mardi 30 juin 2015

Saint Sever :Roca Rey ressort d'une après-midi décevante

Novillada des Fêtes de la Saint jean à Saint Sever
Photos de Romain Tastet et Christian Sirvins

6 novillos d’Alcurrucen mansos et manquant de fond à l’exception de l’excellent premier pour
Filiberto silence , salut après un avis
Clemente : silence, salut
Andres Roca Rey : une oreille, salut
Durée de la novillada ; deux heures et demi, le temps a paru parfois long
Une demi-arène, grand soleil
                                                                                 Photo Christian Sirvins

Les organisateurs de Saint Sever avaient monté pour la traditionnelle novillada de Juin, un cartel  de premier plan. Le choix s’est porté sur la ganaderia d’Alcurrucen (origine Nunez) élevage qui a permis à Sebastien Castella de triompher à Madrid.

Photo Christian Sirvins
Le lot envoyé par les frères Lozano, bien faits, légers  était composé de bichos bien armés  et d’autres aux têtes plus commodes comme souvent dans les lots provenant de ganaderia qui vendent la quasi-totalité de leurs produits à quatre ans et plus. L’ensemble des armures sont sorties et restées intactes.

L’encaste Nunez  donne des toros encastés et d’autres  avec beaucoup de genio.
Sur les six des jours, seul le premier appartenait à la première catégorie. Les cinq autres, sur la défensive, retenant leur charge ont posé des problèmes aux jeunes toreros.
C’est  donc le genio et la mansedumbre qui ont prédominé, parfois alliés à une certaine faiblesse. 

Face au cheval, ils ont souvent cogné avec violence dans le peto en poussant sous la première rencontre puis plus grand-chose lors de la deuxième rencontre. A noter l’absence de vrais mises en suerte face au cheval, carence qui pose soucis car elle concerne, ce jour, des novilleros expérimentés et pour certains proches de l’alternative
                                                                                  Photo Christian Sirvins

La plupart des toros n’ont pas humilié .Certains donnant un coup de tête quasi systématique en sortie de passe, ont mis en difficulté les matadors au moment de tuer.

Le premier novillo prend deux bonnes piques en poussant .A la muleta il vient de loin et répète au moindre cite de Filiberto. 

Le novillero va rester en dessous des possibilités offertes  Les séries, trop courtes, manquent de profondeur et n’exploitent ni la longueur, ni la franchise de la charge du novillo. 

Celui-ci prend le dessus sur le torero et arrive en fin de faena  non dominé et avec de nombreuses passes dans les pattes. Il faudra trois entières et deux descabellos pour en venir à bout. Silence pour le torero et applaudissements pour l’arrastre
Le quatrième, faible, ne prend qu’une pique. Bon début de faena, l’Alcurrucen  donne quelques signes de noblesse à droite.

 Toréé par demi passes sans domination par Filiberto, le novillo se réserve et le genio prend le dessus .Toro et faena vont à menos. Le torero salue après trois entrées à matar avec un accrochage à la première. .

Le régional de l’étape, Clemente a été mal servi par le sorteo .Son premier adversaire ne permettait pas grand-chose.

 Manso à la pique, il prend querencia près des planches 

Tardo et réservé, il faut le forcer pour en tirer une passe  La faena, inutilement longue, finit par lasser le public.
Le cinquième obtient la chute du groupe équestre   mais n’est étonnement piqué qu’une fois. 

A la muleta, il est compliqué accrocheur et, manque de franchise dans sa charge. Manquant de recours, Clemente  opte pour la tauromachie de près et le trémendisme toréant le public, résultat accrochages, mise à mort moyenne  et salut au tiers.

Le troisième est trop mal piqué pour que sa bravoure soit évaluée. 
A la muleta c’est le genio qui domine. Andres Roca Rey  pare les arrancadas avec du métier et donne l’illusion d’une faena alors qu’il subit plus qu’il ne domine le toro .Il est vrai qu’il est beau à voir toréer, mais le novillo a les mêmes défauts, coups de tête, à la fin qu’au début de la faena.

Il finit par  accrocher violemment le jeune péruvien au moment de la première entrée à matar. 


Le garçon à la côte et le public obtient une oreille très généreuse après deux épées dont la première atravesada.

 On en vient à regretter que le président ne triche pas un peu en comptant les mouchoirs, surtout quand la pétition n’est pas franchement majoritaire. 
Le sixième  prend quatre piques en manso. A la muleta, c’est un novillo de peu de charge et sans transmission, 

Roca Rey réduit les distances et essaie de se mettre le public dans la poche  le public en jouant sur la corde trémendiste.


 Malgré une estocade ,avec accrochage à nouveau,adroite et  spectaculaire, le torero doit se contenter de saluer au tiers , le public est visiblement las…..

Le matin, deux vaches, dont une excellente, de la ganaderia Dargelos ont été tientées par les élèves d’Adour Aficion pour fêter les 10 ans de l’école placée sous la férule de Richard Millian 



L’ensemble des élèves présents s’est appliqué et a pris du plaisir à toréer pour rendre hommage à leur Maestro.



A l’issue de la course un cadeau souvenir a été remis à Richard.


Prochain rendez vous à Castelnau Samedi  (NSP avec 6 élevages différents) et Eauze  Dimanche (NSP et Corrida)

NOVILLADA non piquée de PLAISANCE du GERS


samedi 27 juin 2015

LA VILLA MIRASOL MISE à NEUF


Les travaux ne sont pas encore tout à fait terminés, mais l'Office de Tourisme du Marsan organisait déjà la visite de la Villa Mirasol. Commençant à 20h30 et par tranches de demie-heure, les groupes ont défilé non-stop par cette belle soirée d'été du samedi 27 juin. Il fallait en être, et réserver au plus tôt, car les cartons sont partis en moins de deux jours.


Nous avons été accueillis par un des deux propriétaires, et par le Conservateur du Musée Despiau-Wlérick, qui a expliqué les œuvres prêtées exposées dans la Villa.


Dans le hall d'accueil toujours le bel escalier de bois, le magnifique vitrail, et maintenant quelques statues et bustes de Montoises.


Les salles en enfilades en bordure de Midouze on vu leurs planchers refaits à l'identique, des lustres sont venus d'Italie (car les lustres art-déco prévus ont brûlés dans un incendie), et les murs ont été repeint en blanc, sauf un en noir, ce qui donne une belle profondeur (faire un mur d'une couleur différente : une belle idée, même Valérie Damidot et Stéphane Plaza le font)




Une belle salle pour des petits-déjeuners d'entreprise, car il parait qu'il y a une demande. Perso vu que je ne parle jamais avant d'avoir mangé ça ne doit pas être un concept adaptable à ma personne.


La toile est une allégorie au torero Dominguin.


De part et d'autre de la double cheminée sont exposée deux jolies petites statues.


Le jardin d'hiver a conservé sa belle mosaïque au sol, mais toutes les ouvertures sont maintenant étanches à l'air!

Le jardin d'hiver vu de la terrasse


Le coté comptoir du futur bar à vins qui présentera quelques 90 crus du Sud-Ouest.

Les jolis carreaux de ciment près du plafond.

Donc bientôt vous pourrez aller boire un thé à l'intérieur, déguster un bon cru au bar à vin, ou grignoter quelques tapas en terrasse, car il y aura de la petite restauration. 
Mais nous n'avons toujours pas visité l'étage! Il va falloir qu'un garçon m'y fixe un rendez-vous galant pour que je découvre les lieux sans doute. Mais bon, faudrait pas trop attendre non plus.

A la fin de la visite nous avons goûte le cocktail "Villa Mirasol" qui contient de la blanche, de la liqueur de framboises, un tonic et du citron. Très bon, ça m'est monté direct au cerveau. J'espère que je n'ai pas dit trop de bêtises après... Par contre le vélo est remonté tout seul à Saint Pierre du Mont, hips !



UN AMOUR ENIGMATIQUE

Concert littéraire


Bernard Bornancin, propriétaire du Leclerc présente la soirée


Jacqueline Bourgès-Maunoury, Dame Felicity Lott, Lambert Wilson





Les dames recevront des fleurs, Lambert Wilson un bon cru d'Armagnac

Les Espaces Culturels Leclerc de France organisent en juin le festical "CULTURISSIMO" et c'est dans ce cadre là que nous avons pu voir ce spectacle, qui était une création.

Lambert Wilson, très raide dans un costume queue de pie XIXème siècle, nous a lu des extrait des lettres échangées entre Yvan Tourguéniev et Pauline Viardot. Cette dernière, cantatrice et pianiste, raconte à son ami Tourguéniev ses tournées, ses rencontres, tandis que lui se languit de la revoir, elle et son mari.
La lecture est entrecoupée de morceaux de piano dont on parle dans les courriers, et Dame Felicity Lott joue la cantatrice avec un talent vocal rarement entendu en ces lieux.

Si le départ fut laborieux, car les gens avec qui j'ai discuté ont également eu du mal à entrer dans le spectacle, au bout d'un moment on y était bien, et on n'a pas vu passé les deux heures.
Après les applaudissement, Lambert Wilson, jetant veste, gilet et empochant ses lunettes, s'est mis à chanter, et, remplaçant Tourguéniev, a séduit la cantatrice avec qui il est parti en coulisses. Un final très drôle, et très apprécié!

Ce spectacle était offert par l'Espace Culturel Leclerc en collaboration avec la Ville de Mont de Marsan. Les absents ont eu tort !!!

mardi 23 juin 2015

LES CARTELS DE LA CULTURE

Annonce des programmes culturels du Marsan

Wally était là pour animer l'après-midi.
Il nous a enchanté avec de petites chansons dont les thèmes donnent à réfléchir: si la vieillesse est un naufrage, pourquoi tant de retraités sur les Croisières Costa? Et les chips à l'ancienne? C'est une recette du Moyen Âge?



Bref vous l'aurez compris, avec une clim parfaitement réglée et des fauteuils moelleux, nous étions aptes à écouter Tomasz Ryba qui jouait les présentateurs. Rôle qu'il a parfaitement tenu, donnant tantôt la parole à Mme Darrieusecq notre Maire, ou à Delphine Salembier, vice-présidente du Marsan-Agglomération,  à Chantal Davidson adjointe à la culture à la municipalité de Mont de Marsan, et à Antoine Gariel, directeur des cultures du Marsan.

Vue de la partie haute, car étant en retard je n'avais pas de place en bas!


La programmation est riche, très riche. Comme moi un peu moins, il va me falloir choisir parmi la multitude de spectacles de théâtre, danse, musique, cirque, voire ceux qui mixent plusieurs arts à la fois.
Ceux qui attendent la venue d'un chanteur populaire (Cabrel est pourtant en tournée) se consoleront avec Yves Jamait, Alexis HK, voire Véronique Hermann Sambin : ça vous fera une occasion de les découvrir.
Je suis franchement inquiète pour la soirée Pagnol au Péglé: deux spectacles d'1h10 (soit 2h20!) en suivant sur ces sièges horriblement inconfortables, aïe mon c... 
Mais deux pièces Molièrisées sont à l'affiche au Théâtre : la Vénus à la fourrure, et Dernier coup de ciseaux.

On a même des avant-premières, dont le fameux ODINO. Sylvain Audinovski était là pour nous expliquer avec toute sa joie le concept : il est chef d'orchestre symphonique, et il fait jouer des morceaux "non classiques" à ses 24 musiciens. Il explique tout ça avec tellement de fougue et d'enthousiasme, que le célèbre producteur Gérard Louvin lui a fait confiance, ainsi qu'Antoine Gariel qui l'a poussé à venir faire sur scène ce qui existe déjà sur disque. Et depuis le spectacle s'est vendu dans une vingtaine de villes. Réservez votre soirée du 25 septembre!

La programmation pour enfants n'est pas en reste, et c'est toujours celle qui me semble la plus attirante! Quel dommage que je travaille souvent les après-midis!

Le 26 novembre au Péglé, Antoine Gariel a tenu a garder quelque chose du Festival Arts des Suds, au cas où l'association décide de faire une soirée, ou deux, il y aura au moins cette belle chanteuse créole Véronique Hermann Sambin et toute la magie des Caraïbes. 

On aura aussi avec "9" les jurés d'une cours d'assise (pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller voir au tribunal pourtant les séances sont gratuites) et on pourra en sortant discuter de la culpabilité ou de l'innocence...

Bref une foultitude de choses, de découvertes en perspective, de belles soirées !
Mais quand même, Antoine, il faudra qu'il nous démontre un jour qu'il n'est pas soudoyé par l'ambassade du Canada, à toujours nous refiler davantage de québécois sur scène. Heureusement ils ont du talent!



Corrida Aire sur Adour :Un grand Morenito de Aranda et des Fraile intéressants

Retour des Fraile en France

Les photos sont des maestros Romain Tastet et Christian Sirvins que je remercie pour leur contribution

Arènes d’’Aire sur Adour, dimanche 21 juin : corrida des fêtes 2015


                                                                                   (cette photo est de Christian Sirvins)

6 toros de José Luis Fraile pour
Rafaelillo : silence, silence
Morenito d’Aranda : salut au tiers, une oreille
Medhi Savalli : silence, silence
Une vingtaine de piques
Une demi-arène
Grand beau temps

Il flottait comme un parfum de nostalgie sur les arènes d’Aire sur Adour. Les Fraile sont de retour en France.  Cette ganaderia, petite cousine des Valdellan, a toujours eu la réputation des bichos bien présentés, sérieux voire compliqués. A une époque où certains voudraient faire évoluer la corrida vers plus de douceur, il est agréable de constater que la famille Fraile a maintenu le cap du toro-toro.
Les 6 exemplaires aturins, bien présentés étaient tous de ces mansos con muy casta qui entretiennent l’émotion en piste et redéfinissent les rôles des toreros. 

Morenito de Aranda c’est l’étoile montante capable de dominer à ce jour toutes les encastes, Rafaelillo est le second rôle capable de se sublimer comme à Madrid ou de toréer « alimentaire » comme à Vic et Aire. Medhi Savalli, qui l’an dernier semblait revenir sur le devant de la scène, est retombé dans ses travers. Il est passé, comme à Vic, à côté des opportunités offertes.
Certains parlaient à la sortie des arènes de toros compliqués, en fait les Fraile deviennent compliqués, voire complexes en l’absence de vrai lidia.
Ce type de toros oblige le torero à les consentir et à se croiser pour imposer sa volonté. Sinon le toro devient dangereux et la faena tourne court. Cet axiome s’est vérifié tout l’après-midi.
Morenito de Aranda a lidié et ses toros sont allés à mas. Rafaelillo, par manque d’envie, et Medhi Savalli, par manque de savoir faire, n’ont pas lidiés et leurs toros sont devenus incontrôlables et dangereux.

Le premier Fraile est haut et bien armé. Il répond bien à droite et à gauche dans la capote de Rafaelillo. 

Il est, et tous les autres toros, difficile à fixer et il prend sa première pique juste à la sortie en piste du cavalier. Il met en difficulté le piquero lors de la seconde et en prendra deux autres avec bravoure. 


(cette photo est de Christian Sirvins)

Le piquero est applaudi ce qui est exagéré compte tenu des positions trasera de certains puyazos.
Le toro est encasté et après une bonne série de doblones oblige le torero à reculer dans les premiers derechazos. Quelques bonnes passes puis le Fraile accroche le murciano. Le torero se marginalise, ne pèse pas sur l’animal Par sa faute, aux défauts naturelles de l’animal s’ajoutent ceux appris par le torero. 

                                                        (cette photo est de Christian Sirvins)

En fin de faena le bicho est devenu intoréable à droite. Après un pinchazo et une estocade en avant, l’arrastre est applaudie, pas le torero.
Le quatrième ne sera pas le toro du rachat. Il manque de franchise à la cape, prend une bonne pique et deux mauvaises par la faute du piquero et des peones. Le Santa Coloma qui semblait diminué après les piques et la multiplication des capotazos au second tiers se reprend au troisième tercio. 


Le torero donne l’impression de vouloir faire l’effort sur les premiers muletazos puis baisse rapidement les bras. Peut être a-t-il compris que les cameramen présents dans le callejon ne sont pas ceux de Canal Plus Toros. Une entière en avant, un descabello et retour au burladero.
J’ai un vieux contentieux avec Morenito de Aranda depuis un certain Raso de Portillo à Orthez. Je dois reconnaître que le torero s’est bonifié et qu’il a été aujourd’hui énorme.
Il a su mettre en évidence les qualités de l’excellent second et corriger les défauts du cinquième. 

Très technique, il a aussi une tauromachie belle à voir qui lui permet de toucher tous les publics. Si les « affreux » du mundillo ne le pourrissent pas, il peut devenir très vite le torero à suivre.

Le second  Fraile est celui qui est le plus dans le morphotype de l’élevage. Reçu avec autorité à la cape pour corriger sa tendance à donner des coups de tête, 

il sera mis en suerte avec beaucoup de professionnalisme par Morenito de Aranda. Bien piqué, le bicho ira à mas face au cheval, la troisième rencontre étant superbe. Le picador est ovationné et aurait mérité de gagner le prix au meilleur piquero étonnamment déclaré desertio.
David Adalid donne une leçon à tous les banderilleros en posant avec efficacité et élégance les palos et surtout en le faisant en plaçant lui-même  le toro sans intervention de la cape.



Le toro est encasté, il vient bien à droite et domine le torero en début de faena. Avec calme, en se croisant et en tenant le toro dans sa muleta, d’Aranda s’impose .Le toro dominé va à mas, le torero alterne les séries à droite et à gauche, les trois dernières, superbes, font monter l’ambiance sur les gradins. 

Le triomphe est au bout de l’épée .Hélas trois pinchazos, un tiers de lame et quatre descabellos sont nécessaires .Le brave Fraile tombe à la limite du troisième avis sonné avec une remarquable ponctualité par le président Florenza (père). Arrastre ovationnée avec pétition de vuelta, le torero est lui aussi très applaudi après cette très grande faena, hélas mal conclue.
Le cinquième sera le plus compliqué du lot  Très bien fait, il est bien mis en suerte et charge avec bravoure la cavalerie. Ce qui aurait pu être un bon tercio de pique est gâché par la maladresse du cavalier. Je retiendrai un superbe geste du toro qui fait tourner le toro sans cape, simplement en marchant.
Le toro se garde dans la muleta, il faut le consentir .Morenito se croise, les deux premières séries  à droite sont superbes. 
                                                             (cette photo est de Christian Sirvins)

                                                                                         (cette photo est de Christian Sirvins)

A gauche, le bicho se rebiffe, après retour à droite pour reprendre le pouvoir, le torero revient à gauche et tire une, la seule possible, série de naturelles. Eso es lidiar. Final en derechazos et adorno de bon goût, l’estocade est défectueuse, mais fulgurante. Le public réclame une oreille, accordée par le président et qui vient récompenser l’ensemble de l’œuvre aturine de Morenito de Aranda.



Medhi Savalli a un capital sympathie naturel, renforcé auprès du public aturin par son excellent prestation de l’an dernier face aux Baltasar Iban. On l’avait pressenti à Vic, il est retombé dans ses mauvaises habitudes. 


Face à ses adversaires, il va toréer, sur le pico, de façon approximative, reculant et se mettant en danger à  chaque passe.


Il passera à côté d’un bon troisième, très mal piqué par Marc Raynaud et se fera dominé par le sixième, plus complexe, lui aussi très mal piqué par Olivier Riboulet.

                                                                                    (cette photo est de Christian Sirvins)

De ses deux prestations, on ne retiendra que le tercio de banderilles au dernier, c’est trop peu et ne laisse pas augurer d’un avenir professionnel serein pour le torero arlésien.


J’ai passé un excellent après-midi sur les gradins des arènes aturines grâce aux Fraile et à un excellentissime Morenito de Aranda.
Il y avait, à l’époque, une opération publicitaire d’un grand producteur de boissons anisées, animée par Christian Carrere, qui venait dans les clubs pour analyser avec joueurs et public le match du dimanche précédent. Il serait intéressant, dans un but éducatif, de revoir le film de cette corrida et en la décortiquant apprendre ou rappeler aux toreros et au public les effets d’une bonne ou mauvaise lidia sur un toro digne de ce nom.
Je commence à rêver d’une corrida concours avec un Dolores, un Valdellan, un Fraile, un Pedraza, un Miura et un Victorino face à Del Alamo, Morenito de Aranda et Adame. Cela aurait de l’allure n’est il pas ?

Merci à l’équipe des fadas, au sens noble du mot, de la Junta des Penas Aturines pour cette belle année Santa Coloma. Bravo aux aficionados qui se sont déplacés, pitos à ceux qui ne sont pas venus (surtout ceux qui se plaignent de l’overdose Julicogarcigrandesque.)
Quant à Roland, le trésorier, ne perd pas patience .Cela commence à payer et sans vouloir paraphraser VGE, Aire n’a jamais été aussi près de la sortie du tunnel. C’est tout le bien que je souhaite à Thierry Pinot , Mathieu Cazalet et à leur équipe de bénévoles.


Prochain rendez vous à Saint Sever qui nous doit un desquite après la prestation calamiteuse des La Quinta en 2014.