samedi 25 février 2017

Qualifications de La Fragua : les absents ont eu tort

Certamen de la Fragua
12 vaches de Miranda de Pericalvo bien présentées, avec beaucoup de moteur et de noblesse. Les meilleures sont la quatrième et la dixième  pour
 Joao D’Alva, Aaron Rodriguez, Alvaro Alarcon, Ismaël Jimenez, Jésus Cuesta, Jaime Casas, Florian Carsoule, Juan Pedro Llugano, Adrian Villalba, Alvaro Passalacqua, Primitivo Lopez et Vincent Perez

Les vaches ont été piquées par Gabin Rehabi et Alain Bonijol (6 et 12)

A l’issue des délibérations du jury sont qualifiés pour la finale, ce dimanche à 16 heures :

Ismaël Jimenez
Juan Pedro Llugano 
Jaime Casas
Alvaro Passalacqua

La Fragua, organisée par Juan Leal à Pontonx est un creuset dans lequel se forge l’avenir de la Fiesta Brava.
Il est dommage que pour les qualifications, il manque du monde sur les gradins.  Écrivant cela, je pense (et râle contre eux) à ceux qui se disent aficionados militants, voire compétents et dont le cerveau à oublier l’existence de Bougue, Castelnau et de La Fragua.
Je comprends que pour certains, moins habitués des arènes, douze vaches ce soit long. Mais pas pour des gens qui se targuent d’être des vrais, des purs  et durs.
Et s’il est difficile de venir un samedi ou pour les qualifications à Bougue, qu’ils viennent au moins ce dimanche pour la finale. Compte tenu de ce que l’on a vu pendant les qualifications, ils devraient passer de bien meilleurs moments que lors de certaines Férias où il fait bon se faire voir tout de blanc vêtus dans des villes pas si éloignées que cela de ces trois villages.
Totalement athée, je ne connais rien aux choses des religions. Mais ils me semblent que les rites comportent des figures imposées auxquelles s’astreignent les pratiquants « sincères ». *
Il faut comprendre que faire au moins une halte soit à Bougue,  soit à Castelnau ou   à La Fragua (au moins une des trois) ne donnera pas une indulgence ou un billet gratuit  pour un paradis hypothétique mais contribuera, avec certitude, à pérenniser notre culture.
Et puis ces trois manifestations sont, on ne peut plus conviviales, ce qui ne gâche rien.

C’est le deuxième coup de gueule de ce genre, après Castelnau, l’an passé. J’espère que ce sera le dernier.  N’oublions pas que comme pour un restaurant le monde attire le monde et en particulier si les plus gourmets fréquentent l’établissement.
Si on revient à ce qui s’est passé à Pontonx. La journée a été très intéressante grâce à la qualité des vaches de Miranda de Pericalvo. Elles sont allées au cheval sans se faire prier, ont été pour la plupart nobles à la muleta.
Deux d’entre elles ressortent du lot, la seconde brave, noble qui a duré et la dixième qui est allé au bout de ses forces, répondant en humiliant à de nombreuses sollicitations malgré un premier tiers éprouvant.         
Face à eux, deux toreros ont marqué les esprits. Tout d’abord, le sévillan Ismaël Jimenez qui torée avec beaucoup d’élégance et de sincérité. Le mexicain Juan Pedro Llugano a lui montré de vraies capacités de lidiador face à une vache complexe et exigeante.
Aaron Rodriguez, Jaime Casas, Alvaro Passalacqua ont montré qu’ils avaient des capacités  et une vraie envie de toréer.
Adrian Villalba,  Alvaro Alarcon, Joao d’Alva  et Vincent Perez n’ont pas été favorisés au sorteo.
Florian Carsoule, Primitivo Lopez et Jésus Cuesta ont pu continuer leur apprentissage.

Donc rendez vous ce dimanche, 16h à Pontonx pour la finale. Pour les absents, deux séances de rattrapage sont prévues à Bougue et Castelnau.


Thierry Reboul


*Je crois que Thierry essaye de vous dire que si vous n'allez qu'aux messes d'enterrements vous n'êtes pas de vrais cathos, il faut aller aussi à toutes celles des dimanches, Pâques et Noël inclus! Aficionados, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
(isa du moun)

Arzacq, révélation d’Alejandro Mora, triomphe d’Hector Gutierrez

Arènes d’Arzacq : novillada non piquée mixte

Deux  bichos du Comte de Mayalde pour le rejoneador Mario Luis Langa : salut au centre et une oreille
Cinq erales du Comte de Mayalde pour la lidia à pied
Alejandro Mora : une oreille
Jaime Casas : silence
Tomas Rufo : vuelta
Antoine Madier : un avis et silence
Hector Gutierrez : deux oreilles

Vuelta al ruedo au septième novillo
Le mayoral est invité par Hector Gutierrez après la mort du dernier
Le mexicain Hector Gutierrez remporte les deux prix mis en jeu à savoir celui de l’ACONSO et le Bayonne de Cristal.
Deux tiers d’arènes
Trois antis en ville attaquant sans distinction corrida et course camarguaise
Photos Romain Tastet

Après Magescq pour les Landes, c’est Arzacq qui ouvre la temporada  des Pyrénées Atlantique.
Pour la troisième fois, les organisateurs ont fait appel à l’élevage du Comte de Mayalde. Et comme jamais deux sans trois, le cru 2017 a été aussi bon que ceux de 2015 et 2016.
Très bien présentés, avec des armures qui inspirent le respect, ils ont fait preuve de caste, tout en restant, par leur noblesse, accessibles pour des jeunes toreros. 
Petit bémol, certains ont fait parfois preuve d’une faiblesse probablement explicable par le débarquement en direct du camion et le fait que les erales ont refusé de s’abreuver pendant leur séjour dans les corrales de Saint-Sever.

Cette tarde marquée par la révélation d’Alejandro Mora, le succès d’Hector Gutierrez restera dans la mémoire des aficionados comme étant celle de la despedida d’Antoine Madier. Le jeune landais a décidé à l’issue de la course de raccrocher les zapatillas. Respect pour la décision courageuse d’un garçon équilibré, qui a la tête sur les épaules et qui déborde d’Aficion. Qualités et passion qu’il saura mettre au service de la tauromachie, n’en doutons pas. Ce sont des jeunes passionnés comme lui qui doivent prendre le relais pour assurer l’avenir et la transmission de notre passion aux générations futures, et ce n’est pas une tâche facile.

Autre tâche compliquée, me faire comprendre (et aimer), le toreo à cheval, A Arzacq c’est la tradition, il y a toujours au cartel un rejoneador. C’est Mario Perez Langa qui a succédé cette saison au basque Roberto Armendariz. Face à un premier eral, mobile, encasté et exigeant nécessitant deux rejones de castigo, le jeune cavalier a eu du mal à imposer sa volonté à ses montures.  Les poses de farpas ont donné lieu à quelques touches. Le rejon de muerte a manqué d’efficacité et Langa a du mettre pied à terre pour descabeller.

Le second Mayalde très noble est un partenaire idéal pour le toreo à cheval. Plus serein Mario Perez Langa pose deux bonnes paires de banderilles et réussit de très bons passages entre les barrières et le toro. Les rejoneadores ont aussi un « rincon » pour tuer, inventé par Pablo Hermoso de Mendoza. Langa plante son rejon de muerte dans la dite zone et l’effet est foudroyant. Il coupe une oreille qu’il recevra, l’air boudeur convaincu qu’il était d’en mériter deux. Je n’ai pas une grande connaissance du rejon, mais je pense que cela aurait été exagéré.
Le mexicain Ricardo Santiago bloqué pour des raisons administratives au Mexique, est remplacé par Alejandro Mora qui n’est autre que le neveu de Juan Mora. Ce torero sera la révélation du jour.  Ce novillero avait montré des qualités à la Fragua qu’il n’avait pas pu extérioriser entièrement par la faute d’un becerro de peu de race.
Son eral, très bien présenté, descend du camion en manifestant quelques signes de faiblesse.  Il fait une vuelta de campana ce qui ne l’arrange pas. Le « neveu » cite le toro de loin en début de faena.L’animal vient avec noblesse mais fléchit en fin de série. 

Rapidement, le torero constate que le novillo est nettement meilleur à droite qu’à gauche. Il le cite à mi hauteur, réalise quatre naturelles élégantes mais sans trop se croiser. Puis il déclenche une naturelle croisée, templée et d’une grande suavité qui sera LA passe de la journée. Le novillero va trouver le sitio, la hauteur et la vitesse qui correspondent au mental et au physique du novillo. Il « pègue » de très bonnes séries à gauche et le toro tient et se livre de plus en plus. Une tentative à droite échoue. Même dans la série d’adorños,  les passes à gauche sont de très grande qualité et le remate sur la corne droite ne « fonctionne » pas Mora pinche sa première entrée à matar  et la seconde sera efficace bien qu’en avant. Il coupe la première oreille de la tarde. Au-delà de ce trophée, il a montré des qualités de lidia avec un vrai sens artistique qui pourraient bien en faire un des éléments à suivre en 2017.

Jaime Casas est lui de la famille du nouveau présentateur « vedette » de Toros TV (devenu depuis puis Toros). Son eral est lourd. Le mayoral fondait de gros espoirs en lui. 

Malheureusement le bicho est très faible. Il tombe à plusieurs reprises et la faena malgré la bonne volonté du torero manque d’émotion et d’intérêt. Casas s’y prend à deux fois avec le descabello, après un pinchazo et une entière tombée, pour tuer son adversaire. Le garçon est à revoir, car précédé d’une bonne réputation, ce qui sera possible dès ce week-end puisqu’il participe au certamen de la Fragua.

 Tomas Rufo  est le prototype de l’élève d’école taurine. Il sait faire les passes, les enchaine bien mais son trasteo manque de sentiment et donc d’émotion. Son eral costaud mais gacho, il est noble, charge bien sur les deux cornes. 

Le novillero enchaine une quantité pléthorique de passes, en restant sur le voyage. Il réussira une bonne série à gauche.  Dommage que le novillero n’est pas encore suivi toutes les unités de valeur  de sa formation car le novillo permettait bien mieux . L’arrastre est, comme celle du premier, applaudie. Le novillero s’octroie une vuelta, à revoir après quelques leçons de plus.

Antoine Madier est très crispé à l’heure du paseo et au moment de la sortie de son novillo en piste. Il le reçoit avec efficacité et le bicho semble noble. Il fera une vuelta de campana sur un quite d’Hector Gutierrez dont il sort affaibli. 

Antoine le cite de loin et à mi hauteur en début de faena.  Toujours stressé, le torero landais recule sur certaines passes et a des difficultés à retrouver le sitio.  

Le toro a une charge courte et manque de force ce qui n’avantage pas le torero qui finit par trouver la bonne distance et donne une bonne série à droite. Malheureusement la mise à mort est difficile et le bicho tombe au troisième descabello. L’air triste du jeune garçon rentrant dans le silence au burladero augurait déjà de la décision qu’il allait prendre.

Hector Gutierrez est un torero mexicain apodéré  par celui qui a lancé Leo Valadez. Le garçon est un excellent capeador et un bon muletero. Il touche ce jour un très bon novillo encasté et noble qui répond et répète avec alegria. Le torero allonge la charge d’un toro. sérieux et exigeant La faena accroche le public. 

Il y a  quelque chose d’intéressant chez ce garçon mais il  ne se croise pas, reste marginal. Ce qu’il fait, porte sur le public, il sait profiter des qualités de son adversaire mais on sent qu’il peut mieux faire. Il place un recibir très opportuniste, très efficace qui lui permet de couper deux oreilles et de remporter tous les trophées mis en jeu même si le torero de la tarde restera Alejandro Mora.
Le mouchoir bleu est sorti pour récompenser le novillo et le mayoral salue pour l’ensemble du lot.


En parlant de trophée, celui de la connerie congénitale est attribué sans conteste aux trois antis qui repoussés des arènes par la gendarmerie distribuaient en ville leurs prospectus tout en brandissant des pancartes. Sur l’une, leur message  était illustré par une photo de courses camarguaises prises aux arènes de Saint Laurent d’Aiguouze. Au-delà de la confusion entre biou et toros qu’ils sont incapables de différencier,  leur message pourrait quand même faire réfléchir certains camarguais qui se croient à l’abri de leurs attaques. N’est ce pas monsieur Messeguier ?
Les antis  sont de moins en moins nombreux, pas de barrière autour des arènes et des contrôles light, mais ceux qui restent ne brillent pas par leur intelligence.
Prochain rendez vous à Pontonx, les 25 et 26 pour le certamen de la Fragua.


Thierry Reboul.

dimanche 19 février 2017

LA LA LAND

Damien Chazelle

A Los Angeles, ville de tous les possibles, Mia rêve de devenir actrice et passe des castings, tout en travaillant dans la cafétéria des studios de Hollywood.
Sébastian de son coté est un grand joueur de jazz, mais son côté puriste ne trouve pas de public.
Ils vont s'aimer, mais la vie fait que...

Un très beau film où on ne s'ennuie pas une seconde, vraiment vraiment à voir !

samedi 18 février 2017

QUATRE 40




Alexandra Hernandez, Alain Sourigues, Guillo et Mamac.

Après Hinx et Mugron, c'était au tour de Saint Paul lès Dax d'accueillir de quatuor original, trois gars une fille, trois landais, une acadienne. La salle était comble, les gens dehors faisaient demi-tour déçus. A peine monté sur scène, Alain Sourigues lance "il y a autant de culs que de chaises!" Pas faux, sauf que ce n'était point des chaises mais de confortables fauteuils.
Les scénettes ont succédé aux chansons, les uns accompagnant les autres, les voix se mélangeant, les guitares s'accordant à la contrebasse, c'était un très beau voyage.
Si je connaissais l'humour de Sourigues et la belle voix douce de Guillo, j'ai été très agréablement surprise par les tonalités de la voix d'Alexandra. Quand à Mamac, il m'a littéralement cloué au fauteuil par sa puissance et la chaleur. Magnifique !
Et Alain Sourigues s'est découvert un super-pouvoir : il peut désaccorder une guitare rien qu'en la touchant. Trop drôle! Mais c'est vrai qu'il faisait chaud à Saint Paul!





Si Guillo et Alain Sourigues se produisent plutôt en solo, Alexandra Hernandez  aime bien les duos, tandis que Mamac a chanté pendant dix ans dans le groupe "Bon Temps Rouler" avant qu'il ne se dissolve, pour ensuite former "Porte Plume" avec Dalila et Christian Laborde.

Bref c'était une super soirée, à quand le prochain concert du quatuor? A Benquet? N'oubliez pas qu'ils ont fait salle comble, c'est donc que les gens ont envie de les voir!



En première partie Guillo a présenté les chansons réalisées en atelier d'écriture avec les élèves d'art plastique du collège (dont j'ai oublié le nom). Et les jeunes ont chanté, fort bien malgré le trac évident, devant le public venu en nombre!

mercredi 15 février 2017

INTO ZE LANDES


Sébastien Laurier, acteur atteint d'une maladie auto-immune, décide de revenir au pays de ses ancêtres et faire le tour de leurs sources miraculeuses afin de guérir.
Parti sans idée préconçue avec son cheval de fer, il raconte ses rencontres, ses doutes, ses émotions.
C'est drôle et tendre, on a envie d'aller faire du vélo dans les bois!

J'avais adoré le livre, et du coup j'ai un peu moins aimé la pièce...
Du coup je vous invite à vous procurer "into the Landes" chez Elytis.
Vous verrez comme il parle bien des Landais, et des Landaises qui blaguent, ou la science de la discussion décousue.

LES SOURCES MIRACULEUSES ET SAINTS GUÉRISSEURS DES LANDES DE GASCOGNE

 Olivier de Marliave, Jeanot de MdM et Jean-Jacques Taillentou, président de la Société de Borda.

 Une conférence très intéressante, qui, si elle n'avait été suivie d'un spectacle, aurait duré le double de temps, tant les participants que les spectateurs avaient à raconter!

La bonne nouvelle, c'est qu'Olivier de Marliave prépare un nouveau livre sur les sources, car les deux premières éditions sont épuisées, et le paysage ayant changé, certaines sources demeurent introuvables, cachées, chemin disparu sous la broussaille, lotissements faisant disparaitre source ou accès... D'autres, par contre, sont remarquablement mises en valeur, les élus des communes ou des communautés de communes ayant compris l'importance de la valorisation de ce petit patrimoine pour le tourisme.

Ce qu'Olivier de Marliave a remarqué, c'est qu'il y a trente ans, il existait encore des pèlerinages aux sources, organisés par le curé de la paroisse, suivi des enfants de chœur et d'une partie des habitants du village. Or, de nos jours, les prêtres s'occupent parfois jusqu'à dix communes, et rien qu'avec les baptêmes et les enterrements, ils travaillent bien plus que 50 heures par semaine. Donc les pèlerinages, ils n'ont plus le temps.

Pour la fréquentation des sources, autrefois on s'adressait à une "recommandaïre". Celle qu'a rencontré l'auteur faisait bouillir de l'eau dans laquelle elle jetait des feuilles de laurier. Il est cocasse de constater que le spectacle qui suivait était écrit et joué par Sébastien Laurier.

Oliver de Marliave avait également fait analyser l'eau de certaines sources. Il y avait trois catégories : les sources ferrugineuses, les sources sulfureuses, et celles n'ayant pas de spécificité.
Il y a aussi deux axes de sources du même nom, qui suivraient peu ou prou les Chemins de St Jacques: St Eutrope qui vient de Saintes, et St Martial qui vient de Limoges.

Pour ce qui est des usages, beaucoup de sources sont "à chiffons" c'est à dire qu'on trempe un linge dans la source, on frotte la partie malade, puis on laisse le chiffon sur une branche ou sur le bâti de la source afin qu'il sèche, et le mal reste là. Bien entendu il ne faut pas toucher les autres chiffon de peur d'attraper la maladie d'un autre!
On peut aussi dormir sur place, comme dans l'Antiquité où certains passaient la nuit au temple. Et bien entendu, le matin de la St Jean d'été, on se roule dans la rosée, ça fait toujours du bien.
On peut également tourner autour de la source, la circumambulation étant commune à bien des religions, de l'islam à l'hindouisme, les celtes, animistes en tout genre, en passant par le christianisme. On l'appelle "circambulation" chez les francs-maçons.

Les lieux des sources, mis à part celle du chemin jacquaire, sont souvent liées à des foires ou assemblades. Rien qu'à Ousse-Suzan, la plus grande des foires, on trouve trois sources.
A Lit-et-Mixe existe la source Yon, où jusqu'au XIXème on organisait une foire aux fusils nocturne le 8 septembre. Une fête perdure le dimanche le plus proche de cette date, mais on n'y voit plus de fusil.

Une dame ayant participé à une récolte renseignements sur les sources était for marrie de voir que Parentis ne parlait toujours pas de la source "La Mayanne" une source bouillonnante qui soignait "les brillants" (certainement une maladie de peau)

Et les sources étant susceptibles, certaines arrêtent de couler ou vont couler ailleurs. On parle d'un passant à Moustey qui aurait pissé dedans, et la source voulait partir. C'est le bedeau qui lui a couru après et l'a fixé en plantant une croix. Ou bien un bûcheron qui avait coupé un arbre tout près d'une source, et celle ci ne coulait plus. Alors les gens sont venus prier pour qu'elle revienne. Elle est revenu mais le bûcheron a perdu tout ses cheveux d'un coup.

Bref, un livre sera bien utile afin de fixer toutes ces histoires !


Les fans se sont jetées sur Olivier de Marliave pour lui faire dédicacer son livre des sources!

dimanche 12 février 2017

SILENCE

Martin Scorsese



Tout ça pour ça.
Au XVIIème siècle, deux jeunes jésuites se rendent au Japon afin d'avoir des nouvelles du père Ferreira, qui fut leur confesseur. Mais là-bas la religion autre que le bouddhisme est interdite, les prêtres sont chassés, et les fidèles qui n'abjurent pas la foi, tués.

Au bout de deux heures de film à piétiner dans la boue et se cacher dans des cabanes, le jésuite survivant rencontre enfin son maître. Purée j'en pouvais plus. Les dialogues sont d'une indigence rare, ou c'est la traduction qui est mal faite. Mais qu'est ce que c'est long!
Visuellement c'est très réussi, belles reconstitutions, paysans sales à souhait, tortures raffinées, messes secrètes et croix de paille.
Avec une heure de moins et un bon dialoguiste c'était un chef d’œuvre!

vendredi 10 février 2017

Magescq Ouverture pluvieuse, temporada heureuse?

Arènes de Magescq, dimanche 5 février
Novillada non piquée


 photos Nicolas Couffignal


6 erales de Casanueva, très bien présentés, avec de la force et de la mobilité,  le second excellent et le sixième noble.
Baptiste Cissé (despedida en  novillada non piquée) : une oreille, salut au tiers
Alvaro Seseña : une oreille, trois avis
Diego San Roman : un avis et silence, silence
Entrée 8/10ème, public bienveillant et patient.
Les aficionados étaient à l’abri. La vingtaine d’antis mis à l’écart loin des arènes ont été copieusement été arrosés par des pluies diluviennes et des orages de grêle entrecoupés de coups de vent à décorner un bœuf.
Un hommage a été rendu à Bernard Menard, président fondateur du club taurin local, décédé en novembre.
Le prix des organisateurs du Sud-Ouest a été partagé entre les trois novilleros.
Le trophée Bernard Menard et le prix à la meilleure estocade sont allés à Baptiste Cissé.




Il faisait un temps pourri à Magescq ce dimanche. On se serait cru dans le Nord. Mais les aficionados étaient contents. Contents parce que ce premier rendez-vous marque les retrouvailles des membres de la grande famille des aficionados sud-ouestiens auxquels s’étaient joints quelques sud-estiens. Contents aussi parce que nous étions à l’abri, au chaud pendant qu’une poignée d’antis agitaient leurs vieilles et ridicules pancartes sous des trombes d’eau et de grêle, les rafales de vent finissant de détruire le brushing de certaines dames patronnesses.
Seul un homme était inquiet au moment du repas. Guillaume Bats, le ganadero, tournait en rond. Il est vrai que cette journée était plus qu’importante pour lui. Pour la première fois, son élevage présentait un lot de six erales.
 Premier rendez vous de la temporada , premier lot de six pour la ganaderia Casanueva, première corrida pour Pablo , le fils du ganadero, venu en poussette superviser l’avancement de la sélection réalisée par son père en vue de prendre dans quelques décennies, la direction de l’élevage, espérons que ce soit la dernière sortie des antis …… !

Très bien présentés tant au plan trapio qu’armure, les novillos sont sortis avec beaucoup de gaz et ont arpenté la piste durant toute la lidia sans fléchir.  Pour les comportements, ce fût varié mais toujours intéressant. Trois novillos sont sortis compliqués. Très mobiles, partant de loin, ils avaient tendance à s’échapper de la passe mais revenait dès que le torero les sollicitait à nouveau. Le cinquième manso con  mucha casta a mis en déroute le jeune novillero qui lui était opposé. Le sixième, le plus faible, très noble aurait du quitté le ruedo en laissant ses oreilles dans les mains de son adversaire.  Le novillero mexicain Diego San Roman trop vert et sans technique a du se contenter d’un silence poli.
Le second eral très encasté, conciliant mobilité et fixité, a fait preuve de beaucoup de classe à la muleta. Grand novillo, hélas mal toréé, il a apporté beaucoup de satisfactions à son ganadero.
Outre la qualité du bétail, on retiendra le comportement du public, nombreux compte tenu des conditions météorologiques, soutenant Alvaro Seseña au bord de la rupture, épée en main, a été tout à son honneur.
Dommage qu’il ait fait preuve d’impatience quand il s’est agi de puntiller depuis un burladero le cinquième novillo après la sonnerie du troisième avis.  La manœuvre n’était pas aisée compte tenu du danger représenté par  la configuration de l’arène et la dangerosité d’un novillo aussi vif qu’à son entrée en piste.

Baptiste Cissé faisait à Magescq, sa despedida en non piquée. Il est prêt à passer à l’échelon supérieur. Il sera le seul à doubler ses novillos en début de faena pour canaliser leur charge.
Le premier eral, est très mobile .il ne baisse pas la tête au capote. A la muleta, il vient de loin avec violence. Il part loin en sortie de passe et à tendance à rompre la relation avec le torero.  Baptiste tente de le régler par une bonne série de doblones. Après une bonne série à droite, il le toréé en rond pour le conserver dans sa muleta. Le toro se calme en fin de faena et le torero peut enchainer quelques bons muletazos. Le coup d’épée, porté avec engagement est très efficace et le tyrossais coupe la première oreille de la temporada française.

Ce sera plus compliqué avec le superbe quatrième qui lui aussi s’échappe de la passe. Après avoir baissé la tête à la cape ; il vient bien à gauche et moins franchement à droite. On retiendra d’une faena qui manque de transmission  par la faute du toro, deux belles naturelles. Baptiste est moins heureux à la mort et doit se contenter de saluer au tiers.

Le second sera le  « novillo du match ». Joliment fait, il a de la mobilité, de la fixité, de la noblesse et beaucoup de caste. Tout est réuni pour passe un bon moment de tauromachie. Il manque juste un ingrédient, mais pas un des moindres, à savoir un bon novillero. Alvaro Seseña  manque de métier, c’est normal à son âge. Mais il est profilé. Il toréé avec brusquerie et ne guide pas la charge pourtant franche du novillero. Heureusement que le bicho se fait sa faena tout seul, sinon il serait resté inédit. Le public se laisse berner par quelques muletazos dont la qualité est le fruit des qualités du Casanueva et non de celles du torero. Seseña coupe une oreille très discutable. L’arrastre est très applaudie.

Le cinquième est un tio .Costaud et très armé, il est surtout très exigeant. Malheureusement le torero n’est pas à la hauteur et se fait déborder par la caste du bicho. Entier, non dominé, il arrive au moment de la mise à mort avec autant d’énergie qu’à sa sortie en piste. Alvaro Seseña perd ses moyens au moment de monter l’épée. Livide, il pique au petit bonheur la chance et finit par entendre sonner le troisième avis. Le novillo est puntillé depuis un burladero par Manolo de los Reyes.

Diego San Roman est un fils de ganadero mexicain. Il est le protégé de Sébastien Castella. Cela explique les contrats qu’il a en France. Il n’a ni mûri, ni progresser techniquement depuis sa piètre prestation de la finale des non-piquées de Bayonne. Il a même perdu les quelques détails artistiques qu’il avait montrés à Lachepaillet.
Le troisième  manque de force au premiers tiers.  A la muleta, il une charge courte et des défauts « corrigeables » en faisant preuve d’autorité et de bagage technique. Le mexicain n’a ni l’un ni l’autre et la faena va à menos avant d’être mal conclue à l’épée.

Le sixième est juste de force, presque soso et d’une très grande noblesse. Il offre beaucoup de possibilités que San Roman n’exploitera pas. La faena est faite d’approximations et de coup de torchon. Le torero se met, comme à Bayonne, tout seul et gâche un toro qui méritait beaucoup mieux.

Plus de satisfaction côté toros que côté toreros pour cette ouverture de la temporada, Guillaume Bats peut laisser retomber son stress. Tout n’a pas été parfait mais il y a eu beaucoup de points positifs. Il reste à confirmer au Plumaçon et à Castelnau Rivière Basse.




En matinée trois vaches de L’Astarac,  ont été tientées par Michelito accompagné de Yon, Dorian et clément d’Adour Aficion. On se souviendra surtout des interventions de Yon Lamothe. Aucune vache ne devrait être retenue.



Le club taurin de Linxe a offert à El Kike, un novillo de Camponuevo. Le novillo, sérieux et vite compliqué, a  posé des problèmes au jeune novillero ; On retiendra son envie de bien faire et une bonne série derechazos



Prochain rendez vous à Maurrin, samedi 11 février à 16h pour soutenir Antoine Madier qui toréé en Fiesta Campera deux novillos d’Alma Serena

Thierry Reboul

mercredi 8 février 2017

TERCIO DE PIQUE A LOS TOROS

La Peña Taurine A Los Toros et la Peña Taurine A las Cinco de la Tarde d’Hagetmau,
soucieuses de revaloriser l’intérêt et le respect en faveur du Toro de lidia, élément primordial
de la corrida, sont fières d'accueillir, le samedi 18 février à 19h30, François Roux pour une conférence intitulée :

             LE TERCIO DE PIQUES, CE QU'IL EST, CE QU'IL DEVRAIT ÊTRE.

Aficionado et longtemps co-directeur (avec son frère) des abattoirs "Alazard et Roux" de
Tarascon, François Roux nous fera profiter de son expertise du 1er tiers.
Il partagera avec nous les conclusions d'études réalisées sur les dépouilles des toros. Les
lésions occasionnées par les différentes sortes de piques, la faiblesse des toros, le stress des
animaux en piste et bien d'autres thématiques seront abordées...

Cette soirée est co-organisée avec la Peña A las Cinco de la Tarde d'Hagetmau.

Entrée Libre. Ouverture des portes au public dès 19h00.

Venez nombreux !


Peña Taurine A Los Toros
2, rue Léon Lalanne - BP 163
40003 Mont de Marsan Cedex

mardi 7 février 2017

JAZZ AU PÔLE




Jazz au Pôle du 7 au 13 février 2017
Mardi 7 février, 20h30 : Thomas Enhco - Jazz au Pôle
Mercredi 8 février, 20h30 : Paul Lay, Billie Holiday, l'immortelle voix du jaz­z - Jazz au Pôle
jeudi 9 février, 19h : ­La boîte de Jazz - Jazz au Pôle
Vendredi 10 février, 20h30 : ­Big Band Côte Sud Maraca - Jazz au Pôle (sur la Scène Nationale de Bayonne)
Samedi 11 février, 20h30 : ­Bernard Lubat - Jazz au Pôle
Lundi 13 février, 20h30 : ­Ce que le DJazz fait à ma DJambe - Jazz au Pôle



 Pénélope Fillon était là, toujours discrète...

 Anthony, de la Librairie Caractères, présente des ouvrages jazz !



 Delphine Salembier, présente le festival "Jazz au Pôle"

Monsieur Demarchelier, habilleur du piano design : très beau travail !
Mais un brin macho, il a confondu "directeur de la programmation culturelle" avec "directrice du Pôle Culturel". Pourtant personne n'a jamais confondu Julie et Antoine...

samedi 4 février 2017

BIGRE

de Pierre Guillois



Vue en coupe sur un couloir desservant trois studios où vivent deux garçons et une fille. Chacun a ses habitudes culinaires, musicales, vestimentaires, décoratives, de ménage... qui interfèrent avec celles des autres. Ils se croisent sur le palier, se parlent, font des fêtes ou bien l'amour, élèvent des lapins ou des poissons.

C'est absolument irrésistible, on passe un excellent moment de rire, de détente devant tous ces gags, cette mise en scène de notre quotidien vu par le prisme du théâtre. 

avec Agathe L'Huillier (la fille), Pierre Guillois (le maigre) et Olivier Martin-Salvan (le gros)
Les acteurs sont formidables !!! Et ceci confirme qu'un maigre c'est plus beau habillé, et un gros c'est mieux nu (ou presque).