Articles

Affichage des articles du mars, 2018

LA CH'TITE FAMILLE

Image
Dany Boon





Constance et Valentin forme un couple de designers à la réussite fulgurante. Personne ne sait que Valentin, pour s'adapter à la vie parisienne a oublié sa famille du Nord. Mais sa famille ne l'a pas oublié, et pour l'anniversaire de leur mère, son frère, son épouse et leur fille débarquent en plein vernissage de l'expo au Palais de Tokyo. Le choc des cultures est grand.

C'est franchement bon! Entre les meubles design mais inconfortables et casse-gueule comme la chaise à 3 pieds ou la table monolithe où on ne peut pas mettre les jambes, rien que ça, c'est drôle. Et puis la tronche des gens quand on leur parle Ch'ti (alors que bon, les spectateurs comprennent).
Et l'épouse Constance (Laurence Arné) est trop mignonne, avec ses efforts pour apprendre la langue maternelle de son mari qu'elle veut garder malgré tout. François Berléand est parfait en salaud, comme souvent, Line Renaud égale à elle-même, Pierre Richard son mari bougon est excellent…

LA FINALE

Image
Robin Sykes





Projeté à la suite d'un accident domestique dans la famille de sa fille, personne n'a envie de s'occuper de "Papi Roland" atteint de la maladie d'Alzheimer. Surtout pas ses deux petits enfants, une gamine dégourdie et un grand ado adepte du basket. Hélas les parents retenus par un contre-temps, vont laisser le papi et l'ado face à face.

C'est vraiment excellent!
Thierry Lhermitte a toujours été un acteur que j'adore, et il est là encore exceptionnel. Sa façon de regarder dans le vide, de ne rien comprendre, de prendre l'air joyeux... Bref il n'a pas volé le Prix d'interprétation masculine du festival de l'Alpe-d'Huez !
Le jeune Rayane Bensetti, dont j'ai vu dans la bio qu'il avait beaucoup joué pour la télé, est parfait pour dynamiser (voire dynamiter) les scènes.
On se marre vraiment, car un malade d'Alzheimer est "sans filtre" et donc Lhermitte abuse d'un langage qu'on croirait sorti de…

HOSTILES

Image
Scott Cooper





En 1892 sur ordre du Président des États-Unis d'Amérique, le Capitaine de Cavalerie Joseph Blocker doit emmener sur les Terres Sacrées du Montana un vieux chef Cheyenne et sa famille. Partis du Nouveau Mexique, ils embarquent avec eux une femme dont toute la famille a été exterminée par les Comanches. Puis un soldat devant être traduit en cours martiale est ajouté au petit groupe.

Un magnifique western dans ce qu'il a de plus pur : la traversée d'espaces sauvages et magnifiques, que des colons essayent de dompter. Mais les dangers  sont multiples : indiens ennemis, trappeurs, propriétaires terriens...Et au milieu le capitaine, qui a tué des centaines de gens, sur ordre, et qui doit obéir à un dernier avant sa retraite : amener vivant son vieil ennemi.

J'ai beaucoup aimé, adorant les westerns, surtout ceux avec des indiens. Et puis maintenant ils sont joués par des vrais indiens, contrairement à ceux de mon enfance.
A voir si la violence, les coups de feu e…

TOUT LE MONDE DEBOUT

Image
Franck Dubosc






Jocelyn, directeur d'agence de chaussures de sport, en dehors de son travail, aime mentir. Tout le temps, pour le challenge, pour la blague, pour ne pas mourir d'ennui. Sa mère décède, et après s'être trompé d'enterrement, le voilà qui écoute sa chanson préférée, assis dans le fauteuil maternel. La voisine entre, jolie et court vêtue. Jocelyn lui laisse croire qu'il est en fauteuil roulant.

On se marre vraiment!!!! C'est une excellente comédie, pleine de situations tragi-comiques, de bons mots (de bons gestes!). Je ne suis pas spécialement fan de Franck Dubosc, mais il n'en fait pas trop, et son premier film est vraiment réussi! Alexandra Lamy est parfaite, crédible, tant en joueuse de tennis que de violon, et finalement c'est vraie qu'elle est moins handicapée que lui.

A voir !

Non piquées, première revue d’effectifs

Image
Photos Nicolas Couffignal Dans le Sud-Ouest, le mois de Février est le mois des non-piquées.  Entre Magescq, Arzacq et Pontonx on a pu voir en action (tienta ou novillada) dix sept jeunes novilleros. En attendant le Bolsin de Bougue qui complètera cette revue d’effectif, deux novilleros se détachent.
José Molina d’Albacete est un torero courageux et très technique. Il a remporté le Certamen de La Fragua en marquant des points face à une vache qu’il a sue, en quelques passes, « redresser » comme disent les coursayres. Lors de la finale, le novillero a touché un premier eral compliqué  devant lequel il a fait face même s’il n’est pas arrivé à le dominer totalement (la mission était complexe). Faena plus classique  (et plus fade) devant son second Calejo Pirès soso, on reverra le jeune torero à Eauze et probablement dans d’autres placitas du Sud-Ouest. Villita avait fait preuve de malchance l’an passé à Dax avant de briller à Madrid. Il a dominé les débats à Magescq en réalisant une très bo…

3 BILBOARDS

Image
Martin MacDonagh





Rentrant chez elle après son boulot, Mildred passe devant trois grands panneaux de bois qui n'ont pas vu de publicité depuis quarante ans. Une idée lui vient alors, qui ne va pas vraiment la réconcilier avec la communauté. Le pasteur venu la ramener à la raison est le premier en faire les frais.
Elle garde malgré tout quelques amis, et l'estime du shériff.

J'avoue que je n'étais pas très partante pour cette histoire. Et puis l'actrice est fabuleuse, la peinture des villageois remarquablement exécutée. On ne voit pas passer les évènements qui s'enchainent les uns aux autres.
A voir absolument!
Ce film a obtenu 15 prix et 18 nominations dans les différents festivals internationaux.



CESAR 2018

Image
Dany Boon, 1er César du Public meilleure entrée pour "Raid Dingue"
et il est bien parti pour celui de l'an prochain avec "la Ch'tite famille"

Laurent Lafitte

 Vanessa Paradis, présidente des Cesar 2018
 Javier Bardem
Isabelle Huppert
 Line Renaud a remis le César du Public à son Ch'ti copain Dany Boon,
et a fait un petit hommage à son filleul Johnny.
 Noomi Rapace  Grand Corps Malade, venu pour son premier film "Patient"
 Eye Haïdara, remarquée dans "le sens de la fête"
 Marina Foïs
 Olga Kurylenko  Nicolas Bedos
 Dora Tillier
 Elsa Zilberstein

SERGE LAMA à PONTONX SUR ADOUR

Image
Serge Lama, 75 ans est venu régaler un public presque aussi vieux que lui dans les arènes de Ponx sur Adour (moi je sais que c'est Pontonx, mais Serge l'avait oublié). Je peux me moquer, mais des chanteurs qui chantent pendant deux heures, à part Patrick Bruel ou Patrick Fiori, ça devient un peu rare, ces messieurs se contentant d'un heure trente rappel compris. Là rien à dire! Le public connaissait toutes les chansons, surtout les vieilles. Heureusement il y avait quelques chansons nouvelles, ce qui m'a permis d'entendre Serge Lama, car ne les connaissant pas, le monsieur à coté de mon oreille gauche ne chantait pas. Il était content le monsieur (cocu et content, comme il a chanté très fort) il était bien étalé sur sa chaise en plastique, jambes bien écartées, coudes écartés aussi...
Sinon c'est curieux comme le film "la famille Bélier" a ramené des jeunes aux concerts de Michel Sardou, et comme le périple de Serge le Lama dans le tram bordelais n…

LA FORME DE L'EAU

Image
Guillermo Del Toro





Elisa habite à Baltimore, au dessus d'un cinéma qui n'accueille que peu de clients. Elle rend visite chaque jour à son voisin qui peint inlassablement des publicités bien que la mode soit à la photographie. Elle adore les chaussures, prendre des bains, et travaille comme femme de ménage dans une base secrète de l'armée. Et dans ces années 50, on craint surtout la concurrence et l'espionnage des soviétiques...

J'ai adoré la poésie de ce film, les décors, les voitures, les personnages adorables ou odieux.
J'étais un peu étonnée qu'on regreffe ses doigts à Richard Strickland, car à l'époque, quand c'était amputé, ça ne se recollait pas. Mais c'était peut-être pour montrer qu'il pourrissait en même temps que ses doigts...
Guillermo del Toro a bien du talent, un film presque aussi fort que "le labyrinthe de Pan" qui reste mon préféré, même si celui-ci est très réussi.
On connait bien Sally Hawkins pour l'avoir vu …

LA FIANCÉE DU DÉSERT

Image
Cecilia Atan - Valeria Pivato

La novia del desierto


Teresa, qui est au service de la même famille depuis 30 ans n'a quitté son Chili natal que pour venir travailler à Buenos Aires. La famille n'ayant plus les moyens de la garder, mais lui trouvant un emploi similaire à San Juan, la voilà qui doit traverser le pays en autobus.
Près de Vallecito le bus prend une mouette dans le parebrise et les voyageurs vont à pieds jusqu'au sanctuaire de "la Difunta Correa". C'est alors que Teresa perd le bagage contenant toute sa vie.

J'ai adoré! La personne doit faire 1000 km dans un bus et on ne voit jamais un seul bus. Teresa fait des rencontres, une surtout, et semble beaucoup plus heureuse, comme si elle reprenait sa vie en main, bien que d'autres aient décidé de son lieu de vie pour elle.
A voir!

Pour plus de renseignement sur le pèlerinage de Vallecito : clic ici.