vendredi 28 juillet 2017

MADELEINE 17 - un grand torero et des toros petits

Non je ne suis ni malade, ni fâché avec Isa, ni devenu scriptofainéant. S’il n’y a pas eu de reseña quotidienne des corridas montoises sur les Chroniques, c’est pour protester.
Depuis des lustres,  le meilleur site d’information montois avait droit à une accréditation. Cela permettait à Laurent d’entretenir son bronzage au soleil du tendido presse, sa surdité naissante au son des clarines toute proches et surtout d’exercer son art de photographe au service  de la tauromachie et de sa ville rugbystique préférée.
Cette année, pas d’accréditation, donc pas de reseña quotidienne, ni de photo dans ce billet sur le volet tauromachique des Fêtes de la Madeleine.
De toutes les arènes du Sud-Ouest, Le Plumaçon est celle où l’accueil de la part de la direction est le plus désagréable. Le mépris de ceux qui bénévolement contribuent à la promotion de la tauromachie ne grandit pas ceux qui s’en drapent pour paraître plus qu’ils ne sont. N’oublions pas que la Roche Tarpéienne est très proche du Capitole.
Il y a aussi des comportements qui commencent à me choquer. Remonter les bretelles au palco  parce qu’elle ne fait pas jouer la musique alors que les toros sont parados, relève de la confusion des pouvoirs.
J’ai par ailleurs boycotté le dimanche pour me rendre à Tyrosse, arène où l’accueil est à la hauteur de la convivialité qui fait la renommée du Sud-Ouest.

Si on revient à ce qui s’est passé dans le ruedo, c’est d’un arlésien que le public se souviendra. Juan Bautista, face au quatrième La Quinta, a été exceptionnel, grandiose, énorme et sublime à la fois. Sa faena est une faena de deux oreilles et Puerta Grande à Madrid. Face à un toro, noblote qu’il a obligé à se grandir,  il a ajouté à sa maîtrise technique habituelle, une variété et une dimension artistique qui font qu’il est devenu une Figura. Sans atteindre les sommets, ses trois autres faenas de La Madeleine ont toutes confirmé son talent et sa grande forme du moment.
Autre torero à avoir réussi son passage sur le sable montois, le local Thomas Dufau. Le sorteo lui a réservé une machine à embister qu’il a su exploiter avec application et un certain sens artistique. Pour une fois, il a même  toréé de la main gauche.
David Mora, avec des moyens physiques hélas diminués, est à gratifier d’une note plus qu’honorable  pour ses deux faenas face aux La Quinta.
Talavante a construit une faena esthétiquement irréprochable mais en toréant systématiquement de profil.
Ponce a dominé son sujet avec le talent qu’on lui connait mais face à une opposition bien faible. FERRERAface à une autre machine à embister à confirmer qu’il avait retrouvé, après sa blessure, ses moyens et qu’il était un élément de base à prendre en compte pour bâtir les cartels.
Manzanares a été mal servi au sorteo. Cela tombait bien, il n’était pas motivé.
Juan del Alamo a déçu. Il a eu du mal à résister à la pression créé par l’émotion de l’hommage rendu à Fandiño et  le « dominio » de Jean Baptiste Jalabert.
Mention particulière à la terna du dimanche, que je n’ai pas vu actuer, et qui s’est mis devant la seule corrida correctement présentée des Fêtes.
Côté novilleros, Dorian Canton et Ismael Jimenez ont dominé la non-piquée. Pour la piquée ; la terna a fait ce qu’elle a pu. Mais à l’impossible nul n’est tenu.

Côté bétail, la présentation des trois corridas d’origine Domecq  est proprement et scandaleusement indigne d’une arène de première catégorie. Les cornes des Nuñez del Cuvillo ont fait résonner les « afeitados » et pas seulement depuis l’Escalier 6.  Seize des dix huit Domecq ont manqué de force ou de caste (ou des deux à la fois). Le premier et le quatrième JPD  relevaient plus du toro synthétique pour faenas préfabriquées que du toro bravo.
Seuls les lots des encastes dites minoritaires, dans le type Buendia et Albasserrada, ont tenu, malgré quelques imperfections, leur rang. Comme par hasard, ce sont ces deux corridas qui ont donné le plus d’émotion et d’intérêt. Si la commission taurine et l’Empresa ont un minimum de logique et de lucidité, il y a là des leçons à tirer pour 2018.

Pour la non-piquée, Guillaume Bats a joué de malchance. Le toro sur lequel  il fondait beaucoup d’espoir est mort au débarquement et les cuadrillas ont écarté au sorteo, l’eral le mieux présenté du lot. On retiendra l’intéressant eral d’origine « El Torreon » sorti en second et l’excellent « Gallon » toréé par Dorian Canton.

Grosse déception pour le sympathique éleveur camarguais Patrick Laugier dont les novillos, plus sérieux que la plupart des toros du cycle montois, ont manqué de force et de race.
Éteints dès le second tiers, dans une arène silencieuse et lugubre, ils ont mis en danger les novilleros sans pourtant transmettre la moindre émotion. Patrick nous doit un desquite à Villeneuve de Marsan.

En résumé une Madeleine  plus que décevante, sauvée par un torero français « exceptionnellement exceptionnel », la faena de Juan Bautista  a constitué le plus beau des hommages rendu au grand absent de ces Fêtes, le Maestro IVAN FANDIÑO.

Thierry Reboul


LE VENT DES LARMES

Pierre-Marie Balmain





Le commissaire Vincent Monbayle doit se rendre dans les Landes pour un week-end. Hélène, la femme dont il est amoureux depuis dix ans mais avec laquelle il ne vit pas, décide de le suivre en cachette. Mais la tempête Klaus s'annonce, comment vont ils réagir? Survivront ils au désastre? Se rapprocheront ils ou au contraire la tourmente les séparera-t'elle à jamais? Découvriront ils des secrets dans la Lande dévastée?
Vous le saurez en lisant ce livre passionnant, qui se lit d'une traite.

Très bien écrit par un auteur amoureux des Landes, il a vécu la tempête au cœur du massif puisqu'il habitait Retjons à l'époque. Il revient dans la région aussi souvent que son emploi du temps lui laisse loisir. Ce livre a été écrit pour lui, pour exorciser les moments difficiles vécu lors de Klaus, mais aussi pour y parler de la formidable solidarité qui a existé. Et puis les amis à qui il l'a fait lire lui ont dit que c'était formidable, alors il a cherché un éditeur.
Voilà, vous savez tout. Vous pouvez vous le procurer chez Antony à la Librairie Caractères, à la Librairie Lacoste, chez Leclerc. Et vous savez quoi? C'est vraiment formidable.

Pierre-Marie Balmain sur les berges

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samedi 22 juillet 2017

MADELEINE 17 - rencontre à Mirasol II

 Samedi la Villa Mirasol, par l'intermédiaire de Miguel Darrieumerlou recevait Victorino Martin Fils, avec pour interprète Oliver Mageste. En moins d'une heure le vétérinaire-éleveur a réussi à retracer le parcours de la ganaderia, à philosopher, et à répondre aux questions du public.
Donc Victorino Martin (le père) était éleveur de vache à lait. Un jour il achète un lot d'Escudero destiné à l'abattoir. Puis rapidement deux autres lots. C'est avec ça, à force de sélection, de tienta, de tests, qu'il réussi à se faire un nom : le sien. Car c'est plutôt rare qu'un éleveur de toros bravos ne soit pas issu d'une longue lignée, et c'est rare également que l'on puisse remplir des arènes sur le seul nom de l'éleveur de toros.
La ganaderia a commencé à être reconnue quant à Madrid Luis Vasquez coupe 3 oreilles le 10 septembre 1969. Ce jour là la commission taurine de Vic-Fézensac était présente. Ils ont un coup de foudre et achètent des toros pour leur féria de l'année suivante. Ruiz Miguel est au cartel, il est remplaçant. Il coupe deux oreilles et la queue. L'association est en place, le trio parfait qui s'est achevé par une statue de son vivant devant les arènes de Vic : Ruiz-Miguel devant un Victorino.

Victorino Martin a également rendu hommage à Christian Cazade récemment disparu. Christian, qui présidait la commission taurine durant les années Labeyrie, voulait toujours les toros les plus gros. Et à cette époque le dernier jour de fête était le jeudi, on l'appelait "le jeudi de Victorino". C'est vrai que le père est représenté à hombros sur l'affiche de 2001 avec El Tato et JJ Padilla. Un vrai cartel dessiné.
Il nous a dit aussi que Ruiz Miguel, à une époque, voulait entrer dans les cartels de vedettes, avec des toros réputés plus faciles. Et puis un jour, en sortant de sa douche, il a dit à son apoderado: "c'est ma voie, c'est devant ce type de toros difficiles que je dois m'accomplir. Par contre je veux des honoraires plus élevés."
Les toreros français qui ont le mieux compris les Victorinos, sont Nimeño II, mais surtout Stéphane Fernandez Meca.

Il y a eu dans toute l'histoire somme toute récente de Victorino onze toros graciés, dont un qui est naturalisé, dans le hangar où sont exposés tous les trophées, récompenses, gagnés par l'éleveur. Il va d'ailleurs agrandir le bâtiment.

Nous finirons sur un proverbe espagnol traduit : jouer et perdre c'est amusant, gagner c'est fantastique.


Le BABAO, le rendez-vous des berges !

vendredi 21 juillet 2017

MADELEINE 17 - rencontre à Mirasol

 Ce vendredi après-midi, nous avons pu écouter Miguel Darrieumerlou poser des question à Alvaro Conradi, le propriétaire de La Quinta. Cet élevage, situé dans la région de Cordoue, comporte depuis longtemps 250 vaches (ils les changent de temps en temps, ce n'est pas les mêmes que depuis le début) et d'une dizaine de sementales (taureaux reproducteurs).
La particularité de La Quinta est d'être d'un sang minoritaire (contrairement au Domecq par exemple)
Chaque année il sort 4 ou 5 corridas, 7 ou 8 novilladas, et une trentaine d'animaux en non-piquée.
Il n'a pas voulu donner de pronostic pour cette après-midi, car une fois, il avait beaucoup d'espoirs, et les taureaux sont sortis très très mauvais (malisimos).
La brillante traduction était assurée par Olivier Mageste, tandis que le perroquet  blanc faisait le show à l'arrière.
 Miguel Darrieumerlou - Alvaro Conradi - Olivier Mageste

 Terrasse du Green Oak

MADELEINE 17 - toreo de salon

 
Julien Lescarret et sa Peña Montoise ont organisé le plus grand paseo du monde avec les enfants. Puis Julien, aidé de Juan-Bautista et Thomas Dufau ont donné des cours de toreo de salon pendant presque une heure. Puis ils se sont gentiment prêté au jeu des autographes pour la plus grande joie du public. Une très belle matinée d'aficion !

































Patrice Armengaud attendant d'être interviewé par PAB,
après Juan-Bautista.
(et accessoirement de se faire rebaptisé "Xavier")

jeudi 20 juillet 2017

MADELEINE 17 - coté livres

 Les arènes du Plumaçon, sous un petit ciel gris.

 Hommage à Yvan Fandiño

 Les livres de Bernard Carrère, indispensables!



Bernard Carrère et Zocato
 Compilation de texte de Zocato, Yves Harté, Don Severo,
Georges Dubos, Doc Pepe, Patrick Espagnet, Pierre Veilletet.

 Le (second) livre de Joselito. Pour expliquer aux néophytes. Et aux passionnés. 

 Loren, Michel Volle, M. Pécastaing.

Jérôme Destruhaut de France Bleu Gascogne, demande le direct.