jeudi 30 juin 2016

La Brède: des toros sous les yeux de la Rosière.

Les photos sont de Philippe Latour
Arènes de la Brède, samedi 25 juin
novillada non piquée des Fêtes de la Rosière 2016
Quatre erales d’Alma Serena bien présentés et donnant du jeu pour
Juan Molas : silence, un avis et silence
Baptiste Cissé : une oreille, deux oreilles
Un tiers d’arènes
Profitant des arènes montées pour la corrida des fêtes, la Peña Garonna organise comme tous les ans, un non piqué.
Les frères Bats ont emmené deux erales d’origine Miranda de Pericalvo (1 et 2)  et deux d’origine Luis Algarra. (3 et 4) Sont ressorti du lot le noble et mobile premier  et le très sérieux quatrième.

Juan Molas a des difficultés dans les premières lances de cape avec le premier novillo. Le bicho     charge avec alegria en partant de loin. Le torero cite de loin mais toréé sur le voyage et ne pèse pas sur le toro.  Seules deux séries à droite près des tablas sont plus croisées et montent que le torero peut à condition de vouloir. Silence après une mise à mort laborieuse, l’arrastre est applaudie.
Le troisième   le bicho est compliqué, et manque de race. Une bonne série à droite et deux à gauche dans les tablas ne sont pas faena, mais l’Alma Serena ne permettait pas mieux. Curieusement, le torero s’est plus arrimé avec ce toro décasté qu’avec le premier qui lui avait de la caste. La mise à mort sera à nouveau laborieuse.

Le second, costaud.  Est tardo. Il s’appuie  sur les planches. S on le consent, il vient avec alegria et noblesse. Mais il rompt le contact et  ne répète pas. La faena de Baptiste Cissé est intéressante, surtout à droite, mais manque de lien Les passes, surtout à droite, sont croisées et élégantes. En fin de faena, Baptiste en toréant  passes en rond parvient à enchaîner une bonne série. Il coupe une oreille après une entière un peu tombée portée avec sincérité et très efficace.

Le quatrième, le meilleur du lot.  Charge en humiliant et avec beaucoup de fixité.  Il est un peu faible. Mais gardé à mi-hauteur, il permet à Baptiste d’enchaîner deux bonnes séries à droite.  A gauche, il vient très bien aussi pour une bonne série de naturelles. Toro et torero ont une baisse de régime à mi parcours.  Ils se reprendront tous les deux et la fin de faena est d’un bon niveau. Mise à mort   spectaculaire et rapide après une entière contraire et verticale mais portée avec sincérité et deux oreilles sont accordées.  Sortie à hombros pour le tyrossais qui remporte la plupart des nombreux prix remis à l’issue de la course.

Arènes de la Brède,
Samedi 25 juin corrida des Fêtes de la Rosière 2016
 6 toros de Fuente Ymbro  très bien présentés et armés, nobles mais faibles à l’exception du bon troisième. Le premier, corne cassée contre le peto a été remplacé par un exemplaire du même fer.
Curro Diaz : une oreille, deux oreilles
Alberto Lopez Simon : silence, silence
Joaquin Galdos Moreno : une oreille, un avis et silence
Sept rencontres avec la cavalerie Bonijol
 Entrée : 9/10 d’arènes


La Brède est l’arène la plus au Nord de la Planète, en attendant une éventuelle reprise des corridas à Bordeaux. L’arène portative manque de charme et de confort, mais l’ambiance sur le Campo de Féria y est sympathique malgré les palissades montées pour protéger les honnêtes aficionados des vieilles rombières et des jeunes cons des associations animalistes.
Le cartel est luxueux pour une placita de troisième catégorie avec en particulier la présence d’un des toreros punteros du moment Lopez Simon. Celui-ci a enfin acheté un GPS et n’a pas confondu, comme l’an dernier, La Brède avec  Istres.
Il ne faut pas s’attendre en ces lieux à une corrida de toros-toros. Le public vient sur les gradins pour passer un bon moment et voir couper des oreilles après de jolies faenas. Le public bordelais est plus proche de celui de Dax que celui de Vic. 

Mais on y respecte l’éthique taurine avec un lot de Fuente Ymbro avec du trapio, côté armure c’est plus hétérogène. A l’exception de l’encasté troisième et du quatrième qui s’est repris en fin de faena, les pupilles  de Ricardo Gallardo  ont manqué de forces  et se sont vite éteints malgré un fond de noblesse certain. Est-ce  la faiblesse habituelle dans cet élevage,  ou une attente de six à huit heures dans un camion, qui en est la cause ? Difficile de le dire, mais la cavalerie Bonijol a passé une après-midi  très tranquille.

La Brède réussit à Curro Diaz. Le torero est habile, un brin truqueur mais énormément artiste. Et comme il tue vite et parfois bien, il a coupé trois oreilles et est sorti en triomphe.

Il tuera, ce samedi trois toros. En effet le premier toro s’est cassé une corne contre le peto (merci les Fundas qui fragilisent les cornes) Devant l’impossibilité de le renvoyer au toril, il a été estoqué par Curro Diaz après une courte faena d’alinio.
Le sobrero du même fer est  le plus léger toro du lot. Il secoue la tête (autre effet des manipulations liées aux Fundas) à la pique (deux rencontres, la seconde anecdotique). Ce défaut,  gênant en début de troisième tiers, sera atténué par la faena, mais réapparaitra au moment de l’estocade. Le toro vient bien beaucoup mieux à droite qu’à gauche
Les derechazos donnés par Curro Diaz le sont avec beaucoup de temple et d’élégance. Dommage qu’il ne se croise pas à toutes les passes, parce que, quand il le fait, il y a vraiment de l’art et de la profondeur dans son toreo. Du coup, il ne pèse pas assez sue toro et se fera prendre sur un nouveau coup de tête, heureusement sans mal, au moment de tuer.Il coupe une oreille après une estocade caida mais rapide d’effet.
Mal piqué, le lourd quatrième, est faible.  Début de faena profilé et de peu d’intérêt, l’ennui commence à poindre sur les gradins. Toréé en douceur, à mi hauteur, le toro se ressaisit. Curro Diaz le cite alors de loin et réalise deux bonnes séries de derechazos. L’épée entière, mais en avant et tombée, est quasi foudroyante et la présidence accorde deux oreilles. Oui pour la première, mais le second est injustifié, la moitié de la faena étant profilée.


Difficile de dire si Lopez Simon était motivé ou s’il était juste venu faire des travaux d’intérêts généraux  pour éviter de se faire sanctionner pour son comportement de l’an passé. Il a hérité des deux toros les plus faibles de la course. Le premier aux genoux râpés et enflés est faible et tombe à plusieurs reprises  .il s’éteint très vite et la faena, trop longue, nous fait bailler. Son second n’a ni force, ni race. Pas de charge, pas de faena et  Lopez Simon repart sur les routes accompagné de son manager aussi bruyant et exaspérant qu’un entraineur de foot.

Il avait quitté le Sud Ouest après sa dernière novillada, il le retrouve pour sa première corrida après son alternative istréenne. Galdos touche en premier lieu, un toro très encasté, brave au cheval, noble et très mobile à la muleta. Le toro ira à mas. La faena est appliquée mais manque de style et n’exploite pas toutes les possibilités offertes par le toro. Bonne estocade, le toro meurt spectaculairement et le péruvien coupe la première oreille de sa carrière de matador dans le Sud Ouest.  .Rien à tirer du faible sixième, qui avait pourtant poussé au cheval, la faena est inutilement longue.

A visiter absolument la pâtisserie salon de thé , juste en face de l’entrée du champ de foire , thé vert  ,macaron au chocolat et sourires a gusto.




Thierry Reboul

mercredi 29 juin 2016

LA NOUVELLE VIE DE PAUL SNEIJDER

Thomas Vincent


Ayant survécu à un accident rare où sa fille a perdu la vie, Paul ne veut plus vivre comme avant. Il ne peut plus travailler dans un bureau, il a des crises de claustrophobie. Son docteur lui ayant conseillé de marcher, il décide de devenir promeneur de chiens. Hélas, son épouse, qui ne pense qu'argent et réussite, n'est pas du tout d'accord.
Paul réussira-t"il à rester un homme libre?

Thierry Lhermitte est un acteur incroyable. On sent qu'il aurait pu amener ce film vers une franche comédie, mais le réalisateur a du le retenir, et ça donne un résultat formidable. Parfois on rit, parfois on comprend la douleur de cet homme qui ne veut pas obtenir de l'argent parce que sa fille est morte, et on le suit dans ses rencontres, ses balades.
J'ai adoré, allez-y !!!

lundi 27 juin 2016

PROGRAMMES ARTE FLAMENCO


Ouverture lundi 4 juillet à l'Espace Mitterrand :
SARA BARAS "voces" à 21h
baile

mercredi 6 juillet au Théâtre Municipal
COMPAGNIE LAURA VITAL "Lerele"
spectacle familial

Spectacles au Café Cantante à 20h:

mardi 5 juillet
SANTIAGO LARA en concert
guitare
BELEN MAYA "bipolar"
baile

mercredi 6 juillet
EL PELE
PATRICIA GUERRERO
PEPE HABICHUELA
"noche de maestria y poesia : giraldillos de la Bienal de Sevilla"

jeudi 7 juillet
JOSE VALENCIA "directo"
chant
ANTONIO CANALES et JOAQUIN GRILLO "soniquetazo"
baile

vendredi 8 juillet
CRISTIAN GUERRERO
DORANTES ET DIEGO DEL MORAO "guerrero"
chant
ANTONIO EL PIPA
ESPERANZAN FERNANDEZ et DORANTES "gallardia gitaneria"
baile

samedi 9 juillet
cantante gournand avec le concours du Chef François Duchet
ALVARO PAÑOS
ROMERO DE TORRES "el alma de Andalucia"
baile


Expositions

FLAMENCO CODIGO ABIERTO de Javier Caro
Musée Despiau-Wlérick du 4 au 29 juillet

EL SUEÑO DE UNA SOMBRA de Pascale Piñeda et Laura Moulié
Cafè Music

COMO SE DICE? de Laura Moulié
Librairie Bulles d'Encre

QUERENCIA d'Olivia Pierrugues
Cercle des Citoyens

BRINDIS de Cyrille Vidal
La Réserve

ARTE FLAMENCO VU PAR 7 PHOTOGRAPHES
Librairie Caractères et Atelier du Cadre

PORTRAITS CROQUES de Denis Demouge
Office du Tourisme du 1er au 15 juillet


Place de l'Hôtel de Ville, spectacles gratuits à 21h

lundi 4 juillet
SAMUELITO "Viajero"

mardi 5 juillet
CIE LEA LLINARES "Encuentro"

mercredi 6 juillet
YACIN DOUDI-MORENO "Parar, templar y mandar"

jeudi 7 juillet
COMPAGNIE LA PESCAORA "Sentido"

vendredi 8 juillet 
COMPAGNIE LORI LA ARMENIA "Vivencias"

samedi 9 juillet
JESUS DE LA MANUELA et EMILIO CORTES "Mas alla del flamenco"

samedi 9 juillet à 23h30 
TALLER FLAMENCO "Maestros"


Esplanade du Midou, spectacles gratuits à 18h30 

mercredi 6 juillet : Compagnie IVAN VARGAS "Savia nueva"

jeudi 7 juillet : Compagnie MANUELA RIOS "De tablas"

vendredi 8 juillet : Compagnie IVAN VARGAS "Savia nueva"

samedi 9 juillet : Compagnie MANUELA RIOS "De tablas"

SPECTACLES OFF partout en ville, cliquer ici


Cinéma :

Paco de Lucia, légende du flamenco le mardi 5 juillet au Royal à 14h30

Flamencas, mujeres, fuerza y duende le jeudi 7 juillet au Royal à 14h30

Agujetas Cantaor le vendredi 8 juillet à la Médiathèque à 12h30



vendredi 24 juin 2016

MA SŒUR INEXPLICABLE

Annie Rodriguez










Annie Rodriguez nous a livré une fois de plus une pièce magnifique, qui parle d'exil, d'Espagne, de Bosnie et qui fait écho à ce qui se passe aujourd'hui. Car si chacun a le droit de choisir le pays où il a envie de vivre, personne n'a envie de quitter son pays sous la contrainte.
Les dialogues sont limpides, percutants, sensibles, toujours justes, l'émotion et le rire ne sont jamais loin sous la gravité du propos.
Les comédiens amateurs sont parfaits. J'ai passé une excellente soirée !
Merci Annie : on en redemande !!!

Et les absents ont toujours tort c'est bien connu.

jeudi 23 juin 2016

Aire :classe pratique


Arènes d’Aire sur Adour dimanche 19 juin 2016 : classe pratique

Deux érales de Michel Agruna (origine Françoise Yonnet) nobles pour
Baptiste Cissé : une oreille
Antoine Madier : une oreille
Entrée gratuite et gradins bien garnis
Photos Nicolas Couffignal

Les organisateurs aturins ont décidé de rajouter à leur journée taurine de la Féria, une classe pratique. Initiative pédagogique car elle permet à deux jeunes toreros landais de s’entraîner et par la gratuité d’attirer un public soit nouveau, soit plus jeune. Opération réussie, les gradins sont bien remplis et, grâce à un bétail noble de Michel Agruna, Baptiste Cissé et Antoine Madier ont pu couper chacun, une oreille méritée.

Le premier novillo est très noble. Les deux novilleros alternent à la cape pour de bonnes séries.
Après un bon tercio de banderilles, Baptiste Cissé cite le bicho de loin. 

L’eral charge en mettant la tête et répète bien. Les séries des deux mains sont templées et en répètant.
Le toro va à menos. Deux bonnes séries à gauche termine la faena et Baptiste s’engage pour une bonne entière très efficace et coupe une oreille méritée 

Révélation de ce début de temporada Antoine Madier affronte un eral haut et avacado. Comme au premier les deux toreros alternent à la cape dans des quites de bonne facture. 

 Le bicho manque de force et bien que noble transmet peu.


Il a tendance à rechercher les tablas.  Antoine le tient avec autorité entre les tercios et le centre. En se croisant et avec une certaine élégance il réalise de bonnes séries des deux mains.  Il y manque un peu d’émotion à cause de la soseria de l’eral. Entière caida rapide d’effet et Antoine coupe lui aussi une oreille.

Prochaine rencontre des deux novilleros landais punteros, à Castelnau Rivière Basse, le 02 juillet.

Thierry Reboul

Persévérer n'est pas diabolique mais nécess' AIRE

Arènes d’Aire sur Adour, corrida de la Féria 2016

Photos Romain Tastet
Quatre toros de Palha (2,3bis remplaçant un Fraile invalide, 4 et 6) et deux de José Luis Fraile (1 et 5) pour
Luis Miguel Encabo : sifflets, silence
Antonio  Joao Ferreira : silence, palmitas
Alberto Lamelas : salut au tiers avec un avis, silence avec deux avis
14 piques, une chute
4/10ème d’arènes
Les prix à la meilleure ganaderia et au meilleur piquero sont déclarés « desertios »

Je voulais disserter sur la difficulté d’organiser une corrida torista et encourager nos amis aturins dans cette voie qui finira un jour par payer au plan financier et artistique.
Mais depuis lundi sévit sur la toile une polémique reposant sur la comparaison des corridas d’Aire et d’Istres.
Au-delà des passes d’armes traditionnelles et stériles  entre toristes et toreristes, ce qui m’exaspère c’est l’attitude de certains, dont  revistero irresponsable  très toreriste, qui prennent un malin plaisir  à remettre du vinaigre sur le feu alors que tout semblait se calmer. L’Aficion n’a pas besoin d’un site type « Gala » ou   « Voici ». Dois-je rappeler la présentation minable et le comportement de bœufs domestiques des lots de bétail sortis à Nîmes pour la Pentecôte.
On peut croire ou ressentir tout ce que l’on veut , Il ne sert à rien de vouloir jouer les « Julius Détritus » en créant une zizanie entre les Ostro et Wisi aficionados .Se faire  le zélateur d’organisateurs professionnels et peoplisés ‘(Nîmes et Istres) et le critique acerbe et aveuglé des organisateurs  aturins , c’est oublié que les seconds, amateurs éclairés, engagent temps et ressources personnelles pour monter une corrida alors que les premiers sont des professionnels rétribués et ne pas respecter leur travail.
Donc la récré est finie, on se calme et on arrête de jouer aux coqs de basse cour, les renards animalistes n’attendent que l’occasion de nous voir diviser.
Il y a eu à Istres, un torero et des « toros-partenaires », à Aire il y a eu des belluaires face à des « toros de combat ».

Je respecte le premier type de tauromachie, je préfère la seconde. C’est pourquoi j’étais sur les bords de l’Adour. J’y retournerai si la ligne « éditoriale » de la bande à Mathieu, Thierry et Rafael ne change pas.

De la corrida d’Aire, on retiendra tout d’abord la présentation remarquable avec du trapio et des têtes à donner des cauchemars à certains toreros à condition qu’ils aient déjà vu  ce type d’armures. Tous les toros étaient dans le type de leur encaste, y compris le 3 bis pur Irmaos, un des branches les plus intéressantes de Palha.
On gardera également en mémoire le bon travail des deux piqueros français Nicolas Bertoli et Gabin Rehabi  bien meilleurs que leurs confères espagnols. Gabin a été l’auteur de la meilleure pique de la tarde ponctuée d’une énorme chute, le toro s’acharnant sur le cheval au sol, en vrai toro de combat malgré la très courageuse intervention d’un des monosabios de la cuadra Bonijol.
On retiendra aussi l’énorme sincérité d’Alberto Lamelas face au 3bis, toro dangereux et qui s’était illustré à l’embarquement en tuant un cheval et un cabestro (excusez du peu).
A oublier ,puisque l’UVTF n’aura pas le courage d’appliquer des sanctions, l’attitude du picador de Encabo .Il a été Insulté par un imbécile , qui ferait mieux de rester chez lui pour enrichir sa connaissance de la langue de Cervantès, qui se limite  pour l’instant au vocabulaire des gosses mal élevés des quartiers mal famés de Barcelone. Certes le spectateur est nul, tout comme le piquero, mais faire un doigt puis un bras d’honneur au public est indigne d’un torero.
Côté comportement des toros , la faiblesse des deux Fraile combattus ne leur a pas permis d’exprimer au troisième tiers , le fond de bravoure vu au cheval.
Les Palha ont été intéressants au cheval mais par manque forces et de fond, ils ont baissé très vite de ton. Seul le 3bis, Palha d’origine Irmaos, a tenu la distance et permis à Lamelas de réaliser une vraie faena.

Luis Miguel Encabo ; comme à Vic, ne nous a pas convaincu de la nécessité de son retour dans les ruedos.
Le premier (Fraile) pousse lors de la première pique, le second est anecdotique.


 Après un tercio de banderilles souvent posées à tête passée, Il donne des coups de tête à chaque passe et sa charge est courte.  , il ne baisse pas la tête et fléchit en fin de séries.

La faena d’Encabo est marginale et sur le voyage .Encabo  tue mal et il se fait siffler en regagnant le callejon.
Le quatrième charge avec beaucoup d’alegria au cheval, il pousse mais sera très mal piqué à trois reprises, bronca au piquero.  
 A la muleta, le Palha est dangereux à gauche. Encabo le toréé à droite de façon à nouveau marginale. Il ne pèse pas sur ce très manso con peu de caste plus Pas grand-chose à gauche avant une mise à mort à nouveau laborieuse.
Antonio Joao Ferreira a besoin de relancer une carrière aujourd’hui au point mort.
Le second toro  (Palha) vient trois bonnes piques  avec bravoure au cheval et est bien piqué par  Nicolas Bertoli  

Le toro manque de forces, il se décompose rapidement devenant même dangereux  Difficile pour torero qui manque d’officio d’en tirer quelque chose.  

Le torero portugais joue son va-tout à l’épée. L’estocade est portée avec sincérité pour une entière un peu de côté. Le toro, qui a un vrai fond de bravoure occultée par sa faiblesse, luttera longuement avant de tomber.
Le cinquième toro (Fraile) est boiteux à sa sortie en piste.

 Bien piqué lors de la première rencontre par Gabin Rehabi.   il  provoque une impressionnante chute du groupe équestre. Il s’acharne, malgré les efforts des cuadrillas et des courageux monosabios, de longues minutes sur le cheval au sol et   y laisse  beaucoup d’énergie. 



Il ne supportera pas la seconde  rencontre et sa faiblesse rendra insipide le début de la faena.  


Par la suite, il se reprend un peu, le torero portugais réalise une petite série de chaque main en toréant avec douceur et à mi hauteur.  Palmitas de sympathie au torero à son retour au callejon malgré une mise à mort approximative en deux temps dont une vilaine mete y saca.
                                                              
Alberto Lamelas reprend ce jour après sa grave blessure d’Alès. 


Le public l’invite à saluer avant la sortie de son premier adversaire (Fraile). Ce toro, invalide, retourne au toril.  Son remplaçant est  un toro de Palha, le plus intéressant de l’après-midi. Il prend deux bonnes piques en poussant et aurait pu en prendre une troisième. 

A la muleta, il charge avec alegria et de la caste.
Alberto Lamelas le toréé avec énormément de sincérité et même avec une certaine classe. Le public exprime beaucoup d’émotion et de respect pour le travail du torero de Jaen même si la faena peut paraitre décousue et manquer de « fil conducteur ».

Les dernières  naturelles sont très  exposées beaucoup. La mise à mort est un peu difficile, mais le  torero salue à nouveau après l’arrastre
Deux piques trasera en mettant les reins pour un sixième Palha qui  a plus de genio que de caste .il manque aussi de forces.

 Lamelas, avec beaucoup de vaillance, se bagarre  avec le toro plus qu’il ne le toréé. 
Il est  courageux mais   pas à dominateur. Le bicho se décompose et  devient compliqué. Fin de faena   brouillonne et   mise à mort laborieuse (deux avis) ne provoquent que de timides applaudissements.



Après une temporada 2016 intéressante et porteuse d’espoir, la temporada 2016 n’est pas à la hauteur de l’investissement des aficionados aturins. Qu’importe, Rome ne s’est pas faite en un jour.
Ils doivent continuer et suivre  la ligne conductrice qu’ils se sont fixé. La corrida torista est faite de tardes  sans intérêt et de grands moments de bravoure et de courage
Les meilleurs moments sont ceux que les arènes aturines   vivront dans les années à venir.


Thierry Reboul

dimanche 19 juin 2016

L’IDÉAL

Frédéric Beigbeder


Nous retrouvons Octave Parango sous les traits de Gaspard Proust (avant c'était Jean Dujardin). Celui ci a quitté la publicité pour devenir "talent scout" à Moscou, c'est à dire repérer les jeunes filles qui seront les mannequins de demain. Qui dit filles, dit fêtes, alcool, drogues, et là comme dans la pub les occasions ne manquent pas. Mais Octave Parango a une mission a remplir : trouver une fille qui fera oublier la mannequin vedette de "l'Idéal" en Europe, car celle-ci vient de se griller une première fois en tournant une sextape où déguisée en nazie elle sodomise son partenaire, et une seconde fois en s'excusant, exercice où elle ne fait que s'enfoncer davantage (mais ça nous fait rire!!!). Pour réaliser cette mission à bien, il est obligé d'accepter la présence de Valentine Winfield, célibataire psychorigide enceinte de paillettes congelée.
Et c'est parti pour la quête!

Ah c'est bon!!! Comme dans ses livres, Beigbeder se défoule, réalise ses fantasmes, les fêtes pleines de plumes, de boissons fluos, de filles, de nains de jardin vivants, de personnages tous plus dingues les uns que les autres, et le matin, tout devient pathétique au réveil...
On sent qu'il maîtrise le sujet, les acteurs, de Gaspard Proust à Audrey Fleurot en passant par Jonathan Lambert, ils sont tous déjantés!
Vu le temps venteux de ce dimanche, c'était encore une bonne idée d'aller au ciné.
A voir !!!

vendredi 17 juin 2016

LA FILLE D'ARTHUR

Annie Rodriguez
aux éditions de L'AMOURIER




Annie Rodriguez, invité par Anthony Clément a présenté son livre à la librairie CARACTÈRES.
Elle a raconté sa rencontre avec Gloria, qui était comme elle bénévole aux Restaus du Cœur, et les confidences de celle-ci, qui lui ont donné envie de raconter une partie de sa vie.
Ce sont ces morceaux de vie qui sont dans ce livre, formant un roman sans fiction,
puisque Annie Rodriguez n'a rien inventé, elle a su trouver les mots pour écrire
ce que Gloria a vécu (et c'est un travail d'écrire!)
Anthony Clément, parfait dans son rôle d'animateur de la soirée, lui a demandé
si à un moment elle ne s'était pas sentie un peu voyeuse.
Le chœur des lectrices ayant déjà lu le livre a protesté que non énergiquement,
vous pouvez donc acheter et lire cet ouvrage, et vous saurez tout des malheurs qu'a connu Gloria. Annie Rodriguez étant une dramaturge (c'es ainsi qu'on appelle les auteurs de théâtre),
nul doute qu'elle nous ménage dans ce roman-vrai quelques rebondissements
comme elle sait si bien en créer sur scène !

Précipitez-vous à la Librairie Caractères pour vous procurer 
LA FILLE D'ARTHUR


(en plus ce n'est qu'à 14€, alors...)








jeudi 16 juin 2016

SAISON CULTURELLE DU THÉÂTRE DE GASCOGNE

Calixte a animé brillamment la soirée,
sans laisser un instant de répit aux acteurs présents.


Geneviève Darrieussecq la maire, Delphine Salembier adjointe culture à l'agglo et à la mairie de St Pierre du Mont, Chantal Davidson adjointe culture de Mont de Marsan et Antoine Gariel créateur de la programmation culturelle de l'agglo.

Quelques uns des artistes invités.

 
Discours debout.

Discours assis.

Sylvain Audinovski fera un spectacle musical pour les enfants.

Les Maires de St Pierre et de Benquet ont envoyé un texto pour dire à la Présidente de l'Agglo
qu'ils auraient aimé une place réservée au 1er rang et pas en haut dans les cintres.


Aïda Asgharzadeh est artiste associée pour la saison,
elle viendra plusieurs fois, jouera un spectacle et interviendra lors de plusieurs manifestations.


Sébastien Laurier a écrit "Into Ze Landes" une quête de guérison itinérante
au travers de la lande. J'ai lu ce livre qui ne manque ni d'humour ni de rebondissements,
comme quoi, il n'est pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre des aventures !
Il jouera l'adaptation au Péglé le 14 février 2017.

La Musique des Forces Aériennes sera présente le 27 janvier 2017 au Pôle.

Alain Sourigues se produira le 24 mars au Théâtre, mais c'est pas grave...
(c'est le titre de son spectacle "c'est pas grave")

Nous aurons aussi des expos dont une sur le rugby !

Les hispanophones seront ravis de la présence des Sœurs Caronni !

Ah ! Antoine s'est enfin levé !


Après nous avons eu un cocktail musical avec dégustation !

Avant d'entrer les agents communautaires étaient en grève et manifestaient devant l'entrée
accompagnés en rythme par les élèves de l'école de Musique