jeudi 30 juillet 2015

Corrida de la Madeleine 2015: Analyse et ressenti

Madeleine a fini par arriver puis elle est repartie vers d’autres pays où il ne pleut pas les jours de toros (ou du moins pas trop).

Les photos sont de mes deux acolytes Laurent Larroque et Romain Tastet


Il y a eu  Alejandro Talavante.Celui-ci  réussit le tour de force d’être beau (dans son toreo) et con à la fois.  Certes, il y a de l’élégance dans sa tauromachie, mais il est systématiquement sur le pico et fuera de cacho. Il ne méritait pas une oreille ce mercredi au Plumaçon .Sa bouderie en forme d’abandon de poste au 6ème friserait le ridicule si elle n’était   tarifée à hauteur de quelques milliers d’euros. Cet individu et ceux qui se permettent de dénigrer le public, ne devraient pas oublier que s’ils sont payés, c’est parce que le respectable assis sur les gradins a laissé une partie de ses économies à la taquilla.
A l’exception de vendredi et samedi, ce ne sont pas les toros qui se sont ennuyés aux arènes, mais le public. 

Les Victoriano del Rio me font penser à ces bonbons  que l’on apporte conditionnés en boîte plastique ronde. Ils font envie, se consomment  sans poser de problème mais  ne laissent aucun souvenir tant ils sont fades. Les Domecq, eux, veulent avoir l’air d’être des toros mais   n’en sont pas. Et le dernier jour, ce fut triste comme un dimanche  à Orly car  il n’y avait de vrais Victorino Martin que le père et le fils assis sur les gradins. Les Victoriano del Rio, n’en déplaise aux « flamingands » du toro artiste, n’ont existés que parce qu’ils avaient en face d’eux de grands toreros.

L’Orchestre Montois, qui s’est illustré tout au long de ces fêtes, aurait pu jouer aux vues des cornes scandaleuses des toros des premiers jours, un Tango Funèbre. Accident ou influence néfaste des fundas, seules de vraies analyses scientifiques pourraient nous éclairer. En tout cas, la suspicion est là et j’entends déjà le diable Garrigues dire « ça va, les marchands du temple taurin œuvrent dans le sens des antis »,
En parlant de musique, et sans jouer les bigotes, j’ai moyennement apprécié l’ambiance musicale de la corrida de samedi. Ce que l’on peut tolérer pour un moment particulier, despedida par exemple,   doit rester une exception. La musique ne doit pas occuper trop d’espace dans la scénographie taurine. A l’opéra c’est le chanteur que l’on doit entendre Dans une arène, c’est au toro et au torero de transmette l’émotion. D’autant que, c’est le matador qui risque sa vie et pas le clarinettiste.


L’empresa montoise nous a joué samedi, comment tuer la novillada quand on a été élevé comme moi dans l’aficion. Des novillos imprésentables dans un ruedo de 1ère catégorie, des novilleros tristes et toute la ville s’est endormi. Quand on voit la qualité des courses organisés dans les placitas du Sud Ouest et l’indigence récurrente des novilladas montoises, on peut craindre le pire quant à leur avenir.
Heureusement, il y a eu les Cebada Gago .Mélange de mansos et de toros très encastés, ils ont fait de l’après-midi de samedi un grand moment de tauromachie authentique .


Et j’en appelle aux organisateurs pour qu’ils oublient les ganaderias commerciales .Il y a chez Pedraza, Cebada Gago, Valdellan et autres Fraile  de quoi donner aux aficionados et aux non connaisseurs l’émotion qu’ils viennent chercher sur les gradins d’une arène

Aux Bourgeois de la tauromachie (Miguel Angel, José Maria, Alejandro), des peigne-culs, à défaut de leur chanter une comptine bien sentie, ont montré leurs bonnes manières.

Il y a eu Thomas Dufau, très motivé, qui a réussi sa meilleure faena. Rafaelillo, à qui on voulait crier lors la San Isidro ne pleure pas Raph, et Perez Mota ont été grands. Face à des Cebada Gago dangereux et exigeant, portés par l’aficion montois, ils ont fait montre de courage et d’abnégation.  J’avais envie de dire aux élèves d’Adour Aficion présents aux arènes.  « Regardez bien petits, eso es torear de verdad ».



Enorme succès aussi pour deux Don Quichotte au physique de Sancho Pança, Juan José Esquivel et Tito Sandoval ont fait se lever les foules à l’issue de deux grands tercios de piques.

Je me surprends à rêver que de ces gens là, la lumière jaillira et que les trompettes de la renommée résonnent pour eux en lieu et place des notaires du G5.

Il y a eu aussi les vieux. Padilla et Castano n’ont pas pu grand-chose, et qui s’enfoncent doucement dans l’oubli. Et puis il y a eu Ponce à qui le public a crié « Ne me quitte »
Quand on n’a que de l’amour pour un torero, on oublie de voir les défauts. J’ai trouvé ses deux premières faenas belles, mais artificielles, voire scénarisées comme certains shows de téléréalité. 


Puis la réalité du toro a remis les choses à leur juste place. Face à un toro manso, sans race le Maestro de Chiva nous a donné une grande  leçon de tauromachie mêlant  lidia et art. Et là, c’est comme ça, j’ai vraiment été ému.
Deux hommes sont venus à Mont de Marsan dans l’espoir d’atteindre l’inaccessible étoile qu’ils rêvent d’atteindre
Le premier, Guillaume Bats, est landais et ganaderos .Il présentait pour la première fois un lot complet en non piquée dans une arène de première catégorie L’examen s’est bien passé et même s’il y a du travail à faire ,le jeune landais ,en particulier avec l’achat de vaches d’origine El Torreon, est sur la bonne voie.
Le second est basque et torero Après un mauvais début de saison et un échec retentissant à Madrid pour son seul contre six, Yvan Fandiño est au fond du trou. Mais être torero, c’est vivre debout. Pour ne pas se faire damer le pion par Ponce, il va se battre comme un maletilla mort de faim en quête d’une place au soleil. Face au dernier Victoriano del Rio il  réalisera une très grande faena  et coupera deux oreilles largement méritées



Avec Fandiño, ce que je retiendrai de cette Madeleine 2015, c’est la pelea de Dormilon, 5ème toro de la corrida de Cebada Gago. Brave, noble et encasté il a dominé un Castaño qui n’a pas su exploiter les qualités de ce bicho qui a de grande chance d’être le meilleur toro de la temporada française.

Pour revivre les grands moments des corridas de vendredi et samedi et se remonter le moral comme je l’ai fait en rentrant de la décevante course  ,allez faire un tour sur le site de corrida TV pour voir les videos d'Alain Garres. La comparaison des styles des toreros et de comportement des toros est riche d’enseignements. (http://www.dailymotion.com/video/x2zaqfo_mont-de-marsan-25-juillet-2015_sport et http://www.dailymotion.com/video/x21liu7_corrida-de-mont-de-marsan-16-juillet-2014_sport)

Contrairement aux Marquises de Brel, en ce soir d’été, la ville s’endormait dimanche, mais on n’oubliera pas ces  noms Ponce, Fandiño, Esquivel et Dormilon qui ont marqué ces Fêtes Montoises très inégales avec de grands moments et d’autres où sur les gradins les spectateurs avaient le sentiment d’être cocus.
  
Thierry Reboul

mercredi 29 juillet 2015

Riscle : très beau lot de novillos d'Osborne


La vidéo du débarquement est en ligne sur dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/x2zlzni_debarquement-novillos-de-riscle_sport




mardi 28 juillet 2015

Cesar Valencia coupe la seule oreille de la journée Valdellan à Orthez

Journée taurine des Fêtes d'Orthez

Les photos sont de Christian Sirvins

Les novillos de Valdellan

Arènes d’Orthez, dimanche 26 juillet : novillada piquée des fêtes 2015
4 novillos de la ganaderia Valdellan pour
Tomas Angulo : salut au tiers, salut au tiers
Louis Husson : Salut au tiers, vuelta
Les novillos sont applaudis à l’arrastre.
Belle entrée avec 2/3 d’arènes


Les organisateurs orthéziens ont décidé de faire appel pour leurs traditionnelles novillada et corrida à un seul et unique élevage. Leur choix s’est porté sur la Ganaderia Valdellan dont les résultats, en particulier en France, ont fait un des élevages fétiches de l’aficion torista.
Pour mettre en évidence, un soin particulier est apporté au premier tiers.
Les utreros de cette novillada matinale, ont constitué un lot homogène dans le type de l’encaste. Légers, ils ont fait leur devoir au cheval et fait preuve de beaucoup de noblesse et aussi de piquant au troisième tiers. Les deux jeunes novilleros ont été souvent débordés et n’ont pas toujours su les canaliser .Ils ont également connu quelques difficultés dans le maniement des aciers

Le premier, bien mis en suerte par Tomas Angulo, prendra trois piques en poussant. Il cassera le palo à la seconde.  A la muleta, il vient bien et même de loin. Le novillero, triomphateur orthézien en 2014, n’a pas progressé depuis l’an passé .Il toréé peu, depuis ses débuts en piquée en 2012.Son style « kamikaze » lui a valu pas mal de volteretas.
Il va se faire déborder par la caste du novillo qui finit par être le patron en piste.   Le Valdellan a deux bonnes cornes, mais le torero ne trouvera ni la distance  et le « mando » pour exploiter la charge du bicho sans se faire accrocher ou désarmer.  Il se fait secouer en tuant d’une demie efficace.

Le troisième le désarme dès la réception à la capote. Il met les reins et pousse lors de ses deux rencontres avec le cheval, la première placée dans l’épaule. A la muleta, le toro commence par se défendre puis finit par se laisser faire .Angulo recule à chaque passe, se fait voir à gauche ; Les séries ne sont pas liées et les passes approximatives. Le toro, comme le premier devient le patron du ruedo. Le novillero tue d’un quasi golletazo après avoir pinché. A l’appel de la claque de ses supporters, il salue au tiers.

Louis Husson n’a pas connu une grande mâtinée .Il semble fatigué et boîte  dès les premières passes à son premier novillo. Joli, mais cornicorto, l’utrero est bien reçu à la cape par le jeune français. Il est piqué sincèrement et efficacement par Laurent Langlois à trois reprises (la seconde avec départ du centre du ruedo, la dernière plus symbolique). Excellent tercio de banderilles à charge d’El Santo et de Manolo de los Reyes qui sont invités à saluer.
A la muleta, le toro est noble .Il lui manque un peu de chispa .Louis le double bien mais a du mal, par la suite, à trouver le sitio. Les séries surtout à gauche sont désordonnées et le toro finit par prendre le dessus. Après un pinchazo, Le dacquois tue d’une épée très en avant et doit se contenter de saluer au tiers.

Le quatrième est le plus costaud du lot Il poussera sous deux piques mal placée et sera bien banderillé par El Santo et de los Reyes. A la muleta, le novillo sera le plus noble et le moins exigeant de la matinée. La faena sera courte. Le novillero exploite la charge du Valdellan dans de bonnes séries ; Nerveux, il manque de sérénité et ne se croise pas assez .La faena, vite interrompue, laisse un goût d’inachevé. Vuelta du torero après un pinchazo et une entière en avant.
Le prix au meilleur picador n’est pas accordé, Laurent Langlois aurait pu y prétendre. Le prix du meilleur geste taurin est attribué à Manolo de los Reyes alors que le prix au meilleur novillero reste desertio.
Matinée intéressante, même si les novilleros sont restés en dessous des possibilités offertes par un bétail encasté mais toréable.

Bonne initiative des organisateurs et de la musique, qui attend  un éventuel appel à saluer du torero pour jouer entre deux toros. Dommage que ce fonctionnement n’ait pas été reconduit pour la corrida de l’après-midi.

Les toros de Valdellan

Arènes d’Orthez, dimanche 26 juillet : corrida des fêtes 2015

6 toros de Valdellan pour
Alberto Lamelas : salut au tiers, silence
Thomas Dufau : quelques sifflets après un avis, sifflets après deux avis
Cesar Valencia : une oreille, vuelta
Très belle entrée supérieure à 80% malgré la concurrence montoise
Durée de la corrida : 3 heures

Point très positif, la taquilla qui prouve que quand des organisateurs font l’effort de l’originalité et de la prédominance du toro dans les cartels, cela marche.
Point négatif, le comportement des toros de Valdellan. Dans le type de la ganaderia, ils ont été moins bons que leurs frères combattus à Vic. Ils ont poussé à la pique, mais ils se sont vite éteints au troisième tiers. Malgré cela, il y a toujours eu du sérieux en piste car même arrêtés, ils étaient toujours dangereux.


Le premier, déjà vu dans les corrales vicois, ressemble par sa robe à un Barcial. Dès son entrée en piste, il est dangereux. Il s’arrête en cours de charge et cherche l’homme. Il prend deux piques, la seconde meilleure. A la muleta ,il est avisé et Lamelas va s’arrimer  avec courage pour lui tirer des séries de passes à la limite de l’accrochage à droite .La corne gauche est très compliquée. Le torero est, on le sait, un vaillant qui ne recule pas et se bat, là où d’autres auraient déjà pris l’épée véritable. Il y a de l’émotion en piste.
Le Valdellan finit dans les planches, avisé et tardo .Lamelas s’engage, après un pinchazo, pour une bonne entière efficace.

Le quatrième est invalide. Il ne sera pas changé malgré les protestations du public. Trop et mal piqué,  il est noble  Couplée à son handicap, cette noblesse en fait un toro soso .Il suit la muleta sans poser de problèmes. On voit dans cette faena, l’autre facette de Lamelas qui est capable, face à un tel bétail, de toréer avec calme et une certaine élégance. Mais le bicho ne transmet aucune émotion, et le public est venu voir autre chose. Le torero insiste, mais les spectateurs s’ennuient. Le toro s’éteint peu à peu .Il se couche après un quart de lame, relevé par le puntillero, il faudra deux descabellos pour conclure.

Thomas Dufau a participé en quelques jours à deux corridas diamétralement opposées. Après les Domecq montois, il est aujourd’hui opposé à des Santa Coloma. Il va connaître une très mauvaise journée. Débordé à la muleta, il aura beaucoup de difficultés avec les aciers.
Le second  est écarté avec beaucoup de talent par l’écarteur de la ganaderia Dargelos Thomas Marty. 

Le toro très mal mis en suerte à trois reprises pousse sous le fer. A la muleta, il demande que le torero soit un patron. Il a une bonne corne droite. Le torero landais, après une bonne série de la droite, ne trouve pas le bon sitio. Il ne croise pas et le toro non dominé, finit par se décomposer .La faena manque à la fois de lien et de contenu. Après cinq pinchazos, le Valdellan finit par se coucher.*

Pas de desquite au cinquième, le toro est très mal piqué .Dans le peto, il fait preuve de violence .Il a du genio et demande lui aussi une lidia autoritaire pour être dominé ou un valiente pour qu’il y ait de l’émotion. Dufau, en totale perte de confiance, ne sera ni l’un ni l’autre et finira par accentuer les défauts de son opposant. Deux demies et une kyrielle de descabellos, le toro se couche à la limite du troisième avis, mini bronca pour le torero.

Cesar Valencia  retrouve l’élevage face auquel il a triomphé à Vic. Il est accompagné d’une excellente cuadrilla. Le premier est abanto ,il accroche la cape . Il sera supérieurement et superbement piqué par Alberto Sandoval. Le toro est manso, il est tardo et c’est le piquero qui va le chercher et le provoquer ; Au contact, le Valdellan s’allume et est violent. Excellent cavalier, le piquero résiste et le tient  sous le fer. L’utilisation du regaton pour la troisième pique est une hérésie d’un président souvent mal inspiré et qui avait ordonné le changement de tercio à la surprise générale après la seconde rencontre. Le toro est un manso, il ne chargera jamais avec alegria et l’absence de la puya pour le canaliser peut mettre cavalier et cheval en danger. Le piquero est ovationné.
Bon tercio de banderilles par Cesar Valencia avec un excellent quiebro final.

On s’attend à un grand combat entre un manso con casta et un jeune torero courageux et motivé. Hélas le toro fait une très violente vuelta de campana dont il aura du mal à se remettre .Il va très vite s’éteindre, sa caste et son fond de noblesse, comme il est devenu tardo, ressemblent à de la soseria. Le vénézuélien s’applique, se croise, a de jolis gestes, mais le toro ne transmet rien. Le torero tue d’une entière de côté très rapide d’effet Une oreille et vuelta du torero accompagné de son picador.
L’ultime est accueilli par des faroles de rodillas spectaculaires et risqués. Il est bien piqué par Yvan Garcia, déjà vu à son avantage à Vic.  Le Valdellan est lui aussi un manso con casta, plus violent que brave. Il sera bien banderillé par la cuadrilla qui devra saluer.
Cesar Valencia, avec courage, se croise et réalise deux bonnes séries à droite  A gauche, c’est plus complexe et le torero ne trouvera  pas la clé pour réussir de bonnes séries de naturelles.

 Le toro va à menos et la faena aussi. Il y a eu de l’émotion en piste par la présence du Valdellan et le courage du torero mais le second n’a pas réussi à dominer le premier.  Le sud américain doit se contenter d’une vuelta après un pinchazo et un tiers de lame.
Alberto Sandoval reçoit le prix du meilleur piquero, Thomas Marty et Cesar Valencia sont récompensés pour leur courage.. A l’exception de Thomas Dufau  trop à contre emploi, les deux autres toreros se sont investis mais il leur a manqué la matière première pour briller
Il n’a manqué qu’un peu plus d’alegria chez les toros pour que la corrida prenne une autre dimension.
C’est dommage pour des organisateurs qui n’ont pas eu la récompense, si ce n’est le niveau de la taquilla, que méritait leur investissement.
On reviendra l’an prochain en terre orthézienne, les efforts et l’abnégation finiront bien par payer.

En attendant, premiers rendez vous du marathon aoûtien
Samedi à Riscle.
, le matin pour une intéressante mixte avec du bétail du Lartet et l’occasion de revoir José Ruiz Muñoz
L’après-midi pour voir le retour des Osborne en France avec un lot très bien armé
Entre les deux, il y aura le traditionnel thon piperade.
à partir de dimanche à Hagetmau pour la feria du novillo


Thierry Reboul

vendredi 24 juillet 2015

MADELEINE 15 - TOREART

Une exposition de Joséphine Douet, Diego Ramos et Georges Briata

Présentation des artistes en présence de Geneviève Darrieussecq notre Maire (son mari dans son dos), Georges Briat (en blanc) Stéphanie Pécastaing, Joséphine Douet et Diego Ramos.

Evidente complicité entre Stéphanie Pécastaing et Joséphine Douet


Les élèves de l'école taurine Richard Milian étaient là

Richard Milian et Geneviève Darrieussecq 

Ouverture du cadeau pétillant offert pour fêter les dix ans de l'école taurine.

Interview de Diego Ramos pour Radio MdM par Bombero

Visite de Julien Lescarret