dimanche 23 octobre 2016

MONT DE MARSAN SCULPTURES 16-2



 







 La narval, le mouflon royal, le cerf élaphe, le géant des Flandres, le koudou
















samedi 22 octobre 2016

Gamarde : Nostalgie, Aficion et Solidarité


Gamarde,  Fiesta Campera organisée au profit de l’association Corazon de Toreros y de Niños.  
6 novillos de Gallon   donnant du jeu malgré une faiblesse certaine

Patrick Varin : deux oreilles
Richard Milian : deux oreilles et la queue
Victor Mendès : une oreille
Stéphane Fernandez Meca : une oreille
Julien Lescarret : une oreille
Mathieu Guillon « El Monteño » : deux oreilles
7 picotazos , Cavalerie Philippe Heyral
A l’issue du paseo toreros et   organisateurs  saluent au centre du ruedo.
Richard Milian sort à hombros portés par les apprentis toreros d’Adour Aficion
1000 personnes

Président : Pascal Lavigne



Photos Nicolas Couffignal
Il y a des semaines où tout sourit aux aficionados. Ce jeudi la Catalogne et Bogota ont recouvré le droit d’organiser des corridas. Certes il faut rester vigilant. Les antis sont comme les joueurs du XV de la Rose, sournois, fourbes et capable de toutes les tricheries. Mais ce soir, j’ai envie de dire aux Garrigues, Beaudoin et consorts : good game, isn’it !

Cette semaine a été précédée d’un dimanche tout aussi radieux. L’équipe à Léa Vignal organisait dans le Sud Est, le traditionnel festival de Rodilhan. A Gamarde, cité en passe de devenir une des places fortes de la tauromachie espagnole dans les Landes, Manu Mendès et Antonio Paxiao organisait une fiesta campera au bénéfice de l’association Corazon de Toreros et Niños qui vient en aide aux enfants atteints de maladies cardiovasculaires. Deux manifestations, deux réussites qui ont permis de montrer que les aficionados ont du cœur.

Dans le Sud Ouest, la journée a commencé par une capea avec les élèves d’Adour Aficion. 

Cette matinale est allée à mas avec un final en competencia « majuscule » ente Jules et Tristan. Les deux élèves sortiront à hombros du ruedo landais.

550 repas servis et environ 1000 personnes sur les gradins au moment du paseo et Manu et Tonio, sourire aux lèvres, peuvent  répondre avec les toreros présents à l’ovation du public à l’issue du paseo.
Palco œcuménique avec un dacquois (Pascal Lavigne), un montois (Pascal Darquié) et un bayonnais (Lionel Lohiague), et   accompagnement musical flamenco, tout est en place pour passer une sympathique après-midi de Solidarité et d’Aficion.
C’est la ganaderia camarguaise des Frères Gallon qui fournit le bétail. D’une présentation adaptée au contexte, les novillos ont souvent manqué de forces, mais leur noblesse et leur indulgence ont permis aux toreros de s’exprimer. Regroupant trois générations de toreros, le cartel   a tenu ses promesses.
Il y a eu de l’émotion avec Richard Milian toréant devant sa classe, de la technique avec Patrick Var
in améliorant son adversaire par une lidia adaptée. Victor Mendès a fait montre de duende dans une exceptionnelle série en fin de faena. Fernandez Meca a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa technicité. Mal servi par un bicho   quasi invalide , Julien Lescarret n’a pas pu faire grand-chose , mais ne s’est jamais départi de son sourire. Mathieu Guillon, le seul torero d’active de l’affiche, a montré une nouvelle fois qu’il mérite que les organisateurs s’intéressent à lui. Seuls Nicolas Bertoli, Laurent Langlois et Gabon Rehabi ont du être déçus. La faiblesse des Gallon ne leur a pas permis de s’exprimer. Les tercios de piques ont été réduits à de très légers picotazos.

Après l’avoir toréé à la cape avec suavité et élégance, Patrick Varin banderille le premier novillo Il toréé en douceur un Gallon qui est juste de forces.

La noblesse du bicho , le métier et le sens de la lidia du torero font que la faena va à mas. Le torero lyonnais conclue sa prestation par des adornos qui nous rappellent combien il fut un torero artiste.
L’estocade est défectueuse mais la présidence accorde quand même deux oreilles.

Grosse pression pour Richard Milian qui se produisait chez lui et surtout devant les élèves de son école taurine .La réception au capote, malgré une bousculade lors de la larga initiale, est empreinte d’élégance, en particulier la mise en suerte par chicuelinas marchées. Revoir Victor Mendès et Richard banderiller de concert, a ravivé quelques vieux souvenirs. Complétée par Mathieu, la terne a été ovationnée La meilleure paire est à mettre à l’actif du « vétéran » portugais.




Milian offre son toro à ses élève Il l’entreprend avec des derechazos très relâchés Mais le Gallon est compliqué et querencioso. Il faut le lidier avec autorité. Après avoir été bousculé, Richard doit redevenir le torero des tardes « complexes ». Il finit par prendre le dessus sur le novillo. Malgré la demi charge du Gallon, le torero peut finir sa faena par des séries « inspirées » tout en, comme au bon vieux temps, se faisant bachouché.



Estocade foudroyante, le Palco accorde deux oreilles et la queue du Gallon, trophées que Milian promène avec ses « mômes » lors d’une vuelta très chaleureusement fêtée.

Victor Mendès en grand capeador de, reçoit avec suavité le troisième. Le novillo manque lui aussi de force. Le portugaise banderille avec Meca et Guillon.



Après un début de faena sur la réserve, Mendès se croise de mieux en mieux , met du « sentiment » dans ses passes. Il termine en apothéose sa prestation par une exceptionnelle série marquée du sceau du duende. La mise à mort en deux temps n’est pas à la hauteur de la faena et Mendès ne coupe qu’une oreille.

Le quatrième est noble et vient de loin en début de troisième tiers. Stéphane Fernandez Meca l’entreprend en se croisant et en allongeant la charge. Le début de faena est excellent jusqu’à ce que le toro se blesse à une patte.



Handicapé, il devient tardo et charge avec noblesse mais en hésitant sur ses appuis. Le torero essaie de maintenir le niveau de la faena, mais le novillo va à menos et ne transmet plus rien. Une bonne estocade entière permet au nîmois de couper une oreille.

Le suivant est quasi invalide, Il a très peu de charge et fléchit à plusieurs reprises. Après avoir brindé au maire de Gamarde, Lescarret donne quelques passes mais ne peut pas construire de vraie faena. Après un travail d’infirmier, l’homme au nœud papillon coupe une oreille.



Peu piqué, le sixième est très bien banderillé par Mathieu Guillon. Le toro est noble. Après des aidées par le haut, le montois enchaine par une bonne série de derechazos. Mis en difficulté au début de la seconde, il se reprend et termine par des passes données avec temple et relâchement. . Mathieu prend confiance et en torée avec beaucoup de finesse et d’élégance et finit par une série d’adorños inspirés..!I coupe deux oreilles après une entière et deux descabellos..




Après Villeneuve, le torero montois a prouvé une fois de plus qu’il avait sa place dans bien des cartels.

Salut de Michel Gallon, et sortie en triomphe du professeur porté en triomphe pas ses étudiants concluent une très belle après-midi.
Prochain rendez-vous, le 30 octobre à Samadet pour un nouveau festival caritatif.


En parlant de caritatif, par charité nous passerons sous silence les deux manifestations collectives des antis que ce soit à Rodilhan ou à Gamarde.


Thierry Reboul

vendredi 21 octobre 2016

A Los Toros reçoit RAFAELILLO



En ce vendredi 21 octobre, la Peña A LOS TOROS recevait le maestro RAFAELILLO en ses murs.
Le torero a commencé par un résumé de sa carrière. De 8 à 12 ans, poussé par son père, grand aficionado, il est allée à l'école taurine de Murcie, puis a quitté la maison pour aller à Jaën. Il se souvient que c'était dur, sa mère pleurait, ses soeurs pleuraient... Lui il ne rentrait que pour Noël, ou un peu l'été pour aller à la plage. Le reste du temps il vivait dans une finca, et c'est là qu'il a tout appris des animaux, chevaux, bétails, toros.


 
Palomares a été son premier apoderado, dès la non-piquée. Il nous a raconté que son passage à Mont de Marsan, filmé pour un reportage diffusé sur Canal + Toros a eu un gros impact sur son démarrage de carrière. Il a toréé quarante courses en deux ans.
En 95 il était en novillada piquée, un concours en février à Nîmes, avec Luisite et Jose Tomas. Il a alors gagné son poids en bouteille de champagne, mais il était léger comme un moineau, alors il n'était pas très content.  (rires)
En 1996 il a prit l'alternative à 17 ans, avec son idole de toujours Enrique Ponce, mais ayant des problèmes avec son apoderado, il n'a pas eu beaucoup de contrats.
Il a passé trois ans sans toréer en Espagne, c'était une période très difficile. Son frère, qui  n'avait pas eu le goût de la tauromachie, bien que leur père eut essayé également de le pousser dans cette voie, le faisait travailler avec lui dans un bureau. Et il cueillait des fruits, mais il s'entrainait toujours, espérant confirmer à Madrid un jour. Et puis le week-end il sortait, parce qu'il était jeune, et qu'il fallait bien profiter.
Il rencontre Pepe Sanchez, un homme ayant réussi dans les affaires, mais n'ayant pas pied dans le monde taurin. Celui-ci veut l'aider, il croit en lui. Grâce à lui il se présente à Madrid pour sa confirmation. Ce jour là ils étaient deux à confirmer, ce qui lui a laissé comme l'impression d'être un produit dans une enseigne de supermarché, deux pour le prix d'un. Mais il fait une vuelta avec pétition d'oreille. Il rentre à l'hôtel abattu car ayant déchiré le costume,il ne va même pas rentrer dans ses frais. 

 
En 2004 il est à la San Isidro, bien. Et aussi en 2005. Et en 2006 encore, et Murcie et Barcelone le programment, ainsi que des villages. Et alors qu'il lui téléphone depuis deux ans pour lui demander d'être son apoderado, Robert Piles accepte enfin. Il lui permet d'entrer dans le circuit des férias.
Depuis 2008 chaque année est différente.
En 2010 il prend Roberto Espinosa comme apoderado, cette année là il torée une trentaine de corrida. Il le garde jusqu'en 2012. Cette année est sa pire année comme toréro. Il vient d'être papa et n'a pas la tête dans les arènes. Puis il surmonte cette phase, et revient, cette fois avec la volonté d'assurer un bel avenir à ses filles. 
Cette année, en 2016, il a fêté ses 20 ans d'alternative et sa cinquantième corrida de Miura. 




Ça c'est le Rafaelillo sérieux. Parce que le joyeux larron pointe vite sous la mâchoire serrée, et le rire fuse en cascade!
Il nous raconte la naissance de sa fille : il partait aux arènes, pour toréer. Dans la voiture un appel : son épouse vient de perdre les eaux. Il ordonne au chauffeur de faire demi-tour. A la clinique, on l'habille de blouse en papier, d'un chapeau. Il voit sa femme, le médecin lui dit qu'ils vont essayer de garder le bébé le plus longtemps possible, car il n'a que sept mois et ses poumons ne sont pas suffisamment développés. Ils repartent aux arènes! Bon, il a la tête ailleurs, il entend une bronca, avoue que ce jour là les gens n'ont pas vu le vrai Rafaelillo. En route il demande à son père s'il a faim, celui-ci dit que non, du coup il lui mange son sandwich, et demande au chauffeur d'accélérer.
Son père lui dit "j'ai eu six enfants, je n'en ai vu aucun naitre, et c'est très bien ainsi§ Pff les hommes de maintenant... "
Le chauffeur accélère, les voilà à l’hôpital, et deux minutes après il voyait sa fille naitre. 

Mais bon, maintenant il est sérieux, parce qu'il est marié, mais avant... Et puis il est plus calme aussi.
On lui a demandé qui était l'homme derrière le torero. Il a rit, et a dit qu'il fallait demander à sa femme! Mais c'est un type qui aime faire du sport, s'entrainer, s'occuper de ses filles, et dormir. Il se lève tôt à 8h pour amener sa fille à l'école, et puis l'après-midi après le repas il fait la sieste. Et quand il torée, il arrive la veille pour bien dormir sur place, pas d'économie d'hôtel, son sommeil avant tout.
Eh bien, je crois que j'ai au moins un point commun avec Rafaelillo!









vendredi 14 octobre 2016

MONT DE MARSAN SCULPTURES 2016












 













 le retour de "La Landaise"




 "Le poids du monde emmuré" de Laurent Reynès
(étant grippée j'ai lu "enrhumé" on ne se refait pas...)


 "De retour du STYX" de Diadjy Diop, créé pour MDMS


Manifestation attendue avec presque autant de ferveur que les Fêtes ou le Flamenco, les années de Mont de Marsan Sculptures marquent toujours les esprits par leurs installations fortes. De plus, chaque année, celà permet aux Montois, et aux visiteurs, de découvrir des lieux qui ne sont pas forcément ouverts au public. 
Cette année la cerise s'appelle "Rotonde de la Vignotte". Tous les montois la connaissent, rares sont ceux qui ont vu l'intérieur. Enfin si, maintenant, vous pouvez y aller jusqu'au 6 novembre! 
Certaines statues sont également exposées dans les vitrines vides. Je ne me rappelle plus où j'ai lu que la ville qui voulait un musée dans la rue n'allait pas tarder à se transformer en ville-musée... Espérons toutefois que le commerce montois reste vivant, malgré tout!
Un autre article viendra ultérieurement pour d'autres statues.

VISITEZ LA VILLE !!!!