s’était lassé aller à prédire le comportement de ses toros.


Il avait annoncé le 32 comme le plus encasté. Le toro est sorti avec les cornes très abîmées après avoir tapé  contre les portes des chiqueros. Il sort au pas et sera le plus faible du lot .Il pousse à la première pique  avant de prendre un picotazo.  Le tercio de banderilles est agrémenté du traditionnel saut à la garrocha de  Raul Ramirez. Le toro a envie de charger mais son physique ne suit pas. La faena de Sanchez Vara est décousue. Le toro vient bien sur la première passe, mais il est trop faible pour accepter des séries enchaînées. La faena va très vite à menos. Vara tue d’une très vilaine épée


Le mayoral attendait beaucoup du 42. Hélas le toro s’est cassé une corne au débarquement et n’a pas pu être présenté en piste.   Il est remplacé par un Camino de Santiago, bien présenté, noble mais très vite parado. Il subit une dure vuelta de campana avant de prendre deux piques sans grand style.  Alberto Lamelas doit insister pour faire démarrer le toro au troisième tiers. Quand le bicho démarre, le torero enchaîne des passes en se croisant avec sincérité. Il coupera une oreille après une demie en place efficace.


Le 27 est un joli toro applaudi à sa sortie en piste. Il est bien piqué par Alberto Sandoval  à deux reprises. Le président change de tercio alors qu’une pique supplémentaire s’imposait. Le piquero avait fait l’effort de piquer proprement  donc le toro pouvait encore aller une fois au cheval. En agissant ainsi, le président encourage les piqueros à mettre le paquet sur la deuxième pique quite à masquer la bravoure de l’animal.  A deux reprises les banderilleros se font raccompagner aux barrières et passent près de la cornada.
César Valencia manque de contrats et donc d’officio. Mais il ne manque pas de courage. Il met la jambe, se croise, s’expose et réalise une faena sincère mais qui ne pèse pas assez sur son opposant. Il s’engage pour une belle entière et est pris très spectaculairement par le toro, qui comme au second tiers, fait le coup de barrière après lui. Impressionné et ému le public demande et obtient une oreille. Le torero rejoint l’infirmerie pour être soigné suite à un coup de corne interne à la cuisse droite.


Le 46 devait être le plus brave. Il a bien poussé en venant fort au cheval mais a été horriblement mal mis en suerte et piqué lors des trois rencontres (bronca au piquero). Mal banderillé, il est le plus sérieux du lot. Il avait du potentiel mais Sanchez Vara n’avait ni la confiance, ni l’envie, ni les moyens de le révéler. La faena distante et sans dominio est mal terminée à l’épée.


Le 48 est joliment fait, Il manque de force, pousse à la première pique et est économisée à la seconde. Lamelas va faire une démonstration de ses qualités de muletero  et de sa sincérité. Il arrachera une très belle série à gauche à un toro parado. Comme dans la pub d’un certain opérateur téléphonique, le torero veut encore en offrir plus. Il allonge sa faena au delà du raisonnable et du supportable. Il prend l’épée véritable alors que le premier avis aurait du sonner. Comme il a du mal à tuer, il prend deux avis et le tombe à la limite du troisième.


Le 26, très bien présenté, n’était pas du tout un des  favoris de Fabrice Torrito. Prédit manso, Il a été le meilleur toro du jour. Sorti avec beaucoup d’énergie, il prend trois piques en poussant et surtout en allant à mas. L’excellent piquero Yvan Garcia est ovationné.  Après un très bon tercio de banderilles, salut du peon JC Donaire, Cesar Valencia comprend qu’il faut citer de loin. Avec beaucoup de sincérité, parfaitement croisé le vénézuélien exploite la charge noble et vibrante du toro  dans de très bonnes séries des deux mains. Très exposé, il se fait prendre très spectaculairement et passe, encore une fois, très près d’une très grave blessure. Avec courage, il se relève, continue sa faena et tue d’une très grande entière portée avec foi. Vuelta pour le toro et oreille pour le toro,  Cesar Valoir sort à hombros.

 Il est absolument injuste que ce jeune garçon n’ait pas du tout de contrat en Europe. Mis en situation, dans des corridas très dures obligé de s’exposer au-delà du raisonnable, il est dans l’incapacité de peaufiner son apprentissage et risque d’y laisser une partie de son intégrité physique.


L’élevage des toros n’est pas une science exacte quand on compare prédiction et résultat. Le sympathique mayoral a encore du travail , mais il est en progrès par rapport à Parentis et a au moins une piste à creuser, avec le dernier toro,  dans sa recherche du retour au sang d’origine (encaste Pedrajas) de l’élevage du Marquis d’Albaserrada .Il lui reste une corrida au campo, plus forte que celle d’Aignan , à suivre………….. 

mardi 29 mars 2016

Analyse comparée des deux non-piquées du week-end Pascal.

Photos de Laurent Larroque

Le week-end pascal a vu Baptiste Cissé et Adrien Salenc affronter des erales d’origines différentes, Marquis de Domecq et Pedrajas à Aignan et Miranda de Pericalvo/Luis Algarra à Mugron.
Si la répétition des toreros peut finir par lasser, la comparaison des performances des toreros en fonction des encastes n’est pas dénuée d’intérêt.


Côté bétail, c’est l’encaste Pedrajas qui a remporté la compétition avec l’excellent novillo de l’Astarac sorti en troisième position à Aignan. Les Alma Serena ont, par leur complexité, obligés les toreros à mesurer le chemin qu’il leur reste à faire. Les Camino de Santiago plus nobles, ont permis de réciter les gammes.

Adrien Salenc n’a plus rien à prouver en non piquée. Face à des novillos faibles (Camino et Alma Serena), il se laisse aller à une tauromachie « spectaculaire » mais qui résulte soit  heurtée, brouillonne  ou bien transmet peu car on perçoit trop la facilité compte tenu de l’expérience du torero.

L’élève de la fondation El Juli a été obligé de revenir aux fondamentaux face à son Astarac d’Aignan
Faena débutée en dilettante, mais l’eral rappelle à l’ordre le novillero, Adrien revient à une tauromachie  plus classique et mieux construite. Il fera la meilleure faena des deux courses. en mettant en valeur, les qualités du bicho. 

Dominé en l’obligeant à rester dans la muleta, le Darré ira à mas tout en permettant au torero de préparer avec sérieux son passage en piquée à Captieux.

.Baptiste Cissé, après de gros progrès fin 2015, stagne un peu. Il est toujours aussi élégant, en particulier à la cape ,mais   a du mal à peser sur des novillos soit encastés, soit compliqués.  Il fera sa meilleure faena face au Camino de Santiago. Le toro noble et faible pardonne les erreurs et Baptiste enchaîne les séries templées qu’il affectionne. 

Ce sera plus compliqué avec le Pedrajas et surtout les deux Alma Serena de Mugron.  Face à ces deux novillos compliqués et qui demandaient de l’autorité, le landais s’est fait déborder et secouer à plusieurs reprises jusqu’à perdre sa sérénité habituelle et toréer à contre-emploi.  En pédagogie on dit que l’on apprend en faisant , en commettant des erreurs, en surmontant des difficultés mais aussi en s’auto-analysant avec objectivité. Il y a de quoi faire  pour Baptiste et son mentor lors des prochaines séances de vidéos et de carreton.


Prochaine séance de tauromachie comparée, le 05 mai à Mimizan ; face à d’autres encastes.

Dernier point, et pas des moindres, c’est l’affluence plus que satisfaisante sur les gradins avec un public averti et surtout à Mugron, jeune.

Fiches techniques

Arènes d’Aignan, novillada non piquée des fêtes d’Aignan. Dimanche de Pâques
Deux erales du Camino de Santiago (1 et 2) et deux de L’Astarac (3 et 4), faibles et nobles les Camino, plus sérieux les deux Astarac avec un troisième supérieur et très encasté pour
Adrien Salenc : une oreille, un avis et une oreille
Baptiste Cissé : une oreille, une oreille.
Très belle entrée pour une matinale avec des gradins à moitié remplis sous un soleil presque printanier.
Les deux novilleros se partagent les prix offerts par les organisateurs du Sud-Ouest et le club taurin d’Aignan avant de sortir en triomphe. Le ganadero est invité à saluer.


Arènes de Mugron, novillada non piquée. Lundi de Pâques.
Trois erales d’Alma Serena bien présentés, sérieux, complexes mais adaptés à l’expérience des novilleros pour
Adrien Salenc : une oreille
Baptiste Cissé : une oreille, un avis et silence
Baptiste Cissé est déclaré vainqueur de cette novillada matinale et reçoit de la part de l’UCTPR, une muleta
Le prix des organisateurs du Sud Ouest est partagé entre les deux toreros.



Thierry Reboul

lundi 28 mars 2016

MÉDECIN DE CAMPAGNE

Thomas Lilti


Jean-Pierre est médecin de campagne. Tous les jours il va à la rencontre de ses patients, qui vivent dans des fermes, des villages. Il les connait tous et connait tout.
Mais Jean-Pierre est malade, une tumeur au cerveau, et son docteur lui ordonne de se reposer, de trouver un remplaçant. Comme Jean-Pierre se croit irremplaçable, c'est le docteur Norès lui-même qui lui envoie une médecin de l'hôpital, qui, avant de faire ses études a été infirmière pendant dix ans.
Jean-Pierre commence par lui poser quelques pièges, qu'elle va déjouer, avant de séduire elle aussi la population.

En filigrane de l'histoire se profile les déserts médicaux, les maires qui veulent faire des maisons médicales pour leurs administrés, de l'hôpital indispensable mais loin, bref des problèmes bien actuels.
Lors de l'affrontement entre le docteur et sa remplaçante j'ai parfois pensé à "la permission de minuit" où le docteur Vincent Lindon ne voulait pas se faire remplacer par Emmanuelle Devos.
Un très beau film actuel, François Cluzet toujours juste, formidable!
Et aussi une belle fête country, car la "culture cowboy" est devenue une seconde nature dans nos campagne. C'est normal, après avoir été bercé de westerns pendant si longtemps!

dimanche 27 mars 2016

BALADE A MENASSE

video
le chant des grenouilles




Le petit goûter tranquille...


Pas de baignade, mais un bain de soleil


Les gens qui crient "elle est là !" ou "je l'ai trouvé !"
Parcours d'orientation


vendredi 25 mars 2016

REMISE DES PRIX DES CONCOURS DE NOUVELLES ET PEINTURES

de Saint Pierre du Mont

Beaucoup de spectateurs pour cette remise de prix !

Monsieur le Maire, Joël Bonnet et l'adjointe à la culture Delphine Salembier.

Le tableau de Véronique Bouches a remporté le prix du public


Martine Caballero exprime la palette des milles couleurs des sentiments du jury.

Annie Rodriguez procède à la lecture d'une partie de sa nouvelle. 

Monsieur Bonnet rappelle que c'est Madame Rodriguez qui a créé le concours de nouvelles,
et il est heureux de lui remettre un prix, puisqu'elle a brillamment participé !

Anthony Clément, de la Librairie Caractères,
invite les auteurs à publier, et à écrire davantage !


Les trois gagnants du concours de nouvelles

premier prix : Irène Baudry (à droite)
2ème prix : Patrick Sauwens
3ème prix : Annie Rodriguez (à gauche)


Les gagnants du concours de peintures, 
adultes et adolescentes.

Les membres de "Saint Pierre du Mont Ensemble Préparons l'Avenir"
avec une des lauréates du concours de nouvelles : Annie Rodriguez.

C'est le tableau de Maylis Techené qui a remporté le prix Ado.

 Celui de Clara Turbet est arrivée deuxième

C'est l'oeuvre de deux amies qui est arrivée 3ème : Alexine Barrouillet et Victoria Drago 
elles ont également gagné le Prix du Public.


Voici le tableau  d'Isabelle Sourbié qui est arrivé premier !

celui de Joëlle Cassagne est second.

dimanche 20 mars 2016

Présentation des novillos de la concours de Saint Perdon

Saint Perdon est ce village d'irréductibles gaulois qui organisent chaque année dans les arènes du Plumaçon, une novillada  concours.
Ce samedi, ils ont présenté à leurs partenaires, à la presse et aux aficionados les utreros retenus pour la 4ème édition . L'affiche est intéressante car elle permettra de voir en piste des élevages connus et d'autres moins et surtout des encastes différentes.

Chaque élevage et chaque encaste a fait l'objet d'une présentation complète et très pédagogique à base de diaporamas par Thomas Thuries le grand druide spécialiste de l'élevage des toros bravos.

Ensuite les grands chefs du village et de la peña sont montés sur leur bouclier, pardon sur l'estrade, pour présenter l'affiche officielle .

La soirée s'est finie par un repas avec bien entendu du sanglier. J'ai vérifié, il n'y avait pas de barde suspendu dans les arbres autour de la salle polyvalente de Saint Perdon.



samedi 19 mars 2016

LES DÉLICES DE TOKYO

Naomi Kawase


Dans une petite échoppe de dorayakis (petits pancakes fourrés de pâte de haricots rouges) trois destins se croisent : Tokue la vieille dame qui connait une recette délicieuse, Wakana la jeune étudiante, et Sentaro le vendeur qui ne sourit jamais.

Sous les cerisiers en fleurs se cachent bien des tourments, la solitude de la jeune fille, l'accident qui a brisé la vie de Sentaro, et Tokue, qui a vécu recluse presque toute sa vie, dans un sanatorium qui n'a ré-ouvert ses portes qu'en 1996... Pour découvrir leurs secrets, allez voir "An" (le titre original qui désigne la pâte de haricots rouges)
Un film magnifique, lent, qui donne envie de manger des dorayakis.
L'autre film japonais que j'adore est "Tampopo"qui raconte la recherche de la meilleure recette de soupe de nouilles au poulet. Le Japon, l'autre pays de la cuisine !


mercredi 16 mars 2016

DIEUMERCI on a tous des rêves de gosse

Lucien Jean-Baptiste

En prison, Dieumerci se passionne pour l'art dramatique. A sa sortie, sur les conseils d'un éducateur, il décide de passer le concours d'une école de théâtre. Mais le trimestre est payant, et le futur élève de 44 ans a déjà des dettes à rembourser. Il décide courageusement de bosser sur des chantiers en intérim, et s'installe dans une chambre d'hôtel tenue par des hindous qui pratiquent une tarification étrange.
Tout pourrait bien se passer, sauf au cours, où on le fait bosser avec un élève tire au flanc, qui ment à son père qui le croit en fac de droit, et dont pas grand monde ne veut, tant il est imbu de sa personne...

Lucien Jean-Baptiste reprend Firmine Richard comme mère tout comme dans "la première étoile", et Michel Jonasz comme avocat (et plus comme loueur de chalet). On retrouve des traces de cette culture martiniquaise dans les prières incessantes de cette mère un brin envahissante, mais bon, mis à part une scène avec Baptiste Lecaplain qui caricature tout ce qu'on dit des martiniquais, après on n'en parle plus. Si l'histoire est un brin moins émouvante que "la première étoile", elle vous divertira tout de même à coup sûr!




Parlons toros MURTEIRA GRAVE


Dimanche 24 avril 2016 : BOLSIN DE BOUGUE

QUALIFICATIONS à 9h30

Vaches de Camino de Santiago (ganadéria de Jean-Louis Darré)

  • Jean-Baptiste MOLAS, ET La Gallosina Puerto de Santa Maria
  • Fernando del ROCIO, ET de Camas
  • Antoine MADIER, CTF de Nîmes
  • Juan-Antonio ROMERO, ET de Colmenar Viejo
  • El AZABACHE, ET d'Arles
  • Cristobal REYES, Jerez de la Frontera
  • Rafael de LUCAS, Arles
  • Rocio ROMERO, Cordoue
  • David SALVADOR, ET de Salamanque
  • Clément HARGOUX, ET Adour Aficion

FINALE à 17h00

5 novillos de Don José CRUZ de Salamanque pour les trois novilleros sélectionnés le matin par un jury composé des représentants des villes citées ci-dessous.

Le vainqueur aura des contrats dans les villes de BAYONNE, DAX, MONT de MARSAN, PLAISANCE DU GERS pour une novillada sans picador de la temporada.
(Et éventuellement tous se feront remarquer pour des contrats dans d'autres villages.)

ENTRÉE GRATUITE LE MATIN, venez nombreux en famille !

lundi 14 mars 2016

Très belle seconde journée taurine à Samadet pour la Féria de la Faïence

L'ensemble des photos est de Philippe Latour
C'est le matin que se forge l'Aficion

C’est devant des gradins bien remplis d’aficionados du Sud-Est du Sud-Ouest que l’Ecole Taurine Adour Aficion de Richard Milian s’est produite à Samadet.


Face à une vache de la ganaderia Dargelos (origine Adelaïda Rodriguez), noble mais faible sont sortis Dorian, Yon, Jules, Juanito, Clément , Tristan et le nîmois Antoine Saroul. On retiendra les prestations de Jules et Yon  et la planta torera de Tristan.

La seconde vache (même origine) est sortie très compliqué . Elle a permis de mettre en évidence les qualités de lidiador de Dorian .



Pour finir une vache née chez Dargelos , d’origine Banuelos a permis à Juanito de réalise de bonnes séries et à Tristan de nous offrir une demie véronique très Morantiste.
Ce sont succédé ensuite devant la vaquilla trois jeunes débutants et quelques membres du public dont notre confrère le photographe Yves Porras.
Philippe Latour nous a confirmé qu’il s’entraînait en vue d’une prochaine opportunité.

Ainsi s’est achevé un très bon moment de convivialité taurine partagée par les aspirants toreros et le public présent.

Arènes de Samadet, dimanche 13 mars 2016
Novillada de la Féria de la Faïence

6 novillos de Salayero y Brandès hétérogènes de présentation et de comportement, très bons les deux derniers et excellent le quatrième pour
Carlos Navarro : un avis et silence, vuelta
Manolo Vanegas : une oreille, un avis et salut
Tibo Garcia (début en piquée) : un avis et vuelta, deux oreilles
Saluts d’El Santo et Manolo de los Reyes au troisième et de David Romero et Manolo de los Reyes au sixième
Tibo Garcia invite le mayoral à saluer lors de sa vuelta au sixième.
Sortie en triomphe de Tibo Garcia.
Présidence : Pascal Darquier assisté par Franck Lanatie et Etienne Layan
9/10 ème d’arènes


Alors que devant les arènes ,une poignée d’antis agitaient désespérément de vilaines pancartes bricolées de bric et de broc, le public de Samadet s’est associé au peuple taurin qui manifestait à la même heure à Valence par une vibrante minute d’applaudissement suivi d’un Se Canto chanté et repris en chœur spontanément.

Avant de parler de la course, un petit coup de gueule contre des forces de l’ordre dépassées qui n’ont pas su ou voulu faire respecter l’arrêté municipal laissant les disciples de l’égérie montoise s’approcher bien trop près des arènes.
Ce n’est pas parce que l’effectif des antis fond comme peau de chagrin, tout comme les effectifs de gendarmerie disponibles qu’il faut faire n’importe quoi en particulier à l’approche des grandes ferias comme Vic ou de Mont de Marsan.

Si on en revient aux choses taurines, l’après-midi a été particulièrement intéressante  grâce à un très bon  lot de Salayero y Brandes. Manolo Vanegas et Tibo Garcia ont su se mettre à leur niveau. Comme hier, le public est sorti de la placita landaise content et c’est là l’essentiel.
Si les trois premiers novillos plus légers ont manqué de fond, les trois derniers avec des comportements différents ont permis à la course d’aller à mas. Mention particulière au quatrième manso avec beaucoup de caste, qui sera suivi d’un cinquième très sérieux et d’un dernier à la noblesse vive.
Face à eux Carlos Navarro est passé sans marque les esprits. Manolo Vanegas a réalisé deux très bonnes faenas, la seconde hélas mal conclue à l’épée. Tibo Garcia dont s’était les débuts en piquées après avoir dominé le stress qui lui a fait raté sa première faena s’est rattrapé face à l’excellent dernier.
Pas grand-chose à retenir des premiers tiers par la faute de piqueros «maladroits » et de mises en suerte « litigieuses » ; Seul Nicols Bertoli a fait honneur à sa profession en piquant avec sincérité et efficacité le troisième novillo.

Le premier novillo est  faible d’autant qu’il a rematé fort contre les planches et fait une vuelta de campana au sortir d’une pique trasera et donnée sans mise en suerte  Le toro manque de forces mais est noble et suit bien la muleta. Carlos Navarro le toréé sur le voyage sans jamais se croiser. La faena est décousue et manque d’émotion  malgré un final dans un petit périmètre et des adornos qui laissent froid le public. La mise à mort est à l’image de la faena : marginale et longue.

Le quatrième est un  manso très encasté. Il se défend plus qu’il ne pousse dans deux rencontres « sérieuses » avec la cavalerie d’Alain Bonijol. Il  déborde  novillero et cuadrilla à l’exception du peon de brega qui remet de l’ordre dans la maison. A la muleta, le novillo embiste et fait preuve de beaucoup de caste et d’alegria.   

Carlos Navarro par manque de recours et de talents  passe à côté et gâche un très bon toro. Le novillo encasté lutte pour mourir après un golettazo porté à recibir. Petite pétition émanant du fan club et le torero s’octroie une vuelta. L’arrastre est elle très applaudie.

Déjà vu à son avantage  à Vic l’an dernier, Manolo Vanegas a réalisé à Samadet deux très bonnes faenas. . Son premier novillo est un manso qui fait le tour du ruedo pour rechercher une éventuelle sortie. Gazapon, il ne s’engage pas dans la cape. Vanegas le double avec efficacité. Sa faena est efficace et sincère avec de bonnes séquences des deux côtés en se croisant et en conduisant bien la charge. Manolo a encore tendance à se précipiter pour finir certaines séries, et  en particulier le final est un peu plus brouillon. Après une demie en place et efficace, le vénézuélien coupe la première oreille de l’après-midi.



Le cinquième, bien présenté, prend deux piques avec une certaine bravoure. Le torero se laisse emporter dans son envie de « conquérir » le public. Il commence à genoux la faena sans doubler un toro qui   bien piqué a encore une charge désordonnée.   Le torero  recadre  le comportement du bicho. Une fois bicho et torero fixé, la faena va à mas.  Le vénézuélien réalise  les meilleures séries de muletazos de la tarde. Il  toréé avec beaucoup de sincérité et d’efficacité. Il tue mal  (une tiers de lame caida, un recibir pinché et une entière) et ne peut que saluer.



 Garcia faisait ses débuts avec picadors. Submergé par l’émotion,  il passe à côté de sa première faena. Très bien piqué par Nicolas Bertoli, le novillo est supérieurement banderillé par El Santo et Manolo de los Reyes qui sont appelés à saluer. Stressé Tibo   ne trouve pas le sitio à la muleta. Le novillo est noble mais exigeant, la faena est trop heurtée et superficielle pour espérer  dominer. La mise à mort est compliquée (une mete y saca, une entière et deux descabellos).


Le sixième est un joli castaño. Est-ce un hasard si le mayoral s’est isolé pour analyser son comportement ?  Il fera une vuelta de campana avant d’être mal et pas assez piqué. Son  coup de tête, qui aurait pu être réglé par un puyazo supplémentaire, gênera le torero surtout en fin de faena. Bon tercio de banderilles de la cuadrilla face à un toro qui coupe le terrain, David Romero et Manolo de los Reyes saluent. Noble et encasté. Il vient de loin et attaque la muleta avec force et répète avec alegria. Différent du quatrième, plus coopératif, à condition de ne pas se dérober, c’est lui aussi un très bon novillo.  Tibo, plus détendu qu’au premier, le cite de loin.  Il l’entreprend par le haut, puis l’embarque dans des séries des deux côtés en courant très bien la main. La faena est d’un très bon niveau,  

Il s’engage avec sincérité pour 8/10 ème d’épée de côté rapide d’effet. La présidence accorde la première oreille  Sous la pression du public, elle accorde un second trophée. On peut discuter cette deuxième oreille. Il manquait un chouia de temple, de domination et de précision à la mort pour passer de un à deux trophées. La présidence a choisi de donner le coup de pouce d’encouragement à Tibo, comme hier à Antoine, à lui de prouver par la suite qu’il le méritait.



Resterons dans les mémoires  la qualité des trois derniers Salayero y Brandes, les qualités de muletero de Manolo Vanegas  et les espoirs que l’on peut placer légitimement dans l’avenir de Tibo Garcia a réussi son examen de passage.  
Après cette bonne édition de la Féria de la Faïence,  il nous reste à nous préparer pour le week-end pascal avec les courses d’Aignan et Mugron.
En apéritif, le club taurin La Muleta de Saint-Perdon présentera samedi 19, les élevages retenus pour sa novillada concours.
Thierry Reboul