lundi 26 septembre 2016

BODEGA DU MARQUES DE RISCAL




 L'hôtel du Marques de Riscal vu d'El Ciego
 La rose décorative aujourd'hui,
mais qui autrefois permettait de détecter les maladies de la vigne.


 Une partie du groupe dans les vignes


 L'ancienne maison du Marques de Riscal, et le coté de l'hôtel

 Les futs attendant la vendange 

 Quelques tonneaux de stockage, en chêne français



Le cœur de la bodega, où sont stockés TOUS les millésimes depuis la création.
 Quand Frank O Gery est venu pour le projet d'hôtel,
on lui a offert une bouteille de son année de naissance : 1929.



 Embouteillage

 Dégustation





"L'éclat de l'édifice de Frank O Gery qui abrite l'hôtel, allié à la richesse du paysage et aux installations de Màrques de Riscal offre un cadre exceptionnel pour vivre une expérience unique et incomparable dans un endroit fabuleux : Ciudad del Vino, la cité du vin."

En lisant le flyer rigide sur papier mat de luxe, on comprend que s'il y a des gens qui ont du pognon malgré la crise, les héritiers du Marques de Riscal en font partie. Une centaine de personnes travaillent en permanence dans les vignes, les caves, la partie administrative, visites, et pour les vendanges ils en embauchent une cinquantaine de plus.
La charmante guide, Manon, une française ayant fait des études d’œnologie, nous a fait visiter tout le domaine (mais pas l'hôtel hélas) durant une heure et demie, et a répondu à toutes les questions, y compris les plus saugrenues. Elle nous a accompagné aussi dans la dégustation d'un blanc et d'un rouge, c'était très intéressant.

Bref après le Musée de Briones, la Cité du Vin de Bordeaux, je continue la passionnante exploration de la Route des Vins !
Pour renseignement, la chambre la moins chère, en basse saison est à 350€ la nuit. Je n'ose imaginer le prix d'une suite avec balcon...

dimanche 25 septembre 2016

Les Dolores Aguirre à Vic, que les absents ont eu tort!

Que les absents ont eu tort………. !
(Avec les photos de Matthieu Saubion)
Après cette journée vicoise, ma plume hésite entre deux encriers. Celui des Chroniques râleuses pour vitupérer contre les absents et en particulier les toristas. Mille personnes, invités compris, à Vic pour une novillada avec des Dolores Aguirre, vous savez l’élevage de Cantinilllo, c’est incompréhensible. Je pense que certains soient fatigués par la saison, ruinés par les impôts et la rentrée scolaire. Mais que l’Aficion soit frappée en aussi grand nombre par un burn out de fin de saison, quelle tragédie ! Mais que fait donc le Ministère de la Santé ?
L’autre plume, celle des Chroniques heureuses, m’incline à écrire   le plaisir que les Aficionados présents ont pu ressentir lors de cette très intéressante novillada des Fêtes de la Saint Matthieu.

Les Dolores Aguirre ont fait preuve de cette diversité et de cette qualité de comportements qui font que l’on peut rester presque trois heures sur les gradins sans voir passer le temps.
Très bien présentés, tout en restant comparables à ce qui sort dans certaines corridas, ils ont pris vingt piques. Bien entendu, il s’agit de vrais puyazos, sérieux et forts comme le nécessitent les toros d’encaste Atanasio Fernandez. Et cela peut surprendre certains, ils ont supporté ces premiers tercios et n’ont pas fléchi par la suite. Au troisième tiers, on a eu la palette des bichos nobles, d’autres encastés et exigeants et même un manso perdido. Tous offraient la possibilité aux jeunes toreros de faire montre de leurs capacités. A l’exception du 6ème, ils étaient tous toréables.

Face aux Dolores, les trois novilleros possédaient un bagage technique très différent. Le vénézuélien Manolo Vanegas est un valiente à qui ce type de bétail convient bien. Il a du métier et a su l’utiliser. Le colombien Juan de Castilla et le mexicain Gerardo Rivera manquent d’expérience et ont été souvent mis en difficulté. Tous les trois ont eu le mérité d’essayer face à un bétail sérieux que certaines figuras n’oseraient pas affronter.
Vous rajoutez un président rigoureux et tout cela explique que les aficionados présents soient sortis contents des arènes.

Quatre piques pour le premier, deux en poussant fort et deux en sortant seul, le ton de la course est donné. Le novillo est noble et exigeant. Il a de l’alegria quand il charge et répète dans la muleta de Manolo Vanegas. Le vénézuélien toréé avec l’autorité et la souplesse nécessaires. Il construit une bonne faena sur les deux mains.  

Son estocade entière et en avant est efficace et lui permet de couper une oreille. Le toro est ovationné à l’arrastre.
Le second, en vrai Atanasio, est difficile à fixer. Il prend trois piques avec bravoure et renverse la cavalerie à la seconde.

 Il a cette charge puissante des Dolores encastés, à condition qu’on le cite à distance. Alors qu’il avait cité de loin les La Quinta de Dax, Juan de Castilla toréé de trop près ce bicho Il ne donne pas la sortie à un  novillo qui finit par prendre le dessus et le met en difficulté .


Il finit par prendre du recul et toro et faena vont à mas. Dommage, mais l’erreur commise par le colombien, nous a empêché de voir « s’exprimer » un très bon utrero.  Le novillero salue après un julipié prudent, le novillo est ovationné.
On verra plus tard que si le troisième titulaire ne veut pas quitter les chiqueros, ce n’est pas par déférence envers un collègue plus âgé.Après plusieurs tentatives infructueuses on fait sortir le sixième. Il prend trois piques en allant à menos. 

C’est un manso con casta qui nécessite d’être lidié avec autorité.  Gerardo Rivera ne se croise pas, hésite et accentue les défauts de son opposant au détriment de ses qualités. Il a du mal à tuer.

Le quatrième, très costaud, prend trois piques sans motivation. Manolo Vanegas s’applique. Le début de faena est intéressant. Mais le toro se décompose rapidement. La suite du trasteo manque de  transmission. 

 Le vénézuélien prolonge trop une faena qui manque d’intérêt. Il tue d’une entière trasera et caîda et salue au tiers
Le cinquième est mal piqué d’autant qu’il est manso et se défend sous la morsure du fer. On pense qu’il s’est amélioré quand il charge en partant de loin en début de faena. Très vite il reprend ses mauvaises manies d’autant que De Castilla manque de poder et ne croise pas. 

Le colombien fait des efforts mais est en difficulté en fin de faena. Il salue quand même après deux estocades très en avant.
Le troisième daigne enfin sortir de sa loge. Ce sera donc le sixième et dernier. C’est un manso de gala, il fuit jusqu’à son ombre .Il sort seul du cheval. Très compliqué à banderiller, il arrive quasi intoréable, pour un novillero, au troisième tiers .Gerardo Rivera   tue d’un golletazo opportuniste après un embryon de faena d’aliñio.

Ainsi ce termine, ce qui restera une des plus intéressantes courses, toutes catégories confondues de cette temporada. Les absents ont vraiment eu tort. Il y a, pour eux, une session de rattrapage prévue le 1er octobre à Mont de Marsan avec les Victorinos.

Pour les statisticiens :
Arènes de Vic Fezensac, novillada de la journée Vino et toros (et aussi foie gras)
6 novillos de Dolorès Aguirre très bien présentés aux comportements variés mais toujours intéressants pour
Manolo Vanegas : une oreille, salut au tiers
Juan de Castilla : salut au tiers, un avis et salut au tiers
Gerardo Rivera : silence, silence
Vingt piques pour une chute, cuadra Bonijol
Ont salué David Adalid et Jimenez Escudero   au troisième puis  Manuel Linejo et José Gomez au quatrième
Président : Thomas Thuriès
Un tiers d’arène
Ciel couvert et menaçant, deux gouttes de pluie à l’issue du paseo
Durée de la novillada : 2h45


Thierry Reboul

vendredi 23 septembre 2016

LES TROPHEES DES SPORTIFS

de Saint Pierre du Mont
 Je précise bien le nom du village, car avec la musique inaugurale, on aurait plutôt cru assister au Superball. La cérémonie n'a pas commencé après le traditionnel quart d'heure landais, mais après ce qu'il faut bien appeler la demie-heure de retard. 

 Après un discours aussi long que creux (sport, sportif, équipe et tout les poncifs qui vont avec, y compris l'inédit "journée quotidienne"), le maire a enfin passé le micro à Jeanot l'animateur.
J'ai failli oublier le "l'important c'est de gagner et de s'amuser". Rip Marquis de Coubertin !!!












Voilà, c'était sympa pour les sportifs, et après j'ai filé sans attendre la fin, ayant d'autres chats à fouetter!

jeudi 22 septembre 2016

MONASTERE SANTA MARIA LA REAL de NAJERA

Extérieur du Monastère de Najera




Porte Charles Quint
Nommée ainsi par les moines bénédictins en remerciements
des aides reçues pour la construction du monastère.


  Demi-coupole parée de caissons peints construite en 1594
 Porte en noyer de style plateresque

Tombeau renaissance des Manrique de Lara, ducs de Najera et comtes de Treviño

 Retable réalisé vers 1690 par Francisco de la Cueva et Mateo de Rubalcaba


 Tombeaux des infants et couvercle du tombeau de Blanche de Navarre







 La légende raconte qu'en l'an 1044, le Roi Don Garcia était venu chasser. Il aperçut une perdrix, et lança son faucon à la poursuite de l'oiseau et les deux animaux entrèrent dans une grotte. L'homme les suivit et au fond de la caverne, il vit la Vierge, avec à ses côtés une cloche et une lampe, et au centre un vase rempli de lis. Cette vision marqua profondément le roi, qui après avoir conquis Calahorra, décida d'y fonder une auberge pour les pèlerins et un monastère, dont presque rien ne subsiste. La statue vénérée au fond de cette grotte est une sculpture gothique du XIIIè siècle provenant de l'alcazar de Najera et appelée Vierge à la Rose.






 le cloître



 le puits
 Porte de l'arbre du bien et du mal.

Placée sur le chemin de St Jacques, Najera est un village dont les fêtes se déroulent en même temps que celle de Logroño.
Le monastère est un peu abîmé, ayant servi au fil des ans de prison, entrepôt de travaux publics, caserne, arène, théâtre, école. En 1889 il fut classé monument historique et artistique national, et 6 ans plus tard ce furent les moines qui s'y installèrent.
L'église par contre, dont l'entrée se trouve dans le cloître, fut moins touchée, certainement grâce à la présence de la Vierge à la Rose au fond de sa grotte, un lieu impressionnant, même pour les moins croyants !