dimanche 29 novembre 2015

Fiesta Campera de Brocas les Forges

 Bonne faena de JB Molas face à un excellent Malabat 

Arènes de Brocas les Forges, dimanche 29 novembre : Fiesta Campera de l’AAJT  2015
3 novillos de la ganaderia Malabat pour


Jean Baptiste Molas


Alejandro Marcos


Tomas Campos

Piquero : Laurent Langlois
Cavalerie Bonijol
Météo clémente

Les bénévoles du Cercle Taurin de Brocas ont quasiment terminé de réaménager les typiques arènes « indigènes » de leur localité. .Les indispensables buvettes, vestiaires et sanitaires sont terminés. Quelques améliorations à faire sur la piste et la contrepiste, et l’énergie et l’entrain de l’équipe du président Yves Lanusse pourra se focaliser sur l’organisation d’un ou des spectacles taurins.
Le Landais est patient mais d’ici deux à trois ans, Brocas pourrait figurer à nouveau dans la liste des placitas actives du Sud Ouest.


Comme l’an dernier, les socios de la cité des forges ont apporté leur aide logistique à l’AAJT pour l’organisation de sa seconde fiesta campera.
Créée pour aider un jeune torero en lui offrant des « opportunités », cette association bayonnaise a accompagné en 2014/2015 Tomas Campos, lui permettant entre autre d’intégrer le cartel de la corrida de Mimizan.
Cette temporada, les responsables de l’association ont décidé d’accompagner Alejandro Marcos et le dacquois Jean Baptiste Molas.

La fiesta campera organisée à Brocas a permis à l’ancien de passer le témoin aux deux nouveaux. .
Elle a offert également au ganadero local, Pascal Fasolo, de faire lidier trois novillos de son élevage d’encaste Atanasio Fernandez / Conde de la Corte.

Le premier est un eral bien proportionné .

Il s’engage avec noblesse dans la cape de JB Molas. Il prend une très bonne première pique en poussant et charge une seconde fois, sans la puya, en mettant les reins. La suite de la faena confirmera la nécessité de présenter au moins une fois au cheval, les erales de Malabat, pour les canaliser et leur permettre, ainsi qu’aux toreros, d’exprimer leur potentiel. Bien piqué, le bicho  a humilié à gusto, a gagné en fixité et la faena en qualité.

Le dacquois est encore vert et commettra quelques erreurs, avec quelques accrochages, mais il saura exploiter l’excellente charge du novillo. Celui ci ira à mas, et permettra au torero de réalise de bonnes séries aussi bien à droite qu’à gauche citant de loin et se croisant bien. L’estocade, à la rencontre, est rapide d’effet. Novillero et eral sont ovationnés.

Le second est un superbe berrendo 

Quasi toro, il prend deux piques en manso, faisant chanter les étriers. La suite montrera qu’une troisième n’aurait pas été superflue.
Le Malabat est un manso avec un fond de caste .


Très Atanasio, il est exigeant. Il faut le garder dans la muleta, sinon il s’arrête et se retourne vite. Alejandro Marcos manque d’expérience face à ce type de bétail « complexe » .Il alterne de bonnes séries obligeant bien le bicho, et des « relâchements » où le toro prend les commandes  .



Sur une de ces erreurs, le torero de Salamanque subit une spectaculaire voltereta. Le novillero groggy aura de très grandes difficultés à tuer un novillo qu’il n’a pas su dominer.
Le troisième, très bien présenté, a un comportement similaire au précédent mais il manque de force.  Au cheval lors des deux rencontres, il commence par pousser puis fais résonner les étriers.


A la muleta, sa faiblesse lui confère une charge courte. Il marche plus qu’il ne galope. Tomas Campos essaie de le tirer en le toréant par le haut. Très rapidement mis en difficulté et accroché, le torero de Badajoz écourte la faena (dommage….).
Une mete y saca ,une entière et un descabello auront raison du dernier toro de la temporada 2015 dans le Sud Ouest.


Prochain rendez vous pour l’ouverture de la Temporada 2016, le 14 février à Magescq.

samedi 28 novembre 2015

CONCERT LYRIQUE

en l'Eglise Ste Marie de Roquefort


Camille Soularue, soprano, et Olivier Saltiel, guitariste, nous ont offert un concert d'une rare pureté, dépourvu de tout artifice. Dans la magnifique église restaurée, la voix délicate de Camille Soulane résonnait jusque dans les âmes des rares spectateurs.
70 personnes, sans déconner, les Roquefortois, vous faites quoi le samedi soir?

Avant de chanter, Camille Soularue nous expliquait de quoi il s'agissait: de pièce en hébreu du XIème siècle, ou bien de poésies chinoises du VIè siècle avant JC qui parlait du modernisme, de l'évolution et comment c'était mieux autrefois, du Debussy, du Satie, ou des airs allemands.

Olivier Saltiel l'accompagnait, souvent sur des morceaux prévus pour piano. Il a également interprété quelques solo, dont un de musique brésilienne, mais aussi le très connu "ballade des dames du temps jadis", popularisé par Brassens, si je vous dis "mais où sont les neiges d'antan" ça vous parle.

La chanteuse avait revêtu une robe noire qui lui dénudait les épaules, qu'elle avait recouvertes d'un plaid, et vu le froid régnant dans l'église, elle a fini avec un pull à col roulé, noir également. 

A la fin, au lieu des traditionnels rappels, un jeune homme de l'AIAA est venu dire qu'on pouvait se réchauffer autour d'un vin chaud, en face, dans la mairie. Intervention qui a coupé tout velléité de demande de "bis"!


Du coup je suis rentrée chez moi bien plus tôt que la veille!!!
Trois concerts en trois jours, là je fais relâche pendant un bon moment. 

PATRICK FIORI au Zénith de PAU


Quelle formidable soirée !!!!

S'il y a bien un type heureux de faire ce métier, et qui transmet sa joie au public, c'est bien Patrick Fiori !!! Pendant plus de deux heures il saute, il danse, il parle, il tourbillonne... Et surtout il chante ! 
Là on est loin des types qui se triturent le cerveau et qui susurrent en gratouillant une guitare. FIori envoie sa voix comme d'autres lancent leurs filets de pêche, et il ramène des fans à la pelle. Des gens de tout les âges, jeunes comme beaucoup moins jeunes! 

Mention spéciale aux deux mamies derrière moi qui n'ont pas arrêté de papoter, et médaille au papi qui les avait amené, et qui doit les supporter depuis de nombreuses décénies.

Derrière Patrick Fiori ses musiciens, très bons, très rock ! Et un écran géant sur lequel était projeté des photos et des vidéos, le tout entouré d'un excellent jeu de lumières.
Bien entendu Patrick Fiori, même s'il est sur la tournée "choisir" à parlé du disque "mezu mezu" qui cartonne en ce moment, et où il chante en duo avec Patrick Bruel. 
Il a annoncé que non, Bruel n'était pas là, ce qui a provoqué des "oh..." de déception. Mais quand il a attaqué "Corsica" là j'ai vraiment pris la puissance de sa voix en pleine face !!!! Je savais qu'il "envoyait" les chansons, mais sur celle là c'est vraiment fracassant !!! 

Bien entendu il a fait chanter le public, et il n'a pas eu à se forcer beaucoup, je n'ai jamais vu un public aussi réactif !!!

En première partie le groupe Aizkoa a interprété quelques chansons en espagnol et en basque. Très bon groupe avec de superbes voix, mais du coup le concert de Patrick n'a pas débuté avant 21h, et sachant qu'il y avait des enfants dans la salle, à la sortie ça faisait vraiment tard.
Et je ne vous parle pas de la route du retour pour ceux qui venaient de loin!

Je ne vois pas pourquoi les artistes ne viennent plus à l'Espace Mitterrand. Le Zénith était loin d'être rempli et nous aussi dans la préfecture des Landes nous avons le droit de voir des artistes populaires !

vendredi 27 novembre 2015

VÉRONIQUE HERMANN SAMBIN


Commençons tout de suite par ce qui fâche,pour finir sur les notes positives : les solos des musiciens. Enfin, pour ceux qui font de la musique. Le percussionniste, quand il était enfant, devait taper sur des casseroles, et il n'a pas vraiment changé. Il a tout un tas d'objets bruyants, des grelots, des clés, des appeaux, des sabots de chèvre. Alors quand c'est tout mélangé dans la chanson avec les autres musiciens et la chanteuse, ça va, mais son solo qui a duré 5 minutes, j'ai cru mourir. On voit bien qu'il est resté un gosse qui tape sur une casserole. Avec un peu moins de pénibilité nous avons entendu le solo de la contrebasse. Trop long là aussi. Pareil pour le piano, et également la batterie.
Pour moi une chanson c'est une intro, des couplets et des refrains qui alternent, et terminé. Là les solos qui durent des plombes c'est pénible!!!! En plus c'était inscrit au programme "Véronique Hermann Sambin" et pas "Véro et son orchestre".

Véronique Hermann Sambin a charmé les spectateurs par sa belle voix chaude, et son charme indéniable. Par contre le blouson de la première chanson, un truc tout droit sorti des années 80 et qui lui fait paraitre 20 kg de plus, elle peut le jeter!
Elle a alterné les chansons en créole et en anglais, et vu que je comprends aussi bien l'un que l'autre, j'imagine que ça parlait d'amour, de la vie, de son prochain... Il y avait aussi une chanson en partie en français. Mais ne pas comprendre n'est pas gênant quand c'est aussi harmonieux, fluide, agréable.

Véronique Hermann Sambin nous a demandé si nous parlions créole. Personne. Elle a quand même voulu nous faire chanter quelques phrases. Après un démarrage laborieux, nous y sommes arrivés. Puis elle a fait chanter les femmes seulement. Puis les hommes, et là, catastrophe! Y'a pas à dire ils sont vraiment "toutouni" sans nous, a t'elle conclu. (tout démunis)

J'ai vraiment passé une très bonne soirée au théâtre du Péglé. J'ai pensé à tous ces bons moments que j'y avais passé quand le Festival Arts des Suds pouvait s'y tenir pendant plusieurs jours, tous ces films, tous ces dessins, ces artistes qui sont passés là. J'ai pensé au Panda, qui photographiait les artistes, et où nous avions le temps de nous parler.
Je sais bien qu'un jour Fatima remontera le festival (là elle n'a pas le temps), mais le concert de ce soir y avait toute sa place, et j'imagine combien Véronique Hermann Sambin aurait été heureuse d'échanger avec les festivaliers.

Bref, j'étais nostalgique.

mercredi 25 novembre 2015

Hagetmau : Conférence organisée par A Las 5 de la Tarde








Samedi 28 novembre, à notre local 25, impasse des tanneries à Hagetmau, nous organisons uns soirée conférence "Bilan de la saison taurine du Sud-Ouest."
Nous aurons le plaisir de recevoir Florent Moreau, de "Semana Grande", Thierry Reboul de "CorridaFrance" et des "Chroniques du Moun" et Bernard Dussarat, chroniqueur taurin. 
L'entrée est libre et une soirée tapas offerte suivra.
Paséo à 20h.

dimanche 22 novembre 2015

Fiesta Campera de Rion des Landes

 Grandes faenas de Del Alamo et Aguado

Photos du photographe (et parfois torero) Philippe Latour

5 novillos de la ganaderia Jalabert pour
Patrick Varin : une oreille
Juan Bautista : une oreille
Juan del Alamo : deux oreilles
Pablo Aguado : deux oreilles et la queue
Adrien Salenc : deux oreilles

Cinq rencontres avec la cavalerie Bonijol
Météo qui commence à être de saison
7/10 ème d’arènes

Rion est traditionnellement le lieu où on se rend pour passer un dernier moment avec ses amis aficionados avant la  trêve hivernale  Cette année, ce rassemblement a été l’occasion, dans ce lieu symbolique pour l’Aficion, de montrer aux terroristes de tous poils que nous sommes une vraie famille et qu’ils ne nous font même pas peur.
Sobre, ému et émouvant Pascal Vilaton, Président du Club Taurin, a affirmé que nous resterons ce que nous sommes et voulons être quels que soient les pressions exercées par les liberticides. Après une minute de silence, la Marseillaise a été reprise en chœur par le public et les toreros.
Je ne sais pas si notre détermination fera fuir les terroristes de daesh, En tout cas, elle a fait fuir le guignol, président d’Anti-Corrida Gers, et les cinq péronnelles qui l’ont accompagné. Invisibles, muets par peur du ridicule, aussi vite partis que venus, ces pitoyables individus  ont  contribué à montrer le visage nauséabond de leur mouvement et accessoirement à dégrader le bilan carbone de la planète par leur inutile déplacement.

Bien présentés ,composé uniquement de novillos d’encaste Domecq, le lot de la famille Jalabert a permis par le sérieux et la diversité des comportements aux toreros de s’exprimer et au public de passer une bonne mâtinée.

Le premier léger et gachito saute dans la cape de Patrick Varin dès les premières passes. Il prendra avec violence une bonne première pique du local Laurent Langlois. Le torero a beaucoup d’expérience .Très vite, il identifie que le toro est meilleur à droite. La charge est courte, mais les séries sont templées, élégantes. Des dernières passes à gauche ressort une superbe naturelle. La mise à mort est un peu compliquée et le torero lyonnais ne coupe qu’une oreille. Le garçon est à revoir l’an prochain pour fêter ses soixante printemps.



Le second, haut et bien armé, est compliqué, violent il se retourne vite. Il va falloir tout le métier de Juan Bautista pour le canaliser et l’obliger à accepter quelques séries toujours à la limite de l’accrochage surtout à gauche. Sans arriver à dominer ce manso, l’arlésien terminera sa faena par  de très bons derechazos. A la mort, le toro est difficile à fixer et l’épée efficace mais prudente. Une oreille vient récompenser l’application de Jean Baptiste.




Très attendu, le triomphateur de la temporada dans le Sud Ouest, Juan del Alamo, confirmera qu’il est  un des tout meilleurs lidiadores en activité. Son novillo, joli colorado, sera le meilleur du lot. A la cape on retiendra un superbe quite par chicuelinas. A la muleta, ce sera un « festival » de séries croisées, templées, sincères des deux mains .Le torero tirera tout ce qui était possible d’un noble bicho qui finit complètement dominé.  Del Alamo s’est impliqué avec beaucoup de respect pour le public, comme s’il toréait en 1ère catégorie. C’est fort justement qu’il est récompensé par deux oreilles après une entière un peu longue d’effet.




Excellent en 2014 dans ces arènes, Pablo Aguado triomphe à nouveau en 2015. Il touche le novillo idéal pour sa tauromachie. Très noble, un peu faible, il humilie au point de faire une vuelta de campana. Le début de faena est un peu désordonnée .Mais, comme le bicho, Pablo va à mas. Les dernières séries sont superbes avec le temple et la classe qui font de l’ancien protégé de Luisito, un des novilleros à suivre en 2016.  Trophées maximum après une entière en place et efficace, l’arrastre du novillo est très applaudie.




Le benjamin du cartel, Adrien Salenc, ne veut pas être en reste. Il est encore vert mais il exploite bien la noblesse un peu fade de son adversaire. Tout n’est pas parfait, mais il y a de bons moments dans une faena qui se termine par une bonne série à droite. La mise à mort en deux temps n’empêche pas l’octroi de deux oreilles.



L’ensemble des participants (toreros et mayoral) sont ovationnés en quittant le ruedo.
Comme d’habitude  la garbure et la daube partagée entre gens de bonne compagnie réchauffent les organismes. Vient le temps de se séparer après avoir échangé quelques derniers souvenirs de cette temporada, on se donne rendez vous à Rion, l’an que ven, pour conclure une saison 2016 que l’on souhaite riches en émotions tauromachiques.

La saison n’est pas tout à fait terminée. Samedi  28 (11h) se déroulera à Gamarde une fiesta campera avec  Pepe Moral et Jean Baptiste Molas. Le lendemain à Brocas (11h) Tomas Campos, Alejandro Marcos et Jean Baptiste  Molas affronteront trois novillos de Malabat.
A noter aussi deux ferrades, le 29/11 chez Jean Louis Darré et le 06/12  chez Malabat.
Certains me l’ont demandé, je ferai un bilan de la temporada début décembre.







DERBY LANDAIS

Hommage des équipes landaises aux victimes des attentats parisiens






samedi 21 novembre 2015

LES CAVALIERS

d'après l'oeuvre de Joseph Kessel


Dans les années 50 en Afghanistan, Ouroz est choisi pour courir le bouzkachi du roi, pour la 1ère fois à Kaboul. Pour cette occasion, son père Toursène, champion invaincu de ce jeu, lui offre son meilleur cheval, Jéhol.

Je ne sais pas ce qu'ont les metteurs en scène, parce qu'à chaque pièce de théâtre ou à chaque concert, on se fait enfumer la tronche! Là les deux bâtons d'encens qui brûlaient avant la représentation ont durablement parfumé l'ambiance.
Nous lever des tabourets pour nous montrer des chevaux, je comprends que ça économise sur le budget, mais dès le début c'est chiant.
Le gars qui chantait, un peu c'est sympa, à la longue je n'en pouvais plus, surtout quand il gueulait.

L'histoire ça va, j'avais vu le film quand j'étais petite et amoureuse d'Omar Sharif. La mise en scène était astucieuse, les acteurs jouaient chacun plusieurs personnages, c'était bien fait et ils jouaient très bien.
Mais dès le début c'était long.
Bref une soirée un peu chiante, d'ailleurs il n'y avait personne sur les places du coté, et peu en balcon.
Les cavaliers, c'est mieux à l'hippodrome.

Khalid K, Grégori Baquet, Eric Bouvron, Maïa Gueritte

lundi 16 novembre 2015

Lunel : Rencontre du Sud Ouest et du Sud Est pour la journée taurine du Collectif des Aficionados Français

Début 2015 a été créé le Collectif des Aficionados Français regroupant coursayres, aficionados et afeciouna du Sud Ouest et du Sud Est. 
Le Collectif a participé cette année à des actions pour venir en aide à des éleveurs en difficulté et surtout aux différents rassemblements  de lutte contre des vilains antis en  particulier en soutien aux aficionados d’Eyragues dans leur combat pour défendre la tradition du biou à la bourgine.
Pour finir sa première année d’activité, le Collectif a organisé une journée de partage et d’amitié entre tous les passionnés des différentes tauromachies, ce samedi, à Lunel  Cette manifestation a permis de recueillir des fonds pour l’association des raseteurs du cœur afin de distribuer des denrées alimentaires pour ceux qui en ont besoin.
Le  Sud Ouest, et en particulier le Moun, était présent en force avec une délégation du club taurin Darrigada , de la Peña La Muleta de Saint Perdon et un chroniqueur des Chroniques du Moun.
Journée d’amitié mais aussi de recueillement en mémoire de Steven Liéballe, jeune raseteur tué en piste à Saint Rémy de Provence  et aussi en mémoire des victimes des ignobles attentats parisiens.

Nous voulions montrer aux antis que les tauromachies ne reculaient pas devant leur menace. Ce fut aussi, comme l’a dit l’adjoint à la culture de Lunel que les terroristes, de quelques bords qu’ils soient, ne peuvent pas détruire l’unité de citoyens unis par une histoire et une culture commune.
Le public, remercié par les organisateurs, a répondu présent, surtout l’après-midi, malgré le contexte.
Le matin après un émouvant  moment de recueillement, les jeunes raseteurs des écoles taurines de Marsillargues, Lunel et Baillargues ont raseté deux taureaux jeunes de la manade du Levant. Le premier a eu du mal à se fixer dans la grande piste pescalune puis bien travaillé est allé à mas pour finir sur de belles séries à la reprise. Le second, sauteur, a été un ton en dessous.

Ensuite deux vaches  d’origine Sepuvelda ont été tienté, tienta commentée en live par le ganadero Pascal Mailant et les toreros.
Moyenne au cheval, la première très noble a permis à Tibo Garcia de prendre un très grand plaisir à la toréer à la muleta. La seconde un peu meilleure a permis aux landais de découvrir Rafi, le leader des non piquées du Sud Est. A chaque vache Antoine Madier est sorti de second laissant entrevoir des qualités qui devraient lui permettre d’avoir quelques contrats en 2016.



Apéro, grandes discussions avec les aficionados de tous les horizons avant de passer à table, le Magret a représenté avec talent la cuisine du Sud Ouest.


Après les agapes, retour dans les arènes pour un magnifique paseo de l’amitié, en piste gardians, arlésiennes et cavaliers andalous ont fait une haie d’honneur aux raseteurs confirmés, toreros, écarteurs landais et recortadores. L’ensemble des acteurs a ensuite accueilli en piste Ludovic Zerti et Youssef Zekraoui les chevilles ouvrières des raseteurs du cœur.
Les démonstrations des différentes tauromachies se sont succédé en piste. Deux biou jeunes de la Manade du Levant ont été rasetés par les as et anciennes gloires du crochet .Si le premier a fait une course moyenne, le second a été excellent et semble promis à un bel avenir.
 Pour la tauromachie espagnole Pierre Mailhan a tienté (a gusto) une exceptionnelle vache de la ganaderia familiale .Le maestro Patrick Varin a fait ce qu’il a pu face à un novillo du même fer décasté et sans charge .on lui souhaite meilleure chance au sorteo la semaine prochaine à Rion.


Quatre vaches, un peu faibles, ont été travaillées alternativement  et conjointement par les recortadores d’Arles et trois écarteurs landais (Thomas Marty, Baptiste Bordes et un prometteur  jeune torero Romain Beyris)

Final traditionnel avec Arlésiennes et Cavaliers pour cette très belle journée de partage, d’amitiés et de solidarité grand merci aux organisateurs et  rendez vous est donné l’an prochain probablement aux arènes du Plumaçon pour la seconde édition de la journée du Collectif des Aficionados Français.
En attendant les prochains rendez vous sont dans le Sud Ouest le 21 à la Peña A los Toros pour une conférence avec Antonio Miura et le 22 à Rion pour la traditionnelle Fiesta Campera

dimanche 15 novembre 2015

L'HOMME IRRATIONNEL

de Woody Allen


Abe Lucas, professeur de philosophie, est nommé dans l'université d'une petite ville. Précédé par sa réputation sulfureuse due à ses écrits et à ses liaisons féminines, son arrivée est surtout remarquée par deux femmes: une collègue qui ne tarde pas à lui faire des propositions directes, et une étudiante qui fini par s'avouer amoureuse. Mais Abe semble plutôt sous l'emprise d'une dépression grandissante. Pourtant, par hasard, il entend une conversation, et se décide enfin à agir, ce qui va changer sa vie à jamais.

Brillant comme sait l'être Woody Allen dans "Match Point", on admirera le clin d’œil final à la lampe électrique et aux filles pragmatiques!
Les deux interprètes principaux, Joaquin Phoenix et Emma Stones sont parfaits. 
A voir absolument, car ce qui commence comme une gentille chronique universitaire fini dans le machiavélisme, j'adore !!!

vendredi 13 novembre 2015

Le 11 novembre à Saint Sever ,il y a des toros.


Mercredi 11 novembre Arènes de Saint Sever
Novillada non piquée de la semaine culturelle et taurine

5 erales de Buendia, faibles les trois premiers, encasté le quatrième et intéressant le cinquième pour
Tibo Garcia : Silence après deux avis
Baptiste Cissé : Silence après deux avis
David Salvador : Silence après un avis
Fernando Navarro : Silence après deux avis
Jesus Mejias :deux oreilles
4/10 ème d’arènes
Ciel gris et température de saison
Sortie en triomphe de Jesus Mejias

Les récompenses suivantes sont accordées aux novilleros :
Prix des organisateurs du Sud Ouest partagé entre Cissé et Mejias
Prix de la Peña Jeune Aficion :Mejias
Prix in Vino Veritas pour le meilleur toreo de la main gauche : Mejias

Les organisateurs invitent  le ganadero à saluer.

Il est des lieux où l’on va avec plaisir, d’autres avec nostalgie.
A Saint Sever le 11 novembre  on y va  parce que l’équipe défend des valeurs de la tauromachie qui sont les nôtres et aussi parce que c’est le dernier paseo de la temporada  en traje de luces.
J’ai juste un petit coup de gueule à pousser. Le soleil avait promis de venir, il a joué les Godot. Au lieu de la douceur automnale prévue, nous avons eu droit à un ciel aussi gris que le pelage des erales du jour.

Le lot de Buendia, bien présenté, est sorti complètement dans le type de l’encaste tant au plan physique que comportemental. Trapio, pelage et armures typiques de ces santa coloma, mais aussi une noblesse qui devient soseria quand elle est associée à de la faiblesse. Par contre quand ils ont de la force, ces novillos donnent un jeu très intéressant comme l’ont fait les deux derniers.

Tibo Garcia n’a plus rien à prouver en non piquée .Il passera à l’étage supérieur à Samadet début 2016. Son eral vient dans le capote ce qui permet au nîmois de faire l’étalage de sa maîtrise du capote. Le toro baisse très vite de ton. Faible, il vient au pas dans la muleta et doit être toréé à mi hauteur. Soso, il suit sans conviction le leurre. Le travail de Tibo est très appliqué .C’est bien fait, mais le toro allant très vite à menos, cela ne transmet pas d’émotion. La mise à mort est très laborieuse, le novillero pinche cinq fois avant de placer une entière efficace.

Baptiste Cissé est le novillero qui a le plus progressé cette temporada. Il a ajouté à son élégance naturelle la capacité à dominer ses adversaires. Le second Buendia n’humilie pas et envoie un coup de tête à la fin de chaque passe. Après un bon tercio de banderilles, le tyrossais double le becerro avec classe et autorité. Cité de trop près lors de la première série, celui-ci accroche  la muleta. Prenant plus de distance, le torero embarque le Santa Coloma dans une superbe série de derechazos. Dominateur à droite, mais plus accroché à gauche à gauche l’élève d’Adour Aficion réalise la meilleure faena de sa saison. Hélas la mise à mort avec un gros échec au descabello, ne permet pas à Baptiste de couper les oreilles qu’il avait gagnées muleta en main.

David Salvador vient de Salamanque. Il sera le moins bien servi au sorteo. Son eral très faible, baisse vite de ton. Le jeune torero manque de métier et commet l’erreur de prolonger une faena sans grand intérêt. Comme ses deux précédents collègues, il tue mal.

Le quatrième sera le novillo de l’après-midi. Très encasté, il commence par déborder à la muleta Fernando Navarro. Mais le bicho humilie bien et le jeune andalou a de bons principes .Certes il y a encore des scories, mais le bilan est globalement positif avec de bonnes séries en particulier à gauche .Le garçon est à suivre. Son manque d expérience  lui fait rater par excès de précipitation la mise à mort et il perd tout espoir de couper une oreille.
L’arrastre est fort justement applaudie.

Vu à son avantage à Maurrin et en difficulté à Rion, Jesus Mejias est très attendu par une partie du public. Son eral, comme le précédent, va durer .Il a de la force, de la noblesse mais il n’humilie pas. Après un tercio de banderilles qui est allé à mas, le jeune torero va construire une très bonne faena avec des séries de bon niveau surtout à gauche .Il arriva à compenser le manque de chispa du Buendia. Le public soutient le novillero qui s’engage avec beaucoup de sincérité à l’épée. Son estocade entière et en place est très raide d’effet .Le protégé du club  de Grenade peut promener avec « fierté » les deux oreilles réclamées par le public et accordé par le bon trio présidentiel du jour.

Après la traditionnelle remise des prix, le public quitte satisfait la capitale du Cap de Gascogne.

Cissé, Navarro et Mejias seront trois toreros à suivre en non piquée début 2016 tout comme Tibo Garcia après ses débuts avec chevaux.

.Le matin, une très intéressante capea donnée dans la grandiose "Monumental du cloître des Jacobins" a permis de voir à l’œuvre deux jeunes « futurs espoirs » en la personne d’Ismaël (Salamanque) et Juan (Adour Aficion). 
A oublier les quelques guignols d'animal cross  défilant dans leurs ridicules costumes après avoir posé tels des touristes nippons devant le porche de l'église locale. 

Prochain rendez vous le 22 novembre à Rion avec une fiesta campera dont le cartel est particulièrement attractif. 

mercredi 11 novembre 2015

L'association Dufau-Lescarret et le palmarès 2015 des chroniqueurs taurins

A Saint Sever, après l'annonce par Thomas Dufau que Julien Lescarret devenait son nouvel apoderado, les chroniqueurs taurins du Sud Ouest ont annoncé leur palmarès pour la temporada 2015

Meilleur lot de toros : Pedraza de Yeltès à Dax
Meilleur lot de novillos : Los Manos à Parentis
Meilleur lot d'erales : Ganaderia du Lartet (Plaisance et Bayonne)
Meilleur matador : Juan del Alamo
Meilleur novillero en piquée : Joaquim Galdos Moreno
Meilleur novillero en non piquée :  desertio
Prix Monsosabio : Junta des Penas Aturines


Le lot de Baltasar Iban, de Mugron, est arrivé second du vote pour le prix des novillos.

ANGE & GABRIELLE

de Anne Giafferi


Gabrielle débarque au bureau d'Ange, qui dirige un cabinet d'architectes et est très occupé. Abasourdi, il comprend que son fils, qu'il n'a jamais voulu reconnaître, se serait enfui à l'annonce de sa future paternité. Il ne voit pas du tout ce que lui veut cette femme qu'il qualifie d'hystérique, et le gifle violemment quand il lui propose un chèque...

On passe un très bon moment, Patrick Bruel, toujours aussi beau, ses rides lui vont bien, les dames présentes dans la salle pourront en témoigner. Il y avait aussi quelques hommes accompagnant.
Face à ce sale type bourré de charme, Isabelle Carré est parfaite, délicieuse avec ses robes trapèzes et ses jupes à mi-cuisses, très style Françoise Dorléac ou Françoise Hardy.
Les jeunes aussi sont biens: Alice de Lencquesaing et Thomas Soliveres.
Mention spéciale à Laurent Stocker, dans le rôle de Tonton Guitou! 
Sinon Paris a l'air de s'être bien amélioré : ils trouvent tout le temps des places de parking pile à l'endroit où ils vont!

lundi 9 novembre 2015

NOUS TROIS OU RIEN

de Kheiron


En Iran, Hibat combat les idées du Shah, et écope avec ses amis de dix ans de prison. Au bout de sept ans il est libéré, et espère la démocratie. Hélas le nouveau régime le contraint à la fuite, il part avec sa femme et son fils à travers les montagnes, vers Istambul, puis la France, pays des Droits de l'Homme et de la 1ère Révolution.

Kheiron raconte l'histoire de ses parents avec un recul et un humour très actuel qui font de ce récit un divertissement où certaines scènes auraient pu s'avérer trop sombre. Il n'évite pourtant pas l'émotion.
Le générique est un festival à lui tout seul. Kheiron joue le rôle de son père, Leïla Bekhti sa mère, Gérard Darmon et Zabou Breitman ses beaux-parents, Alexandre Astier le Shah d'Iran (trop bien!), Kyan Khojandi un islamiste, Arsène Mosca un gardien de prison, Camélia Jordana une activiste proche du couple, Michel Vuillermoz le maire qui veut animer ses quartiers mais pas les rénover...

Bref allez-y, savourez, riez, et n'oubliez pas que les étrangers sont une richesse!

dimanche 8 novembre 2015

AVRIL ET LE MONDE TRUQUE

de Franck Ekinci & Christian Desmares


Nous voilà dans un monde où en 1941, Napoléon V règne sur la France et Avril se croit orpheline depuis bien des années. Ses parents, poursuivis par la police, car tous les savants devaient collaborer à l'Empire, ont disparu sous ses yeux dans une sorte de nuée orageuse. Depuis elle est seule, avec son chat qui parle, Darwin, un jeune homme qui la suit partout, Julius, et le policier pataud, Pisani.

Dans l'univers graphique de Tardi, on retrouve de merveilleuses machines que Jules Verne n'aurait pas renié, un Empire cohérent et poétique à la fois, et des animaux qui ne sont plus à leur place d'animaux.
Ce film est une merveille d'histoire de machination, où la jeune Avril fera preuve de courage pour retrouver les siens et les tirer de la prison où ils sont. Un épopée digne des meilleurs Miyazaki, un petit effort ami montois pour trouver le cinéma et voir ce chef-d'oeuvre!!!

jeudi 5 novembre 2015

VERNISSAGE TORO EXPO DE LA PEÑA JEUNE AFICION




Lors du vernissage, les (inévitables) discours du Président de la Peña, du Maire de la ville, du Président de l'UVTF, du Président de l'Observatoire des Cultures Taurines.


Une foule nombreuse écoutait.

Les œuvres des CE2 de l'école du Parc vous attendent !







 Cette année point de multiples artistes qui exposent dans le Cloître leur vision de la tauromachie comme autant de petits pavés dans la mare des antitaurins, mais une seule expo de taille : celle de l'Observatoire des Cultures Taurines. Un travail de recherche profond pour plonger dans les racines de la tauromachie, dans le patrimoine mondial de l'humanité, afin de démontrer que l'homme a toujours combattu et honoré les taureaux. Vous trouverez sur le site de son auteur toutes les références utiles, et nul doute que l'expo se baladera dans toutes les ferias françaises. Et n'oubliez pas : ne pas toucher les panneaux, merci.