mercredi 26 novembre 2014

La French

Film de Cédric Jimenez

Vrai Marseillais, le réalisateur, Cédric Jimenez avait 5 ans quand le Juge Michel a été assassiné. Marqué par cette histoire, il décide de la raconter du coté des "bons", chose originale car les films de gangsters sont souvent vu du coté des brigands.
Féodor Atkine fait un Gaston Deferre plus vrai que nature, tandis que Dujardin et Lellouche incarnent parfaitement le Juge Michel et Zampa. On se croirait dans un affrontement Delon/Belmondo des plus belles années. Rien ne manque dans la reconstitution des années 75 à 81 : Casimir, le télécran, Pif Gadget, Mitterrand, les tapisseries fleuries, les rideaux à motifs géométriques, les voitures américaines et la DS Citroën.
Mais au delà de ça, c'est un film magnifique, plein de suspense, hyper bien réalisé dans lequel on ne s'ennuie pas une minute. A voir absolument.

Ce film était le premier à être projeté dans le nouveau ciné de Mont de Marsan
"LES TOILES DU MOUN".

Les fauteuils sont moelleux et accueillants, les allées spacieuses, l'entrée plus grande que le hall de la gare du Moun et le comptoir pour se fournir en bonbons, popcorn ou boissons s'il n'est pas le plus long de la ville, est quand même bien placé! Allez voir!!!

mardi 25 novembre 2014

Astérix, le Domaine des Dieux

Film de Louis Clichy et Alexandre Astier

D'entrée on reconnait la patte du créateur de Kaamelott dans la scène d'introduction, où Jules César explique son plan. Ses Sénateurs discutent entre eux de ce qu'ils n'ont pas compris sous les sourcils mobiles de leur chef... Puis les discutions sans fin (enfin, il y aura un poing final) entre l'esclave Duplicatha et les Romains, mais aussi Duplicatha et les Gaulois.
Dans tout ça on reconnait Astier, qui fait l'adaptation, les dialogues, le scénario et le doublage du Centurion Oursenplus.
C'est un régal pour les adultes, même si (et surtout) si vous avez lu l'album, vu tous les autres Astérix, et adoré celui de Chabat : courrez-y!!!
Moi il me tarde juste de le revoir.

dimanche 23 novembre 2014

Fiesta Campera : RION DES LANDES 2014

La temporada 2014 est morte, vive la temporada 2015 !
  

Resena brindée à ma maman qui fêtait ce week-end ses quatre fois vingt ans



Arènes de Rion des Landes, dimanche 23 novembre : Fiesta Campera 2014

Quatre  novillos de Luc et Marc Jalabert et un toro de Camino de Santiago pour
Curro Diaz : deux oreilles
Medhi Savalli : deux oreilles
Juan Leal : deux oreilles
Louis Husson : deux oreilles
Pablo Aguado : deux oreilles et la queue
Vuelta au cinquième novillo.


Rendez-vous traditionnel de fin de saison, la traditionnelle Fiesta Campera de Rion a bénéficié d’une météo plus clémente que les années précédentes, malgré quelques gouttes de pluie, mais les gradins étant couverts, le public venu en nombre remplir les étagères presque au trois quarts.
L’ambiance est détendue avant la course, pas d’antis en vue (seuls six ont été aperçus traînant leur spleen loin des arènes). Bonijol, très joueur, s’amuse et plaisante dans le patio de caballos. Cela sent la fin d’année scolaire et pourtant les toreros vont s’appliquer et nous permettre d’assister à une intéressante matinée taurine.
Pour les trophées, j’hésite entre la traditionnelle formule « récompense festivalière » ou « école des fans »
Les trois premiers novillos des Frères Jalabert, corrects de présentation, ont manqué de force. Noblotes, ils ont permis aux toreros, libérés de toute pression, de s’exprimer en fonction des moyens de l’homme et de l’animal. Le toro de Jean Louis Darré et le dernier camarguais offraient beaucoup plus de possibilités
 

Fin torero sévillan, Curro Diaz hérite d’un Jalabert faible et qui sortira très faible d’un choc contre un burladero. Économisé à la pique, le toro chutera à plusieurs reprises. Il accroche la cape lors des premières passes. A la muleta, Curro doit le toréer par le haut, et le toro s’arrête en cours de charge  et accroche à plusieurs reprises le torero. Grâce à son métier, ce dernier va réussir à tirer quelques belles naturelles templées et nous faire regretter de ne pas le voir toréer plus. Les premiers trophées tombent après une entière basse et rapide d’effet.
 


Medhi Savalli continue sur sa lancée des Baltasar Iban aturins. Il s’est repris, mène une vie compatible avec l’exercice de la profession de torero et prend à nouveau du plaisir à toréer. Élégant à la cape , précis aux banderilles, il va réaliser un bon début de faena face à un Jalabert économisé au premier tiers. Bonne entame en doblones puis séries intéressantes à droite et à gauche, le novillo noble mais faible baisse vite de ton. Le toreo devient plus superficiel ,Medhi toréé plus le public que le bicho. Malgré un pinchazo ,une entière contraire et deux descabellos, le jeune arlésien est fêté par le public.
 

Attendu par ses fans Juan Leal est opposé à un toro de Jean-Louis Darré. Bien présenté le Camino de Santiago sera le plus brave face au cheval. Le jeune arlésien prend les palos et pose une excellente troisième paire.  Le toro est noble. Il vient bien de loin en particulier à gauche.  Hélas Juan lui sert sa faena habituelle. Il raccourcit les distances, étouffe le bicho. Le Camino veut aller à mas mais finit par perdre son moral ; accroche le torero et finit près des planches Le public aime, accorde deux oreilles après un pinchazo et une bonne entière. Je reste sur ma faim persuadé que le novillo méritait mieux
 

Le quatrième (Jalabert) est un jabonero, costaud qui pousse en manso sous le fer. Le novillo est compliqué. Bien banderillé par El Santo il arrive à la muleta avec une tête chercheuse. Louis Husson manque de métier pour gérer un tel adversaire. Il s’arrime avec courage mais, manquant de poder, il se fait déborder. Avec foi, il s’engage pour un grand coup d’épée qui tue sans puntilla. Les trophées sont mérités pour récompenser le courage et la grande estocade.

Déjà triomphateur des non-piquées d’Août ; Pablo Aguado va à nouveau triompher à Rion. Son adversaire (Jalabert) sera brave en une rencontre et bien banderillé par Rafael Viotti. Le torero saura exploiter le fond de noblesse du novillo. Avec une classe et un temple surprenants pour un torero encore en non piquée, Aguado va dessiner une grande faena alternant séries à droite et à gauche imposant avec art sa volonté et sa domination au toro. Que de progrès depuis Aignan pour ce jeune torero qui sera à suivre lors de ses débuts en piquée à Olivenza !
Alliant art et dominio, il conquiert le public qui lui accorde les trophées maximum. La vuelta au toro ne s’imposait pas mais on est en fiesta campera. 
 



C’est sur une note d’espoir que s’achève presque la temporada 2014 dans le Sud Ouest. Presque car cette année, car les arènes de Brocas nous offrent le 07 décembre ce qu’on appelle dans  le Sud-Est un revivre avec la lidia, à 11h, de deux novillos de Malabat par Tomas Campos.
 

Seule ombre au tableau de cette journée, un anti, encore plus décérébré que l’habitante d’Habas qui s’est érigée en nouvelle meneuse de ce qui reste des troupes antis, a lancé un fumigène dans la salle où se déroulait le repas de l’Aficion. Identifié, il fera l’objet de poursuite.



Textes et Photos de Thierry Reboul

vendredi 21 novembre 2014

UN ILLUSTRE INCONNU

Film de Matthieu Delaporte

Au début on est un peu interloqué devant les idées du personnage : se grimer pour ressembler à un parfait inconnu, vivre sa vie dans ses charentaises, c'est un peu étrange.
Puis, on se prend à deviner en qui il va se transformer, mais la transformation ne prend pas le chemin souhaité, et la fin que l'on voit au début est un fait un commencement... (oui c'est ce que je voulais vraiment dire)

Un film qui ne ressemble à aucun autre, dont on sort en se demandant si des personnages pareil existent...



jeudi 13 novembre 2014

Début en piquée de la Ganaderia Malabat à Saint Sever

Grande Première à Saint-Sever
Arènes de Saint Sever, mardi 11 Novembre : Novillada de la Semaine Taurine et Culturelle 2014
6 novillos de la Ganaderia Malabat pour
Mario Diéguez : silence, silence
Miguel Angel Silva : silence, une oreille (un avis)
Juan de Castilla : vuelta (un avis), une oreille
15 rencontres avec la cavalerie d’Alain Bonijol
Moitié d’arène
Moins de 10 antis misérables, miséreux et déprimés tenus à distance par les forces de l’ordre.
Une minute de silence est observée à l’issue du paseo à la mémoire d’un membre de la Peña et du matador d’Alicante José María Manzanares padre.
 

Pour la 30ème édition de la Semaine Taurine et Culturelle, la Peña Jeune Aficion a décidé d’organiser une novillada piquée permettant ainsi  à la Ganaderia landaise Malabat de faire ses débuts face aux chevaux. Passer à l’échelon supérieur nécessite un effort financier et une grosse prise de risque pour une petite ganaderia. C’est l’aboutissement de 20 ans de travail qui va se jouer en deux heures et demi sur le sable des arènes Henri Capdeville.
Céline et Pascal Fasolo ont sélectionné pour l’occasion six toros issus de leurs deux sementales d’origine Conde de la Corte- Atanasio Fernandez. Bien dans le type de l’encaste, armures larges  et astifinas  le lot présenté hétérogène de trapio va aussi se révéler  hétérogène de comportement.
Les deux premiers, les plus légers, vont se révéler trop faibles pour permettre une faena.
Les deux suivants, un peu mieux présentés, ont manqué de bravoure au cheval .Ils sont arrivés avec du genio à la muleta et ont fini par déborder des novilleros manquant de recours et surtout de pratique.
Les deux derniers, mieux présentés, très proches morphologiquement de leurs géniteurs respectifs ont fait leur devoir au premier tiers et ont donné du jeu au troisième permettant  aux novilleros de couper des oreilles.
Il ne faut pas attendre des miracles d’une présentation en piquée. Le bilan est moyen pour le ganadero  mais le comportement des deux derniers lui donne suffisamment d’informations positives pour orienter son travail de sélection.
Il est important de soutenir un éleveur qui a décidé de ne pas céder aux sirènes domecquisantes  et de  sauvegarder  d’un des encastes historiques face auquel  El Viti, Paquirri et Enrique Ponce ont triomphé. Donc oublions ce qui a moins fonctionné côté bétail, lors de cette course pour ne retenir que les points positifs.
 


Le protégé de la Peña Jeune Aficion, Mario Diéguez, hérite en premier lieu d’un novillo trop léger et très faible  qui prendra deux piques symboliques sans pousser. Faible, le Malabat arrive à la muleta avec peu de charge. Il s’arrête à mi-passe et envoie un coup de tête. Sa lidia demande une muleta autoritaire que ne possède pas  le novillero ; Le toro se décompose, devient dangereux à droite. Diéguez abrège la faena .Il  à du mal à fixer le bicho  et tue mal (quatre pinchazos et une estocade de côté).



Le second est bien fait mais léger Il prend  deux picotazos en donnant des coups de tête. Faible il s’arrête à mi-charge. Miguel Angel Silva accentue ce défaut en citant de trop près et en ne donnant pas la sortie à la fin de la passe. Le toro s’éteint rapidement.  Le torero abrège d’une épée en avant donnée en profitant d’un extraño du Malabat.


Le troisième est plus costaud que les deux précédents. Il prend deux picotazos sans pousser. Il arrive faible à la muleta mais avec plus de charge que ses deux congénères. Juan de Castilla, déjà vu en non piquée à Vieux Boucau, est vaillant, mais encore vert. Il a du mal à trouver la distance et à s’imposer. Il saura quand même profiter des quelques possibilités offertes à gauche pour tirer une série sincère et intéressante. Après une entière de côté et trois descabellos, il fait une vuelta.


Le quatrième, bien armé, met bien la tête dans la muleta. Il fait illusion à la pique en chargeant bien mais au contact du fer, il ne pousse pas, allant jusqu’à reculer lors de la troisième rencontre. Très mal lidié aux banderilles, il acquiert un coup de tête  . Il est compliqué, il faut lui arracher les passes. Mais il permettait plus que n’en a tiré Mario Dieguez qui a du mal à trouver le sitio  et à imposer sa volonté à un bicho compliqué mais qui passe si on l’oblige. Un pinchazo précède une estocade atravesada, nouveau silence pour le torero.

La corrida va gagner en intérêt avec la sortie du cinquième. Bien présenté, copié-collé de son géniteur, il s’engage bien dans la cape de Miguel Angel Silva . Il prend trois piques en poussant lors des deux premières. Le novillo est noble, il vient bien. Il manque juste un peu de force pour apporter l’émotion d’autant plus que le torero  aligne les passes sans se croiser et reste fuera de cacho. Le novillero est à  nouveau en dessous des possibilités offertes, mais le toro permet d’enchaîner les cites. Final en toréo culero, le toro est difficile à cadrer. Un pinchazo, une entière en avant .La présidence accorde une oreille contestée par une partie du public. L’arrastre est applaudie.



Le dernier est applaudi à son entrée en piste. Copié-collé de Crunch  le second semental.
Mal lidié, il ne prend que deux piques, dommage car il montre des signes d’une bravoure certaine.  Il vient mieux à droite qu’à gauche.
A la muleta il est noble et encasté. Meilleur novillo de l’envoi.  Il  permet à Juan de Castilla de réaliser une faena volontaire, bien que brouillonne et pas toujours  en se croisant. Quelques séries intéressantes, le toro qui s’améliore à gauche et le jeune colombien coupe une oreille après une estocade entière mais contraire. Dommage que le toro n’ait pas été opposé à un torero plus expérimenté. . L’arrastre est applaudie. De Castilla se verra remettre le prix du meilleur novillero.
Ainsi s’achève la présentation de la Ganaderia Malabat en piquée. Il faut en retenir la présentation des quatre derniers et le comportement intéressants des deux derniers qui doivent servir de référence au travail de sélection réalisé par Pascal Fasolo.
Pour information, deux novillos de Malabat seront tués à Brocas les Forges par Thomas Campos, le 07 décembre.


Dans les arènes installées dans le cadre somptueux voire somptuaire du cloître des Jacobins, la Peña Jeune Aficion a permis à deux élèves de l’École Taurine de Madrid  et deux élèves d’Adour Aficion de toréer en public le matin de la novillada.
Grâce à quatre excellentes vaches d’origine Sanchez Peñada les jeunes toreros, sous l’œil des Maestros Joselito, Rafael de Julia et Richard Milian ont  offert au nombreux public un excellent moment de tauromachie.
Le meilleur de la matinée est à mettre à l’actif de Carlos Ochoa  très fin torero, Dorian Canton a su profiter de l’excellente vache qui lui a été opposée et semble prêt à passer au niveau supérieur.  Jesus Mejias et Clément Hargous, moins expérimentés ont laissé entrevoir des qualités qui ne demandent qu’à être confirmées.




A l’issue de la becerrada,  comme chaque année les critiques taurins du Sud Ouest profitent de la dernière journée de la semaine Culturelle et taurine de Saint-Sever pour annoncer les lauréats des prix qu’ils décernent pour la temporada  dans les arènes du Sud Ouest.
Ont été distingués :

Meilleur lot de toros : Pedraza de Yeltès pour le lot de Dax
Meilleur matador de toros : Daniel Luque
Meilleur lot de novillos : Pedraza de Yeltès  pour le lot de Garlin
Accessit au lot de novillos de Guardiola Fantoni  sorti à Parentis
Meilleur novillero : desertio
Prix Tio Pepe : Morante de la Puebla
Prix Monosabio : Alain Bonijol

Il nous reste maintenant à finir la saison à Rion pour la traditionnelle Fiesta Campera puis à rejoindre notre lieu d’hibernation à l’issue du regalo du 07 Décembre à Brocas.


Thierry Reboul
Les photos sont du maestro photographe de Saint Sever : Romain Tastet (tous droits réservés)

Un week end sous le signe du micro

Marion Laborde


The Jokers

The neighborhood

Datcha Mandala

jeudi 6 novembre 2014

UNE NOUVELLE AMIE

Film de François Ozon

Personne ne pense que sa meilleure amie peut mourir, et surtout pas peu après son mariage et la naissance de son enfant. Pourtant la meilleure amie de Claire décède, plongeant celle-ci dans la dépression. Ayant promis de veiller sur le mari et le bébé de son amie, lors d'un jogging elle va taper chez eux...

Si le récit se déroule dans un village qui ressemble aux quartiers chics de Desperates Housewives, ce n'est sûrement pas un hasard! Tout semble glisser dans ces rues où ne semblent vivre que des gens sans soucis d'argent, où on ne rencontre pas son voisin... Image de la société d'aujourd'hui? (pour la 2ème en tous cas!)
Film étonnant, comme sait le faire François Ozon, avec une fin ouverte!
A voir !