lundi 31 août 2015

SATIRE DAY NIGHT


Viendez !

Novillada concours de Saint Perdon 2015

Arènes de Mont de Marsan, dimanche 30 août :
Novillada concours des fêtes de Saint Perdon 2015


Photos de Laurent Larroque 

Louis Husson : Partido de Resina (silence avec deux avis) ,El Cubo (salut au tiers)
Joaquin Galdos Moreno : Parladé (salut au tiers), Astarac (une oreille avec un avis)
Juan de Castilla : Dolores Aguirre (salut depuis le callejon), El Añadio (vuelta)
14 piques (quinze rencontre)  
Cavalerie Heyral
4/10ème d’arènes sous un soleil de mi-juillet qui a fait migrer les aficionados vers les places à l’ombre.
Prix au meilleurs novillo : desertio
Prix au meilleur piquero : desertio

Le paseo s’est immobilisé en piste ,et une minute d’applaudissements a été observée en mémoire du torero José Cubero "El Yiyo" tué en piste il y a trente ans.


C’est désormais une tradition, la peña La Muleta de Saint Perdon a organisé dans les arènes du Plumaçon sa novillada concours. L’édition 2015 n’a pas été au niveau des deux précédentes. A l’exception du Parladé, appelé de la dernière heure, les novillos sont sortis bien présentés.  Malgré des détails positifs pour chacun, aucun n’a été bon  dans les trois tiers, ni exceptionnel dans un des tercios. Seul le tercio de piques de l’Astarac a été du niveau attendu pour une novillada concours. A la muleta, ceux qui se sont avérés nobles, ont manqué de forces pour durer et transmettre un peu d’émotion. C’est avec sagesse que les prix au meilleur novillo et au meilleur piquero n’ont pas été attribués.

Premier novillo : Ganaderia Partido de Resina, origine Pablo Romero, Caobo,  n°3, 01/1012, Piquero Nicolas Bertoli
Bien présenté, il est par son trapio et son pelage parfaitement dans le type de l’encaste. Abanto, il met bien la tête dans la cape de Louis Husson pour une première série puis il freine dans la seconde. 

Le toro est faible. Il vient avec un fond de bravoure deux fois au cheval .Par manque de forces, il ne pousse pas la première, la seconde se limite à un picotazo. Il est très bien banderillé par El Santo et Manolo de los Reyes  qui sont invités à saluer. Après de bons doblones, le torero se fait secouer sur les premières séries de naturelles. A droite, le Partido se défend .

Tardo, il vient par à coups. Louis manque de confiance et finit par se faire dominer par un bicho qui devient compliqué à droite. Il tarde à venir sur la gauche où le Pablo Romero, soso, passe mieux .Non dominé et très faible, le toro se décompose et est difficile à fixer pour la mort. Le jeune landais, hors de forme, tue mal de deux demies très mal placées et deux descabellos. Il entend quelques sifflets en regagnant les burladeros.

Second novillo : Ganaderia Parladé, origine  Domecq, Inductor,  n°23 ,12/2011. Piquero Felipe Lopez.
Ce novillo a remplacé à la dernière minute celui de Fernando Peña trop tôt parti du campo. Il dépare le lot sorti ce jour, mais il est compliqué, au dernier moment, de trouver un toro bien fait et dont l’ancienneté s’intègre à la bonne place dans le cartel initial.
Léger, il est gacho et un peu brocho, Joaquin Galdos est extra dans les passes de réception à la cape.  Après plusieurs tentatives, l’utrero est bien mis en suerte au cheval. Mal piqué, il ne s’emploie pas sous le fer lors des trois rencontres , la première sans que le fer ne soit mis. Sur le quite  de Juan de Castilla, il s’arrête dans la cape. Faible, il commence à se décomposer et met en danger, sur une faute, le colombien à la fin de son intervention. A droite, Galdos le reprend en main et peut enchaîner sur deux excellentes séries, très dominatrice. La présidence lance la musique.

Le torero, bien meilleur que le toro, commettra l’erreur de vouloir se synchroniser avec l’air joué par les musiciens d’Al Violin. A gauche, par exemple, le Domecq est moins bon  .Au  lieu de toréer, comme à droite avec autorité pour corriger les défauts du bicho, il toréé avec lenteur et pèse beaucoup moins sur le Parladé. La faena, perdra à cet instant en efficacité. Elle est quand même conclue par des adorños de qualité. Le péruvien va fracasser à l’épée (deux pinchazos, une mete y saca très tombée, un bajonazo avec hémorragie) et doit se contenter de saluer au tiers.

Troisième novillo : Ganaderia Dolores Aguirre, origine Conde de la Corte-Atanasio Fernandez, Caracorto, n°24, 02/12.Piquero Juan Melgar.
Ce novillo est complètement dans le type de l’encaste tant par son physique que par son comportement. Abanto, il fuie les capes puis s’allume sous le fer en deux rencontres .En manso, il pousse en faisant tinter les étriers. 

Juan de Castilla a manifestement envie de bien faire .Il va faire preuve de bonne volonté et de courage face à un intéressant novillo qui demandait  un plus grand bagage technique .Le Dolores se révèle à la muleta. C’est un manso con casta. Il vient bien à droite en baissant la tête, mais il ne pardonne aucune erreur.

 Il faut l’obliger avec une autorité que le jeune colombien ne possède pas encore. Il acquiert le soutien du public, mais pas la soumission du toro qui finit par prendre le dessus. De Castilla tue mal (un pinchazo très bas, un pinchazo et un golletazo). A l’appel du public, il salue depuis le callejon.

Quatrième novillo : Ganaderia El Cubo, origine Murube-Urquijo-Domecq par Domingo Hernandez, n°48, Forajido, 12/2011.Piquero Laurent  Langlois.
Le novillo est un grand costaud qui va poser des problèmes à la cuadrilla pour le fixer (bon travail d’El Santo). Mal mis en suerte il prend une première pique appuyée  sans vraiment pousser. Mis au centre et bien cité, il prend un  troisième puyazo meilleur  que les  précédents . Dommage qu’il ne soit pas présenté au cheval, une autre  fois pour le tester . 

Avant d’arriver à la muleta, il va prendre beaucoup trop de capotazos et va prendre un gros coup de tête. Aux banderilles, il saute au visage des peones.   Louis Husson démarre bien la faena par une bonne série de doblones. Le toro est noble .Intéressant il vient bien et permet. La faena comporte de bons moments. Pas toujours très croisé, sur un extraño, le torero finit par se faire accrocher sévèrement et prend un puntazo mal placé. Après avoir récupéré, il reprend la muleta. Le toro s’est décomposé .Husson tue d’une entière très en arrière. Il salue au tiers avant de partir à l’infirmerie pour y être soigné. Il reviendra en piste à la fin de la faena de Galdos.

Cinquième novillo : Ganaderia de l’Astarac, origine Pedrajas par Riboulet, n°08, Quitapienso 02/2012.Piquero Luis Miguel Leiro.
L’astarac est le novillo le mieux présenté du concours. Haut, costaud, bien armé il a déjà un physique de cuatreño. Il est abanto .A la pique, il viendra trois fois et poussera au contact du fer. Il est plus manso con casta que brave. Placé à distance, il se rapproche au pas, marque un arrêt puis charge.  Il est gazapon et un peu fuyard. 

En trois séries très techniques,  Galdos le corrige à droite. A gauche, où, soso, le toro manque de charge, le péruvien impose son autorité. L’utrero manque d’étincelle et de transmission ,le trasteo de Galdos est intéressant mais manque de « brillant » pour passer la rampe .Très dominateur , le garçon a du mal à apporter par sa tauromachie l’émotion que ce type de toro n’apporte pas. Il tue d’une entière un peu de côté et coupe la première oreille de la course.  


Sixième novillo : Ganaderia El Añadio, origine Santa Coloma / Coquilla, n°6, Cateto, 02/2012. Piquero  Theo
Très joli novillo, complètement dans le type Coquilla, il met bien la tête dans la cape. Il est faible et prend deux piques sans grande conviction. Souvent  avec cette origine, le novillo se révèle à la muleta pour peu que le torero l’oblige. C’est ce que va faire Juan de Castilla. Le toro se révèle noble à droite et à gauche.  


Le torero est appliqué et élégant .Il manque juste un peu de forces au toro pour que la faena gagne en transmission et prenne une autre dimension. Le toro va à menos et le colombien prolonge trop son ouvrage. Il tue  mal (deux fois 1/3 de lame, une entière en avant).Le public invite Juan de Castilla à faire une vuelta.

Ainsi s’achève une novillada concours en demi-teinte. J’imagine les socios de La Muleta un peu déçu. Mais les choses de toros sont ainsi et rien n’est gagné par avance, surtout si on a le courage de sortir des sentiers battus..
De toute façon la formule a déjà bien fonctionné et fonctionnera forcément à nouveau. Il reste aux organisateurs à  ne pas baisser les bras et à remettre le travail sur l’ouvrage et le camping-car sur les routes. Quant au public, il faut qu’il continue à les soutenir. Il y a eu de grands moments en 2013 et 2014, de bons en 2015,  il n’y a pas de raisons pour que 2016 ne soit pas un grand cru.


Prochain rendez vous samedi et dimanche prochain à Bayonne.

dimanche 30 août 2015

JEAN-CLAUDE CRYSTAL

et son orchestre de musiciens
il ressuscite les idoles des années 78/88 dans un show disco et déjanté !!!







"le téléphone pleure" avec la petite Christelle.



Les Clodettes low-cost




Les Poppys



Le Johnny local : Pascal!















Jean-Claude Crystal, spécialiste du chanteur mort, nous a interprété des chansons de Joe Dassin, Dave, Sheila, Boney M (et son célèbre hommage à son père mort noyé "daddy cool"), les Poppys, Johnny version 1970, Abba, Michael Jackson, Richard Anthony, Les Rubettes (en français, déjà fait par le même Dave et son "Vanina"), et bien sûr, le plus célèbre des chanteurs morts, le n° 1 du hit parade des défunts : Cloclo !
L'ambiance était bonne place St Roch, l'avantage est qu'on pouvait chanter, car, curieusement, je connaissais toutes les paroles, pas comme quand on invite des chanteurs au répertoire inconnu, genre, genre qu'on connait pas!
Donc j'ai bien chanté (bien en quantité, à défaut de qualité) avec tous les choristes de la place. C'est vrai quand même que les chansons des 70/80 avaient l'avantage d'être chantables, et connues de tous, et restent en mémoire des années après...
L'artiste est doté d'une bel organe (sa voix!), et je me demande comment il est une fois démaquillé et déperruqué; Il est maigre comme un chanteur des années 70, car tout le monde était maigre à l'époque, sauf Carlos et Richard Anthony), et semble assez vieux pour avoir connu Dave jeune.
Il a un humour un peu particulier, surtout pour une soirée où beaucoup avaient amené des enfants. Disons qu'à petite dose ça allait, mais qu'il a parfois un peu forcé!
Une bonne soirée !!!


Cette soirée était offerte par le Marsan Agglomération dans le cadre de "Marsan sur Scènes"



mercredi 26 août 2015

Novillada concours de Saint Perdon

 La novillada concours de Saint Perdon aura lieu ce dimanche 30 août 2015

rappel : le novillo de Fernando Peña a été remplacé par un novillo de Parladé


lundi 24 août 2015

Maubourguet, Terre de Toros a organisé sa novillada annuelle

Arènes de Maubourguet, dimanche 23 Août :
Novillada non piquée des Fêtes   2015

(les photos sont de Christian Sirvins)

6 erales d’Alma Serena, Le Lartet et Camino de Santiago pour
Miguel Pacheco : un avis et silence (Le Lartet), silence (Camino de Santiago), un avis et silence (Alma Serena)
Tibo Garcia : une oreille (Le Lartet), un avis et salut au tiers (Alma Serena), une oreille (Camino de Santiago)
Sobresaliente : Maxime Solera qui interviendra por colleras avec Tibo Garcia plus une fois en solo à l’invite des deux matadors

Salut   d’El Santo et Miguelito au quatrième   
Salut des trois ganaderos  à l’issue de la course
Sortie en triomphe de Tibo Garcia
Météo clémente
4/10ème d’arènes

Il existe un autre village d’irréductibles aficionados en Midi Pyrénées. L’équipe des bénévoles du club taurin Maubourguet Toros se bat pour défendre la tauromachie espagnole dans cette petite ville des Hautes Pyrénées. A leur tête Pascal, Guy et les autres se donnent corps et âme pour réussir leur novillada .Ils ont la chance d’être aidé par un Maire très aficionado et au dynamisme épuisant mais communicatif. Qui n’hésite pas à conduire lui-même la camionnette guichet pour mieux la garer. Comme d’habitude l’accueil est convivial et chaleureux. Pascal ,le président ,et Monsieur le Maire se sont vu brinder un novillo  chacun par Tibo Garcia.

Pour se protéger des ignobles hordes de hooligans « antis », beaucoup de casques et tuniques bleues  qui sont venus pour rien car le travail d’éradication judiciaire mené par les aficionados locaux a porté ses fruits et les animalistes sont rentrés dans leur tanière.
L’entrée n’est pas encore à la hauteur de l’investissement des bénévoles, mais le travail finira par payer.

Un effort  a été fait pour que la corrida se passe avec le plus de sérieux possible avec un palco  de choc composé de responsables des clubs taurins de Riscle, Saint Perdon et Plaisance. Musique bien dosée, avis ponctuels, on peut juste discuter sur un petit excès de rigueur sur le non attribution d’une seconde oreille à Tibo Garcia. Discuter, car la faena est excellente, l’estocade moyenne et le public très, voire trop, froid, ne se manifeste pas assez pour demander la première. S’il est vrai que dans certaines arènes, le public  cède facilement au triomphalisme, à Maubourguet le public est trop réservé .Il n’invective pas le novillero en difficulté mais il ne soutient que « chichement » celui  qui potentiellement peut triompher

Au paseo une minute d'applaudissements a été observée en mémoire de trois membres de Maubourguet Toros récemment disparus.

Les erales provenaient des ganaderias locales du Lartet, d’Alma Serena et Camino de Santiago. Chacune  a fourni un bon novillo et autre soit plus compliqué (Alma Serena) soit  faible  pour les deux autres. La palme revient à l’excellent becerro des frères Bats sorti en troisième position et combattu par Miguel Pacheco.
Après son succès matinal  à Rion,     Tibo Garcia triomphe, succès qui aurait pu être plus important s’il avait bien tué son second.
Miguel Pacheco, moins bien servi au sorteo et maladroit à l’épée, est resté en deçà de son compagnon de cartel. 

Le premier (Le Lartet) est faible et chute à plusieurs reprises. Miguel Pacheco   le toréé à mi-hauteur. Il profite de la noblesse de l’animal, l’embarquant dans sa muleta pour de  bonnes séries principalement à gauche. L’eral va à mas grâce à cette lidia appropriée et sincère. Le novillero s’engage pour une belle entière qui manque d’efficacité et nécessite l’usage du descabello (deux tentatives).

Le troisième (Camino de Santiago) est faible. Pacheco  l’oblige trop à la cape et même à la muleta (derechazos à  genoux) ce qui affaiblit encore plus le toro. Noble et encasté, sans il force, il transmet peu d’émotion. Pacheco tente de « réveiller » le public et le Darré  en  toréant de rodillas La faena  ne décolle pas  pour autant et nouveau silence pour le torero après une entière un peu basse.

Le cinquième (Alma Serena) a du trapio .C’est le mieux présenté du lot.  Il est du genre à réfléchir avant de charger et met en difficulté torero et cuadrilla .L’eral est un manso con casta, sérieux, distrait. Pour le lidier   il faut une expérience que ne peut avoir un débutant Pacheco   finit par être dominé par son opposant et a des difficultés pour tuer (un demi ave hémorragie longue à faire effet).
Tibo Garcia est en progrès .Il s’extériorise un peu plus et a même exprimé de la révolte après avoir les trophées acquis à la muleta. Au quatrième Le second (Le Lartet) est un bon novillo, noble et encasté.  Il a une charge franche et droite. La faena  templée i met en évidence et utilise  avec finesse les qualités du novillo. De la faena ressortent deux bonnes séries de naturelles et une excellente de derechazos. Une oreille après une entière basse. L’arrastre est applaudie.

Le quatrième (Alma Serena)  met bien la tête dans la cape. El Santo et Miguelito saluent après un bon tercio de banderilles.  Le novillo, le meilleur de la course, est très encasté. Il demande une lidia « technique » Il s’investit dans de longues séries  puis   (surtout à gauche), il se retient. Le  torero doit alors  s’employer pour le relancer.  La faena est intéressante, et très complète. L’alternance de séries des deux mains très templées et élégantes avec des séries  avec plus de poder démontre la maturité du torero .Il perd hélas tout espoir de trophées à l’épée (3 pinchazos avant une bonne entière), l’arrastre est applaudie.



Le sixième (Camino de Santiago), gacho, est faible .Dans un premier temps, le torero doit le soutenir en le toréant par le haut. L’eral s’améliore et Tibo Garcia peut exploite  sa grande noblesse et prend plaisir à toréer et cela se voit. Avec classe, il exprime toute sa sensibilité artistique. Après plusieurs très bonnes séquences  très élégantes  la faena est conclue d’une entière avec hémorragie. Une seule oreille est accordée, une deuxième pouvait se justifier   L’arrastre est applaudie.

Tibo Garcia sort en triomphe à l’issue d’une intéressante novillada. Il a réussi à exprimer sa propre personnalité face à du bétail qu’il fallait toréer. Il est temps pour lui de passer à l’échelon supérieur.

Rendez vous l’an prochain à Maubourguet pour la novillada de 2016
En attendant rendez vous dimanche prochain pour la novillada concours de Saint Perdon

Thierry  Reboul

Rion des Landes : rendez vous de la Jeunesse et de l'Aficion

Arènes de Rion des Landes, dimanche 23 Août
Novillada non piquée « vespérale » des Fêtes  2015

6 erales de Valdefresno, le 5ème  manso, les 1er ,4ème  donnant du jeu, intéressant le 3ème et excellent le dernier. Les trois derniers dans le gabarit rionnais
Adrien Salenc : une oreille, deux oreilles 
Yvan Gonzalez: une oreille, palmas
Juanito : oreille, vuelta
¾ d’arènes
Triomphe de Salenc  spectaculaire, un très bon Yvan Gonzalez, Juanito, en dessous, perd la possibilité au dernier en tuant mal.
(Étant à Maubourguet, merci aux amis, fans des Chroniques, qui m’ont transmis les infos)

Arènes de Rion des Landes, dimanche 23 Août
Novillada non piquée matinale des Fêtes 2015

3 erales d’Antonio Perez  compliqués et donnant peu de jeu pour
Tibo Garcia : une oreille 
Baptiste Cissé: un avis et  silence
Jesus Mejias Garcia : deux avis et silence
Météo clémente
Demi-arène
Le mois d’Août finissant les aficionados se rendent à Rion des Landes pour leur habituel pèlerinage dans la Bilbao des non piquées
 Pour la course matinale, les erales de Montalvo initialement prévus ont été remplacés par des Antonio Perez (même encaste).
Tous nés en Août 2013, ils ont constitué un lot très hétérogène de présentation et de comportement.
Le premier est haut sur patte et léger est un manso querencioso. En le ramenant au centre Tibo Garcia est bousculé  à deux reprises. Après l’avoir bien doublé, le jeune novillero va réussir à maintenir l’Antonio Perez au centre de la piste. La faena la fois technique et    artistique   confirme les progrès du jeune torero.   Le toro dominé, il termine par des passes d’adorño, genoux ployés, d’inspiration Poncienne. Le public demande et obtient une oreille après une entière en place et un descabello.
Le second, sera le plus noble du lot. Baptiste Cissé la banderille avec talent et efficacité. En progrès avec les palos, le tyrossais l’est aussi avec  la muleta. La corne droite du novillo est très bonne, le novillero en profite pour le toréer avec temple. La faena est plus construite que lors des précédentes prestations de l’élève d’Adour Aficion. Toréant avec élégance et domination, il est sur le point de couper  deux trophées. Hélas le torero   perd  les papiers avec les aciers (cinq entrées à matar et trois descabellos), silence pour le torero et applaudissement pour l’arrastre
Jesus Mejias Garcia révélé à Maurrin coupant deux oreilles a déçu. Son eral, très vilain, est très manso et décasté. Le jeune torero la banderille mal, le sera encore plus avec la muleta. Malgré quelques bons   détails, la faena est profilée et manque de dominio. Le toro est maître de la piste et déborde Jesus
Le jeune torero fracasse à l’épée (sept sorties à matar, et un descabello)


Ovation pour Tibo Garcia en quittant le ruedo, applaudissements de soutien  d’un public très aficionado de soutien pour Baptiste et Jesus. Comme les avants après avoir été dominé passent du au joug, le jeune tyrossais va « bouffer » du carreton pour préparer la finale des non piquées de Bayonne.

dimanche 23 août 2015

Les aficionados mimizannais ont vaincu les antis


Arènes de Mimizan Samedi 22 juin 2015 : Corrida des Fêtes 2015
6 toros de Camino de Santiago bien présentés donnant du jeu  pour
Curro Diaz : une oreille, une oreille
Juan Bautista :   deux oreilles, silence
Tomas Campos :   deux oreilles, silence après un avis
Douze « petites » confrontations avec la cavalerie Bonijol
Salut de la cuadrilla de Campos au troisième et de Juan Bautista au cinquième
Salut des ganaderos  Darré père et fils à l’issue de la course
Sortie en triomphe des trois toreros
Météo clémente
¾ d’arènes

Beaucoup de forces de l’ordre autour des arènes, mais pas d’antis en vue, le pari des membres du club taurin de Mimizan semble gagné. Avec une non piquée, et la corrida d’Août, la tauromachie espagnole est désormais partie intégrante de la vie culturelle de la cité balnéaire. Malgré un temps incertain, les gradins sont bien remplis d’un public  bon enfant venu pour passer un moment convivial aux arènes. Comme prévu par les bons sites de prévision, la côte atlantique a été épargnée par les pluies en cette après-midi ‘C’est dans des conditions météo très clémentes  que s’est déroulée cette corrida.
Le ganadero gersois Jean Louis Darré, après sa déconvenue de Villeneuve de Marsan, devait aux aficionados un desquite. La présentation du lot sélectionné pour Mimizan était irréprochable .Avec beaucoup de trapio, les toros sont sortis supérieurement armés .A l’exception du sixième au piton gauche escobillé , les pointes des cornes ont résisté  aux nombreux chocs contre les solides barrières mimizannaises. Au moral, ils ont tous été nobles. Au plan physique, ils ont, malheureusement, été   juste de forces. Face au cheval, ils venaient bien, avec un vrai fond de bravoure. Mais, souvent   économisés, ils ont peu poussé. A la muleta leur charge a manqué d’alegria et ne transmettait pas toute l’émotion que leur trapio pouvait laisser espérer. Le quatrième, encasté et noble, a été, de loin, le plus  intéressant du lot.

Quite à passer pour un lâcheur auprès du cercle des aficionados « toristes » dont je me revendique, j’adore le toréo artiste de Curro Diaz. Face à un premier toro faible  avec une charge courte et heurtée, il a parsemé sa faena de détails tout en finesse. Il réussit, en le toréant à mi-hauteur, à faire durer son opposant. Il lui fait alors baisser la tête pour une dernière série de derechazos superbes de sincérité et de temple. L’estocade, très engagée, est très rapide d’effet et Curro Diaz coupe la première oreille du jour.
Le quatrième est accueilli par des véroniques de grande classe .Il prend une très bonne pique avec bravoure, mettant les reins et restant longuement collé au cheval. Le début de faena est un peu heurté, mais le torero met rapidement les pendules à l’heure. Il enchaînera, en toréant très relâché, à partir de là des séries templées, élégantes des deux côtés.  De ces passes, le public gardera en mémoire de superbes molinetes et la très belle trinchera finale. Dommage que la mise à mort ne soit pas du niveau de la faena. Un pinchazo et une entière de côté avec hémorragie limite le succès à une oreille.
Le second a une corne droite incertaine, défaut qu’il gardera jusqu’au bout. Il est discret face au cheval, mais il permet quand même à Juan Bautista de réaliser un excellent quite par chicuelinas. A la muleta, il est tardo, faible et noble .Forcément soso, il transmet peu.   C’est donc au torero de créer, par son seul travail,  l’émotion. La faena de l’arlésien est très technique, Il redonne de l’allant au toro quand il baisse un peu de régime. C’est bien fait et, avec beaucoup de métier, le torero cherche, par un toreo plus spectaculaire, à « chauffer le public »  L’estocade un peu de côté est efficace et la présidence sort deux mouchoirs blancs .Le deuxième peut porter à discussion.
Le cinquième Camino de Santiago  est du même acabit que le second. Peu piqué, il permet à Raphael Viotti de saluer après deux bonnes paires de banderilles. A nouveau faena très adaptée au toro, le final en réduisant les terrains porte encore plus sur public .Tout est prêt pour un nouveau triomphe. Hélas la mise à mort (1/3 de lame mal placé et deux descabellos), prive l’arlésien de nouveaux trophées.
Tomas Campos dont c’était le premier contrat après son alternative prise en 2014, jouait gros sur le sable du ruedo mimizannais. Aidé par un groupe d’aficionados bayonnais, il a eu l’opportunité de beaucoup toréer en privé et ce contrat coïncide avec la fin de ce processus d’accompagnement  Son premier prend trois piques sans vraiment s’investir. Bien banderillé (salut des peones), il part de loin pour une première série à droite où il fait preuve de noblesse Il baisse très vite de ton et raccourcit sa charge Le toro finit par être soso et transmet peu .Le torero n’a pas l’officio de Juan Bautista, ni le sens artistique de Curro Diaz .Il réalise une faena propre mais superficielle. Il ne se croise pas beaucoup et cherche plutôt à toréer le public .Il obtient deux oreilles (une de trop) après une épée efficace
Le sixième sera trop piqué en quatre rencontres qui font penser à une opération de protection d’un torero peu expérimenté Tomas Campos , à l’exception d’une bonne série à droite ,ne va jamais trouver le sitio et le rythme pour s’imposer à un toro qui finit par être le patron du ruedo .La mise à mort ,manque de sincérité et  est catastrophique (deux entières atravesadas ,un pinchazo ,un tiers de lame en place et un descabello)

Ainsi s’achève une corrida qui a confirmé l’officio de Juan Bautista, la classe de Curro Diaz
Elle a aussi rassuré l’éleveur après son échec de Villeneuve de Marsan .Puisse-t-elles rebooster la carrière d’un Tomas Campos dont les débuts à l’échelon supérieur ne sont pas à la hauteur des espoirs suscités quand il était novillero.
Elle scelle aussi, et c’est très important, la victoire des aficionados locaux sur les antis et en particulier une responsable animaliste locale « mégalomane » et deux pseudos grévistes de la faim.



Thierry  Reboul

jeudi 20 août 2015

Financez une coopérative dans la Vallée des Aldudes


Les banquiers se conduisent souvent comme des thésauriseurs (j'hésitais à mettre des enfoirés) alors qu'ils devraient aider les gens qui ont des vrais projets.
Ici je vous propose d'aider une coopérative de fromages basques.
Que vous donniez 10, 20 ou 50€, pour vous ce ne sera pas grand chose, mais comme l'union fait la force, pour eux ce sera beaucoup : un travail au pays, des produits de qualité.
Cliquez sur le lien bleu là dessous : 

LE BORDEAUX NEUF

Parce qu'il y a de nombreuses et belles transformations

Je n'avais jamais vu les M&M's classés par couleurs dans un distributeur...

Le Lion du Pont de Pierre

 
L'hôtel SEEKO 

et devant le Quai des Marques

 
Les Algécos pour les ouvriers du chantier... comme des petits HLM

Un immeuble recouvert de bois

Construction du musée du vin, avec un taste-vin géant

Des immeubles neufs, avec les anciennes façades de pierres conservées

Vers les bassins à flots, de beaux bâtiments neufs



LE PONT CHABAN





 



Un bâtiment mystérieux pour attirer les extra-terrestres

L'ESPACE DARWIN