dimanche 30 avril 2017

THE YOUNG LADY

William Oldroyd

Dans l'Angleterre rurale de 1865, Katherine se marie avec un parfait inconnu, bien plus âgé qu'elle.
Son beau-père éloigne alors le mari sans que le mariage ne soit consommé, puis s'en va à son tour.
Demeurée seule, la jeune femme va découvrir la passion charnelle en la personne du palefrenier.

Alors ça commence bien, on se dit la pauvrette si seule, il faut bien qu'elle se console. Et puis les morts s'accumulent, et on se rend compte que la jeune n'est qu'en fait un monstre calculateur et froid!
Florence Pugh est exceptionnelle, dans ce grand film!
A voir!

vendredi 28 avril 2017

EXPOSITION MARCEL MERIGNARGUES

du 29 avril au 23 juillet 2017
Salle d'Arts Graphiques, Musée Despiau-Wlérick

Originaire de Nîmes, Marcel Mérignargues (1884-1965) a réalisé une frise en relief pour la façade du Pavillon du Languedoc Méditerranéen à l'occasion de l'Exposition Internationale des Arts et des Techniques de Paris en 1937.
Les différents dessins préparatoires conservés dans la collection du musée sont regroupés en présentés pour la première fois.


Cheminot
Ramasseuses de feuilles de murier

lavage des cocons

le skieur
collecter des châtaignes
le wagon

mercredi 26 avril 2017

AURORE

Blandine Lenoir

Aurore est une belle femme d'une cinquantaine d'années. Elle a bien entendu divorcé du père de ses filles, qui s'est recasée avec une femme plus jeune. Trop de changement dans son travail lui impose la démission. Elle galère alors à trouver un nouveau travail. Elle croise alors par hasard son premier amour, au moment où sa fille aînée lui annonce qu'elle est enceinte.

Un beau portrait de femme "invisible", l'image en est donnée par la porte automatique qui ne s'ouvre pas à son passage (comme avec moi!). En effet les femmes de 50 ans sont peu représentées au cinéma, et dans la vie, si elles doivent bien continuer d'exister quelque part, il leur est en effet difficile de retrouver un travail.
Agnès Jaoui est formidable, ni parfaite, ni refaite!
A voir.

dimanche 23 avril 2017

Mugron: ne pas confondre difficile et décasté

Il est toujours compliqué de faire la reseña d’une course qui ne vous a pas plu quand on connait et respecte les organisateurs de l’évènement. L’équipe de la Peña Taurine Mugronnaise est composée d’aficionados militants, leur accueil est un des plus agréables de la planète taurine gasconne.  De plus ils ont fait ce qu’il fallait pour monter une course de bon niveau avec les débuts en piquée de Baptiste Cissé, la présentation en France d’Alvaro Sanchez  et le choix d’une ganaderia digne d’intérêt. Hélas, ils ne sont pas dans la tête des toros quand ils les choisissent et les novillos d’Añadio n’ont pas été à la hauteur des attentes qu’ils avaient placées en eux.
La présentation, costauds et bien armés, aurait du peut-être les alerter. Le lot était composé de trois coquillas et de trois buendias. Les six toros sont sortis limite du type de leur encaste. Les coquillas sont sortis lourds et armés et les buendias plus gorditos que costauds. L’exemple de Flor de Jara dont les produits, encaste Buendias, ont perdu leurs qualités quand le ganadero, pour sortir à Madrid, a augmenté le promedio de sa camada est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.   C’est difficile pour un ganadero qui veut vendre, mais chaque encaste à sa morphologie, son poids de forme. On ne fera pas d’un Fidjien un « Jean Gachassin » ou d’un Pedraza un Garcigrande.
Certains, dont je respecte le point de vue, ont vu dans cet enciero, un lot intéressant car compliqué et difficile. Pour moi,  un toro complexe et difficile est un toro qui par son agressivité,  son refus de se voir imposer sa trajectoire met en difficulté le torero et l’oblige à une lidia courageuse et/ou autoritaire. Les novillos de Mugron se défendaient sur place, avaient un quart de charge. Difficile de lidier des toros  que le manque de race  fait se réserver dès la deuxième série et qui se réfugient dans le terrain des planches.
Les utreros d’Añadio ont fait illusion à la pique  mais se sont vite éteints ou réservés au troisième tiers.
Face à ce bétail Alvaro Sanchez a confirmé les qualités entrevues à Madrid et qui font de lui, un des toreros à suivre en ce début de temporada. Baptiste Cissé a débuté en piquée et a laissé une bonne impression qui sera à confirmer lors de ses prochaines sorties. Jésus Enrique Colombo, mal servi au sorteo, a montré ses limites.


Le premier  (encaste Coquilla) prend une bonne première pique et sort seul d’une seconde rencontre où il n’a pas été mis en suerte. Aux banderilles, il se réfugie dans les tablas. 

En début de faena, Alvaro Sanchez le sort de cette querencia, pour une bonne série à droite. A gauche le toro serre le torero et a une charge courte. Malgré un changement de terrain et le retour à droite, le toro se complique.  

Avec du métier, et un certain dominio, le novillero prend le dessus sur le novillo .Malgré deux accrochages,  Alvaro  Sanchez enchaîne deux séries à droite en se croisant bien et en conduisant la charge. A la mort, le coquilla est difficile à fixer. Le novillero doit se contenter de saluer après une demie et un descabello.

Le second (encaste Buendia) est long à sortir du toril. Tardo, limite apathique, il s’allume sous le fer et pousse bien à la première rencontre, hélas trasera.

 Il pousse également à la seconde rencontre. Correctement banderillé, le toro arrive tardo dans la muleta de Jésus Enrique Colombo.

  Le torero manque de recours, le toro ne se livre ni à gauche, ni à droite, Après deux séries de quart de passe, la faena tourne court. L’arrastre est sifflée.

Le troisième restera dans l’histoire comme le premier novillo estoqué par Baptiste Cissé.  L’añadio (encaste Buendia) prend deux bonnes piques, en poussant, données par Nicolas Bertoli. 

La faena est appliquée. Mais la faiblesse du toro enlève toute émotion et tout brio. On retiendra une bonne série de naturelle de face, puis le buendia s’éteint et la faena va à menos.

 Le tyrossais coupe une oreille, contestée par une partie du public, après une bonne épée.

Le quatrième (encaste Buendia) s’endort sous le fer à la première pique et fait une vuelta de campana avant de prendre la seconde. Le bicho a un fond de noblesse et permet à Alvaro Sanchez de nous montrer ce dont il est capable. 

La première série à droite est excellent donnée en se croisant avec temple et domination. La seconde, bien qu’un ton en dessous, laisse présager d’une faena intéressante. 

Le torero fait une tentative à gauche où le toro est tardo. Retour à droite, mais le toro (à la quatrième série) s’éteint et la faena, par sa faute va à menos. Le novillero s’engage pour une bonne entière à la rencontre efficace et coupe une oreille.

Le cinquième (encaste coquilla) est pousse par deux fois au cheval, dommage qu’il soit très mal piqué. Colombo pose deux bonnes paires de banderilles puis brinde au public. 

 Il sort le toro des tablas où il avait pris querencia.  A gauche comme à droite, le toro est compliqué (quart de charge et coup de tête .

 Le torero, en manque de moyen devant un manso qui ne permettait pas, abrège une faena très mal conclue à l’épée.

Le sixième (encaste coquilla) prend un « carioca des familles «  à la première pique et se défend sans pousser à la seconde. 


 A la muleta, il a lui aussi un quart de charge, mais Baptiste Cissé insiste et lui impose trois courtes séries méritoires. Le toro se décompose par la suite et met en danger le novillero à chaque passe. Le novillero salue après un pinchazo accroché et une bonne entière.

Ainsi se termine le weekend pascal dans le Sud-Ouest. Weekend dont on retiendra le très bon non piqué mugronnaise, les qualités de torero et de matador  d’Emilio de Justo, et deux novilleros à suivre cette temporada, Alvaro Sanchez et Baptiste Cissé.
Prochain rendez vous à Aire sur Adour pour la traditionnelle novillada du 1er Mai, la météo semble optimiste.


Thierry Reboul

Aignan, les toros trahis par leurs forces

Photos Mathieu Saubion
Arènes d’Aignan,
Corrida des Fêtes de Pâques 2017
Trois toros de Gallon (1, 3,5) bien présentés mais très faibles et trois du Camino de Santiago très nobles mais juste de forces pour
Manuel Escribano : silence, deux oreilles
Yvan Fandiño : une oreille, silence
Emilio de Justo : silence, une oreille
Douze piques et picotazos, cavalerie Bonijol
Vuelta discutée au quatrième
9/10ème d’arène
Des antis loin des arènes et pas assez nombreux pour faire une belote
Température agréable
A l’issue du paseo ,une minute de silence a été observée à la mémoire d’un membre de la Peña La Montera de Gimont décédé subitement à l’issue de la novillada non piquée du matin alors qu’il se rendait à la salle où était organisé le repas.

La saison des corridas « outdoor » débute ce dimanche de Pâques à Aignan.  Après avoir présenté des corridas plus toristas avec des toros de Concha y Sierra ou du Marquis d’Albasserrada, les organisateurs gersois ont choisi de présenter cette année une corrida d’encaste Domecq.  Pour cela ils ont fait appel aux deux ganaderias françaises en tête de l’escalafon national en programmant les Sampedro des frères Gallon et les Marquis de Domecq du Camino de Santiago.
Très bien présentés les toros de Gallon n’ont malheureusement pas fait preuve d’une grande solidité. Leur faiblesse n’a pas permis aux toreros de s’exprimer.
Bien que justes de forces, les toros de Jean Louis Darré ont offert plus de possibilités.
Faibles ou justes de  forces, aucun des toros n’a permis un tercio de piques dans l’esprit de cette placita qui est en quelque sorte l’annexe de la proche arène de Vic Fezensac.  Les six bichos ont pris en tout en pour tout douze picotazos dont certains symboliques.
A la muleta, quand leurs forces le leur permettaient, ils se sont montrés coopératifs.
Du lot ressort le quatrième (Camino de Santiago) très noble honoré par une vuelta al ruedo malgré un premier tercio minimaliste.
Il est regrettable que certains toros soient sortis avec des armures abimées et que, pour d’autres, les pointes n’aient pas résisté aux chocs contre les burladeros.

 Manuel Escribano reprend l’épée après sa grave blessure de l’an passé. Il n’a pas encore récupéré toutes ses facultés et est hors de forme. Aux banderilles, seule la dernière paire est digne de la réputation du torero sévillan.
Yvan Fandiño, mal servi au sorteo et peu motivé, a connu une après-midi sans peine ni gloire.
Emilio de Justo a confirmé ses prestations orthézienne et montoise. Il allie courage et sens artistique. Dommage que sorteo et épée ne lui aient pas permis de couper une oreille à son premier. Il s'est rattrapé à son second qu'il a tué d'une estocade à montrer dans toutes les écoles taurines.
.

Le  premier (Gallon) bien présenté, mais aux pointes vite abîmées contre un burladero, montre dès sa sortie des signes de noblesse mais aussi, hélas, de faiblesse.*

  Il est peu et mal piqué. Tercio de banderilles approximatif de Manuel Escribano, le toro commence à se garder. A la muleta, le Gallon a une charge courte et lente sur les deux cornes. 

Il ne permet pas grand-chose et transmet très peu d’émotion. Le sévillan tente en réduisant les terrains et en jouant sur la corde trémendiste de réveiller toro et public mais cela ne fonctionne pas. Escribano s’engage, ou plutôt se désengage, pour tuer d’un vilain julipié qui provoque une hémorragie. L’arrastre est sifflée.

Le second (Camino de Santiago), est lui aussi faible. Il est lui aussi peu et mal piqué.  Sur la première série, il prend bien les deux premières passes à gauche de Fandiño, puis il fléchit.

 Le scénario se reproduit à plusieurs reprises. Le torero n’est pas dans le coup, il recule à chaque passe. La faena reste à menos et est terminée par une série de manoletinas. Le basque conclut les débats par un très bon coup d’épée. L’estocade entière et efficace lui permet de couper une oreille.

Le troisième (Gallon)  bien reçu à la cape par Emilio de Justo, est faible. Il prend deux picotazos symboliques.  Le toro est noble. Il vient bien quand on le cite de loin et permet au torero de lier deux bonnes séries à droite. A la troisième le toro fléchit. A gauche, le Gallon se garde.

 Retour à droite, le bicho fléchit à nouveau. De Justo réduit les terrains pour essayer de mettre un peu d’émotion dans une faena qui en manque cruellement. Mais le Gallon s’éteint et part dans les planches. La mise à mort est laborieuse (mete y saca, trois pinchazos et une entière tombée), silence pour les deux acteurs.

Le quatrième (Camino de Santiago), bien fait, est très mal piqué (épaule et trasera) lors de deux rencontres prises sans pousser. Du tercio de banderilles, on ne retiendra que la troisième paire dans le terrain des planches. Le toro est noble mais juste de force. Escribano commence sa faena par des cambiadas. Le Camino charge avec beaucoup de noblesse malgré quelques fléchissements. A gauche, il suit sans s’employer. Le torero est très superficiel.

 Il toréé de façon marginal sans se croiser. Il cherche les effets faciles pour créer de « l’émotion » en abusant des circulaires en fin de faena.  A l’épée, nouveau julipié  rapide d’effet, le palco accorde deux oreilles, la première généreuse mais demandée par le public, la seconde totalement injustifiée. La vuelta accordée au toro est exagérée, malgré  la grande noblesse du toro, compte tenu du tercio de piques et du manque de force du Camino.

Le  cinquième, très bien présenté, est un quasi invalide qui aurait du être remplacé. Il tombe à plusieurs reprises. 

Comme le torero est tout sauf motivé, la faena tourne court, la mise à mort est approximative, puis rideau pour les deux acteurs.

Le sixième, bien présenté, est distrait. Faible, il est économisé aux piques et prend deux picotazos.  Comme Fandiño, De Justo brinde son toro à Escribano. Le torero débute sa faena en baissant la main, le toro tombe. Il relève la mire et toréé, avec sincérité, à mi hauteur. 

A droite les séries sont intéressantes. Elles laissent par moment entrevoir les capacités artistiques du protégé de Luisito. Capacités qui sont encore plus visibles quand Emilio prend la main gauche, dommage que le toro ne se livre pas sur cette corne.
Le torero s’engage en mettant tout son cœur pour une estocade superbe d’exécution et très efficace qui à elle seule justifie l’oreille accordée. De Justo, programmé à plusieurs reprises dans les arènes du Sud-Ouest, sera peut être le torero de la temporada 2017. Qui vivra, verra…………..


Thierry Reboul

samedi 22 avril 2017

Résultats du concours de Nouvelles de Mugron

CONCOURS DE NOUVELLES DE MUGRON 2017 

1er prix : 
« Le geste inutile » de DUFOURCQ Jean Pierre (AMOU Landes)

2ème prix : 
« Au berceau des cornes » de COUSTEIL Isabelle (ARLES Bouches du Rhône)

3ème prix : 
« L’écrivain Chilien » de AUSSEL Laurent (MARSEILLE Bouches-du-Rhône)

4ème prix ex-aequo
« Matador » de HUGUES Yves (Annecy Haute-Savoie)
« La chanson de geste » de VALMARY Dominique (TOULOUSE Haute-Garonne)
« Aujourd’hui c’est les Miuras » de Vincent MAES (PARIS)
« Penicillium notatum » de AUSSEL Laurent (MARSEILLE Bouches-du-Rhône)
  

Un recueil sera édité prochainement, où vous pourrez lire toutes ces histoires!

Aignan, Mugron reseñas des non-piquées

Le week-end de Pâques est l’occasion, dans le Sud-Est et le Sud-Ouest  pour les aficionados de se retrouver sur les gradins des arènes.  Arles, gérée par les professionnels du mundillo,  est la première grande féria française de la temporada. En Gascogne, plus modestement, les clubs taurins organisateurs, arrivent à mettre dans les gradins plus de spectateurs que d’habitants dans leurs villages. Ils se battent aussi pour maintenir dans le cadre de leurs journées taurines, une non-piquée. Que ce soit à Aignan ou à Mugron, ces novilladas sont organisées avec autant de sérieux et de rigueur que les corridas avec figuras de l’amphithéâtre provençal.

Les gradins étaient plus que convenablement remplis à Aignan et très bien garnis à Mugron montrant que la non-piquée, intégrée dans une journée taurine, a un vrai avenir.*

 photos Romain Tastet
Aignan,
Novillada non piquée des Fêtes de Pâques
Quatre erales du Lartet bien présentés, excellent le troisième, compliqués les trois autres pour
Juan Collado Dias : passage à l’infirmerie, le bicho est tué par Dominguez Cabrera et une oreille
Carlos Dominguez Cabrera : silence et silence après un avis
Demi-arène

Aignan est proche de Vic et on y aime les toros costauds et armés. Trois des quatre erales du Lartet de cette matinale, nés en Mai 2014, auraient pu dans quinze jours sortir en novillada piquée.  Ils avaient le physique de leur âge et la difficulté qui fait que l’on réserve ce type d’erales à des novilleros expérimentés en passe de monter à l’échelon supérieur. Malheureusement, les deux jeunes toreros, qui ont fait le paseo en ce dimanche de Pâques, n’avaient que leur courage à opposer aux bichos de la famille Bonnet. Il  leur a manqué la technique pour lidier avec l’autorité nécessaire leurs opposants.  Débordés, ils ont été durement châtiés à plusieurs reprises.  Ce manque de technique et de recours a fait que Juan Collado Diaz a toréé avec application mais est resté très en dessous de l’excellent eral, né lui en juillet, sorti en troisième position.

Le premier eral   bien présenté et armé, comme ils le seront tous, est distrait à sa sortie en piste. Il embiste dans la cape mais envoie un léger coup de tête en fin de passe. Juan Collado Dias le double avec autorité mais se fait sévèrement accrocher sur une naturelle mal maitrisée. Le toro est tardo. Il a une charge courte et demande de l’autorité de la part du torero. En difficulté en début de faena, Collado finit par prendre la mesure du Bonnet et enchaîne des séries à droite et à gauche. Le novillero se laisse griser, allonge trop la faena.
Le toro, compliqué, n’est que partiellement dominé et sur la « série de trop » prend avec violence le novillero. KO debout Juan Collado est dans l’incapacité de reprendre le combat. C’est son compagnon de cartel, Carlos Dominguez Cabrera, qui estoquera d’une entière delantera le novillo.
Juan Collado, après un passage à l’infirmerie, revient en piste pour affronter le troisième eral.  Il reçoit avec élégance un joli colorado né en juillet 2014. Le Bonnet est noble. Il met bien la tête dans la muleta et répète. Il conservera toutes ces qualités tout au long de la faena. Le jeune novillero, qui ne semble pas avoir totalement récupéré de son KO, construit un trasteo appliqué, courageux mais en dessous des possibilités du bicho. Il commet l’erreur de le citer de près et de ne pas baisser la main alors que le novillo embiste si on le sollicite par le bas. Collado tue d’une bonne entière en place et coupe ce qui sera la seule oreille de la matinée. L’arrastre est applaudie.

Le second eral se casse une pointe après que les  peones, très protecteurs, l’ont fait taper à plusieurs reprises contre les burladeros. Après un bon tercio de cape, Carlos Dominguez Cabrera brinde sa faena au public. Le toro s’engage bien sur la première série de muletazos puis prend querencia au toril près des planches. Le novillero se fait accrocher sur une passe où il s’est placé entre le toro et les tablas. Le Lartet est compliqué. Dominguez Cabrera manque de métier et ne réussit pas à le sortir de son refuge. De plus le bicho est très dangereux à gauche et  trop difficile, pour un toreo inexpérimenté, pour être toréé dans la querencia. Silence après deux pinchazos et une estocade verticale.
Le quatrième, par son physique, est un vrai utrero qui aurait du être piqué. Après une bonne réception par paquirrinas, Dominguez Cabrera l’embarque dans  des capotazos valeureux. A la muleta, le novillero hésite.  Le toro est manso, il demande un métier et une autorité que ne possède pas encore le jeune garçon. La faena s’éternise sans peser sur le toro, Carlos a de nouveau du mal à tuer et entend un avis.



Mugron, lundi 17 Avril
Novillada non piquée des Pâques Taurines
3 erales d’Alma Serena, exceptionnel le premier, excellent le second et bon le troisième pour
Clément Hargoux : une oreille
Dorian Canton : deux oreilles
Yon Lamothe : deux oreilles
Vuelta au premier novillo
Salut des ganaderos à l’issue de la course
Prix de la Peña Taurine Mugronnaise à Dorian et Yon
Prix des organisateurs du Sud-Ouest aux trois novilleros qui débutaient en non piquée
Plus de mille personnes

Très grande matinée de toros que celle vécue par les toreros, éleveurs et aficionados présents sur les gradins des arènes de Mugron.
Au long des capéas organisées par l’association des organisateurs du Sud-Ouest, les aficionados ont suivi l’évolution et les progrès réalisés par Clément, Dorian et Yon, tous trois élèves de l’École Taurine Adour Aficion.  Ils sont venus en nombre pour assister aux débuts en traje de luces des protégés de Richard Milian.
Avec des personnalités différentes, les trois garçons ont réussi leurs débuts en non piquée. Ils y ont été aidés par les trois erales d’Alma Serena ; De belle présentation, d’un âge adapté à des novilleros débutants, ils ont fait preuve de caste et de noblesse. Si le troisième a été bon, le second excellent, le premier a été exceptionnel. C’est posé dès le milieu de la faena de Clément Hargoux comme une évidence que le bicho avait toutes les qualités pour devenir le semental d’origine Algarra dont ont besoin Pierre et Philippe Bats pour faire grandir leur élevage. Le callejon a commencé à s’agiter. Malheureusement le public ne réagit pas, le jeune novillero n’a encore le métier nécessaire pour mettre en évidence toutes les qualités du bicho.  Le président aurait pu prendre l’initiative mais le Sud-Ouest n’est pas le Sud-Est, Les publics y sont rigoureux. De plus la grâce  d’un novillo du Lartet à Aignan,  il y a quelques années,  novillo qui avait du être éliminé après avoir été tienté, à laisser des traces. Donc en l’absence de demande du public, organisateurs et présidence demande au torero d’estoquer le novillo.

Je ne suis pas un fan des indultos et encore moins en non-piquée car on ne peut pas mesurer la bravoure face au cheval. Mais dans le cas d’une ganaderia « récente », dont on connait le sérieux des propriétaires qui tienteront le novillo avant de le mettre sur les vaches, cela peut se discuter.  Surtout quand on connait le prix de l’achat ou de la location d’un semental. Alors la règle ou l’esprit en toute honnêteté difficile de se prononcer. Dommage que ce bicho ait subi les conséquences de l’image négative donnée par des indultos discutables (en  particulier dans le Sud-Est). L’indulto doit être exceptionnel et  le galvauder conduit à passer à côté des Garapito, Miralto et  du numéro 42  d’Alma Serena.


Le premier eral, costaud et légèrement gacho, est un joli colorado d’origine Luis Algarra. Il fait preuve de caste et de noblesse dès les premiers capotazos et permet à Dorian Canton de réaliser un bon quite. Après avoir été bien doublé par Clément Hargoux, le bicho a un léger passage à vide. Il se reprend vite et répond avec caste, noblesse et  alegria et sans faiblir aux sollicitations du jeune torero.

 Celui enchaine de bonnes séries en particulier à droite. Sur cette corne, il trouve le sitio et conduit bien la charge exigeante d’un novillo encasté qui finit par prendre le dessus sur le torero en fin de faena. Après une série, destinée à mettre en évidence l’Alma Serena, un peu brouillonne, Clément s’engage pour une bonne entière et coupe la première oreille de sa carrière de novillero. La vuelta au novillo est très chaleureusement applaudie par le public.



Le second eral, origine Miranda de Pericalvo, est bien reçu à la cape par Dorian Canton. L’Alma Serena est lui aussi très noble avec de la fixité. Après un début par cambiadas, il fait l’avion dans la muleta du jeune béarnais. Un peu crispé en début de faena, le torero prend confiance et sa faena, bien construite et appliquée, va à mas.

Il termine par une excellente sérié à droite  donnée avec temple et dominio. Il tue d’un quasi entier en place et coupe deux oreilles.


Le dernier, probablement d’origine Algarra, est très bien toréé à la cape par Yon Lamothe. Le torero de Tartas débute sa faena de rodillas et  « pègue » une magnifique arrucina  et un derechazo donné avec un temple de torero andalou. La série suivante, à droite, est un plus brouillonne. Suivent deux très belles séries de naturelles, où le jeune torero fait preuve d’une très intéressante capacité à improviser pour s’adapter au comportement du novillo. 

La faena baisse de ton, comme le novillo, mais est conclue par une  élégante série de passes d’adorño. Yon s’engage pour une entière très efficace et coupe lui aussi deux oreilles.  

Le public, ravi d’avoir assisté à une grande matinée de toros,  fête éleveurs et toreros.


Nous avons vécu ce weekend end deux non-piquées très différentes. Sérieux mansos con casta à Aignan,  nobles et encastés à Mugron, les deux lots d’erales du Sud-Ouest ont contribué à des matinées sérieuses et entretenues. Les cinq novilleros, avec des profils et probablement des avenirs différents, ont fait preuve de sincérité et d’envie de bien faire.
C’est cela la novillada non piquée, formatrice de toreros, d’éleveurs et d’aficionados, que nous avons le devoir  de défendre.


Thierry Reboul







*c'est en tout cas là que débute la tauromachie ! (note d'isa du moun)

lundi 17 avril 2017

DES OEUFS SAUCE LAÏQUE OU PRESQUE

La municipalité a organisé une chasse aux œufs, autour de l'église.
Séparation de l'église et de l’État : 1905.

CHASSE AUX OEUFS A ST PIERRE DU MONT







C'est sous un beau soleil qu'en ce lundi de Pâques, la chasse aux œufs organisée par la municipalité s'est déroulée dans le jardin autour de l'église.
Les parents venus nombreux ont pu suivre leurs enfants qui récoltaient les chocolats dissimulés dans l'herbe.
L'année prochaine la chasse se déroulera dans les Jardins Familiaux.

dimanche 16 avril 2017

PRIS DE COURT

Emmanuelle Cuau
Nathalie, joaillère, veuve d'un canadien, débarque à Paris. Elle rentre au pays avec ses deux garçons. Mais le jour de son embauche, elle reçoit un coup de fil lui disant que son patron a changé d'avis. Désorientée elle ne dit rien à ses garçons, mais l'ainé de 15 ans, lui échappe complètement et fait de mauvaises rencontres.
Lorsque Nathalie s'en aperçoit, Paul est déjà allé bien loin. Prise à la gorge, elle réfléchit à une solution.

Mi film à suspense, mi film sur la vie d'aujourd'hui, c'est en tous cas un beau portrait de femme qui défend ses enfants becs et ongles. Les jeunes devraient le voir, pour savoir qu'il vaut mieux faire confiance à sa mère qu'en ceux qui ont de l'argent facile.
Virgine Efira est formidable, belle, parfaite. Gilbert Melki joue très bien les méchants.

samedi 15 avril 2017

Garlin: déception en pays béarnais

Photos Nicolas Couffignal  (matinale)et Romain Tastet (après-midi)
Arènes de Garlin, dimanche 9 avril
Fiesta Campera de l’Opportunité
Deux novillos, bien présentés de  Pedraza de Yeltès, meilleur le premier pour
Jorge Isiegas : salut au tiers
Carlos Ochoa salut au tiers
Quatre « vraies » piques
Cavalerie Bonijol
Trois quarts d’arènes
Depuis cinq ans, la Peña Taurine de  Garlin offre à deux novilleros, la possibilité d’intégrer le cartel de sa novillada annuelle en remportant les faveurs du public à l’issue d’une Fiesta Campera.
Cette année se sont Jorge Isiegas et Carlos Ochoa qui se sont affrontés. Le premier, mieux servi et plus efficace à l’épée, a remporté la compétition. On voit les limites et l’intérêt du système. Des deux Carlos Ochoa est celui qui a le plus d’officio et la tauromachie  la plus aboutie. Mais Isiegas s’est donné à fond face à un toro sérieux et exigeant.. La prime a été donnée par le public au courage par rapport à la technique. On peut en discuter et en particulier sur le risque de voir un torero dépassé par des utreros qui en principe demandent leurs papiers aux toreros. D’un autre côté, la tauromachie c’est aussi donner leur chance à des garçons courageux qui ont besoin de toréer pour progresser.


Le premier très typé Aldanueva est longuement applaudi à sa sortie en piste. Ben reçu à la cape par Isiegas, il accroche celui-ci sur une faute, le secouant durement. Le torero se venge par un très  bon quite par véroniques Le bicho est piqué par Nicolas Bertoli Il prend deux bonnes piques, poussant en mettant les reins. La compétition est lancée par un quite élégant d’Ochoa par faroles.   A la muleta, l’utrero vient avec noblesse en mettant la tête. Jorge le double bien avant de réaliser des séries à droite Les tentatives à gauche sont plus « courtes » car le toro vient moins bien de ce côté. L’animal qui a laissé de la force au cheval baisse un peu de ton et se réserve en fin de faena. Le torero est un vaillant, qui toréé  beaucoup à la voix. Il s’expose et sa tauromachie spectaculaire porte sur le public. Il s’engage pour une épée très en avant mais qui sera efficace avec une mort spectaculaire du Pedraza.

Le second plus bas et bizco est un peu juste de force. Il est piqué par Gabin Rehabi. Il prend deux piques poussant bien à la première, un peu moins à la seconde. Il à une corne gauche compliquée  Carlos Ochoa a du métier. Il toréé avec élégance en guidant bien la charge. Dommage que le toro, un peu fade, transmette moins d’émotion que le premier.  Peu de passes à gauche, mais de bonnes séries à droite qui semblent suffisantes pour qualifier le jeune madrilène. Hélas, celui-ci allonge trop la faena  et est obligé d’estoquer dans les barrières un toro quasi éteint. Malgré une bonne entière, qui succède à une demie en avant,  il faut deux descabellos pour conclure les débats.






Arènes de Garlin : dimanche 9 avril après-midi
Novillada de Printemps 2017
6 novillos de Pedrazas de Yeltès, très inégaux de présentation nobles mais manquant, sauf le quatrième,  de la caste habituelle, de cet élevage. La sortie en piste et l’arrastre du sixième sont sifflées 
Jorge Isiegas : silence, une oreille
Adrien Salenc : silence, un avis et une oreille avec division d’opinions
Marcos : une oreille discutable et contestée par la grande majorité du public, silence
Vuelta contestable au quatrième
Douze piques, une chute
Cavalerie Bonijol
Blessure du picador Nicolas Bertoli au quatrième
Salut des banderilleros El Santo et Miguelito au quatrième
Excellente brega de Marco Leal à ce même toro
Prix au meilleur novillo desertio
Prix à la meilleure pique Oscar Bernal (cuadrilla d’Adrien Salenc)
Température quasi estivale.
Quasi lleno

Après une matinée intéressante et un festival de garbure de haute tenue, c’est devant des gradins quasiment remplis qu’est sorti en piste le premier novillo. Il y avait beaucoup d’attente à ce moment de l’après-midi, il y avait beaucoup de déception à la sortie d’une novillada qui est à ranger dans la catégorie « à oublier ».
La faute en incombe en premier lieu au bétail. Martin Uranga et José Ignacio Sanchez sont en train de jouer au petit généticien (et à l’apprenti sorcier) avec leur élevage. Ils souhaitent diminuer le volume et adoucir le comportement et ont intégré des apports de Garcigrande et de Baltasar Iban.
Depuis deux ans, la ganaderia est en perte de vitesse et les quelques toros intéressants ne sont que des arbres qui cachent une forêt qui s’étiole.  C’est d’autant plus inquiétant que les seuls bons Pedrazas sont des bichos dans le type Aldanueva d’origine que veulent éliminer les éleveurs. Les autres manquent de fond à la pique et de piquant à la muleta. Et aujourd’hui  encore les deux meilleurs utreros (le premier de ce matin et le quatrième de l’après-midi) étaient des colorados, costauds, un peu biscornus, c'est-à-dire de vrais aldanuevas. Le cinquième, type Baltasar Iban mâtiné d’Aldanueva à laisser beaucoup trop de forces au cheval Les autres ont fait preuve de plus de noblesse que de bravoure et auraient du  perdre leurs oreilles si les novilleros avaient su les exploiter. (De vrais Garcigrande)
Il y a pourtant eu des trophées distribués. Mais à part celui accordé à Isiegas au quatrième, ils sont le fruit d’une présidence limite « duboutesque »  Le palco a touché le fond au troisième en accordant une oreille à Marcos après un hideux bajonazo et à la demande de trois amis du torero qui agitaient leurs mouchoirs et de trois autres personnes qui cherchaient à se rafraichir avec leur éventail. La vuelta accordé au quatrième est un de ses mouchoirs bleus modernes accordés à un animal qui a fait un peu plus que son devoir. Imaginez que l’on accorde une mention très bien à un bachelier avec 13 de moyenne. Au-delà de la dérive triomphaliste, le risque est une « mexicanisation » de la corrida avec des indultos accordés à des toros un peu plus au dessus de la moyenne.
Dans les couples, on dit que le cap difficile à passer est la septième année. Pour Garlin et Pedraza, ce sera la cinquième. Le souvenir des quatre premières novilladas devraient apaiser les tensions, à condition d’oublier le sixième novillo. Le ganadero est coutumier du fait. Il a toujours un bicho mal foutu qui a, parait-il, de bonnes notes et qu’il veut absolument vendre aux organisateurs. Cela avait fonctionné pour la première concours de Saint Perdon remporté par un toro gacho et brocho mais pétri de caste. Ce dimanche en Béarn, Uranga est allé trop loin. En sixième est sorti, un toro horriblement mal armé, qui aurait du sortir en festival ou lors de la Fiesta Campera matinale. En plus d’être laid, il est sorti faible et décasté. Pour la première fois, à Garlin, un Pedraza a été contesté a son entrée en piste et sifflé à l’arrastre.
J’ai trop d’amitié et de respect pour l’équipe de Garlin pour douter qu’ils sauront tirer la leçon de dimanche de déception. A nous de leur laisser une chance et de ne pas vouer aux gémonies ce que nous avons encensé depuis quatre ans.

Le premier toro manque de volume et est gacho. Il est noble à la capote. Il s’endort plus qu’il ne pousse lors de son unique rencontre avec le cheval. 

Il fait une vuelta de campana lors de la première série de Jorge Isiegas avec la muleta. Le toro est noble, limite soso. 

Il part plus au « vuelo » qu’à la toque et ne pose pas de difficultés particulières. Le novillero est vaillant mais il manque du sens artistique pour que ce type d’animal transmette de l’émotion. Le toro charge mais la faena est lassante d’autant que le torero finit par perdre du terrain à chaque série. Silence après un pinchazo, 2/3 de lame en avant et un descabello.



Le second est un peu mieux présenté. Il prend deux piques, sérieuse la première et plus légère la seconde mais avec une belle arrancada.

Adrien Salenc le double avec autorité Le toro se défend plus qu’il n’attaque dans la muleta. Comme à Samadet, l’arlésien commence bien la faena avec de bonnes séries. Puis il devient brouillon et ne pèse plus sur un toro qui se rapproche des planches. La fin est très décousue et mal finie avec l’épée.


Marcos Perez avait impressionné le public présent, en 2016, à Samadet par sa technique et la qualité de son toreo face à un très encasté novillo de Garcigrande (élevage appartenant à son grand père). Son premier adversaire est dès sa sortie en piste, tardo et faible. Il est très mal piqué à deux reprises et ne pousse qu’à la première. Le toro est soso  et manque de transmission. Le novillero construit une faena technique, imposant sa loi au toro. Mais il ne s’engage pas et reste très académique.

 Donc c’est propre, voire aseptisé et ne provoque ni émotion par le courage, ni émotion par l’élégance. La faena est conclue par un affreux julipié, efficace mais horriblement mal placé. Pour une fois, à cause de l’emplacement de l’épée, l’hémorragie est visible avant que le toro tombe. Tout aficionado ayant un minimum de culture taurine trouverait ridicule de récompenser par une oreille une faena sans âme ni contenu et une épée de gendarme. Le président lui en accorde une, ce qui déclenche, bien entendu et heureusement, une bronca. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Le quatrième est très applaudi à sa sortie en piste. C’est un vrai Aldanueva et il se comportera comme tel au cheval. Il pousse et renverse le groupe équestre après une longue pique très bien tenue par Nicolas Bertoli. Le cheval finit par céder, le piquero reste la jambe coincée et devra céder sa place à Gabin Rehabi 

L’arlésien pique à deux reprises avec le professionnalisme qui sied à la lidia d’un toro encasté. Les peones se mettent en évidence, Marco Leal par une brega efficace aux deux premiers tiers et El Santo et Miguelito aux palos (salut). On a en piste un vrai Pedraza.


 Le bicho est noble et encasté. Sans atteindre les sommets, il transmet beaucoup d’émotion et met en évidence le courage et l’envie de Jorge Isiegas. Malgré un bagage technique limité, le garçon enchaine de bonnes séries. Même s’il reste en dessous des possibilités du toro, il s’attire le respect du public et coupe une oreille, méritée, après une mise à mort en deux temps. La vuelta au novillo est discutable.

Le cinquième, comme le second de ce matin, est plus Baltasar Iban que Pedraza. Il est bien piqué par Oscar Bernal (qui obtiendra le prix du jour) mais laisse beaucoup de forces dans la première rencontre où il soulève à la verticale le cheval. 

A la muleta, il est noble mais ira à menos. La faena d’Adrien Salenc, pourtant bien commencée, ira elle aussi à menos comme sa première de cette après-midi.  Elle se finit dans les planches où le torero a du mal à fixer le toro.

Il tue de deux pinchazos et une entière à la rencontre et coupe une oreille contestée par une partie du public.

Rien à dire de Marcos et du sixième novillo.

C’est déçu et triste que le public quitte les arènes des Portes du Béarn, triste surtout que la réussite « taurine » n’est pas été à la hauteur de l’investissement et de la qualité de l’organisation. Mais en tauromachie, la meilleure corrida est toujours la prochaine, donc rendez vous l’an prochain à Garlin. Et puis n’oublions pas les quatre précédentes éditions de cette novillada de printemps garlinoise.

Rendez vous ce dimanche à Aignan et Mugron pour voir des erales, des novillos et des toros français avec face à eux des novilleros mais de matador français.


Thierry Reboul