jeudi 29 décembre 2016

YOUR NAME

Makoto Shinkai

Mitsuha vit au bord d'un petit lac, dans la campagne japonaise. Elle rêve de vivre à Tokyo, d'être anonyme dans une grande ville, plutôt qu'être la fille du maire de son village.
Taki est étudiant à Tokyo, le soir il travaille dans un restau italien.
Un matin, chacun se réveille dans la peau de l'autre. A force d'échanger les expériences et la vie dans l'autre sexe, ils désirent se rencontrer...

Une très belle histoire qui nous emporte. L'humour n'est jamais absent, l'aventure aussi. La vie japonaise et ses us et coutumes qui nous semblent si loin y sont aussi pour beaucoup.
Les images sont magnifiques, c'est un très beau dessin animé, allez-y.
Les jeunes enfants risquent par contre de s'y ennuyer légèrement, amenez-les plutôt voir "les animaux fantastiques" ou "Vaïana"

lundi 19 décembre 2016

PAPA OU MAMAN 2

de Martin Bourboulon





Ayant visiblement réussi leur divorce, Florence et Vincent sont installés dans des maisons l'une en face de l'autre. Cette organisation, si elle facilite le passage des enfants, y compris de la quatrième qu'on oublie un peu partout régulièrement, cela nuit à la vie de couple qui pourrait se reformer chez Vincent ou chez Florence.
Les enfants, ayant compris que leurs parents avaient du mal à vivre séparés, leur proposent de se remettre ensemble. Le voyage-test à l'ile de la Réunion sera explosif...

Des personnages farfelus qu'on retrouve avec plaisir, plein de gags, de scènes sympas (la scène des textos j'étais écroulée de rire), une course-poursuite qui remet du piment, bref c'est comme le 1, mais c'est le 2. Si vous avez aimé, vous y repiquez !
Les deux nouveaux amoureux sont très très bien: Sara Giraudeau et Jonathan Cohen.

dimanche 18 décembre 2016

LA CRÈCHE DE COMMENSACQ

classée monument historique

Réalisé au début du XXème siècle par Denis-Fernand Py (1887-1949) cet ensemble moulé en plâtre a été offert à la paroisse de Commensacq pour le Noël 1940.
Les personnages présentent des dégradations à des degrés divers, mais une tirelire est mise à disposition des visiteurs qui voudraient contribuer à la restauration qui s'élève à 4000€. On devrait pouvoir trouver deux mille curieux qui laisse chacun 2€, non?











A voir à la Rotonde de la Vignotte
tous les après-midis de 15h à 18h sauf le lundi
jusqu'au 1er janvier inclus. 
La Rotonde est à côté de la VILLA MIRASOL

vendredi 9 décembre 2016

BÉRETS de LÉGENDES...

Bernard Dugros et Geneviève Darrieussecq

 


 Béret et costard, la classe!



 Bernard Dugros, Chantal Davidson, Jean de Nadau, Geneviève Darrieussecq

 Élue à la culture, Super Gascon, Directrice du Pôle Culturel, Maitre Chanteur. 


Exposition visible au Pôle Culturel de Saint Pierre du Mont jusqu'au 17 décembre.
Photographies de Bernard Dugros, un gascon gersois d'à coté de Vic-Fézensac.
A voir, pour tous ceux qui ont grandi avec les vieux qui avaient tous un béret sur la tête, et pour ceux qui n'ont pas connu cette époque !

Une amie devait un jour me retrouver à un concours de belote. Elle me dit "comment je vais te trouver? (nous vivions sans téléphone portable). Je lui avais répondu "je serais la seule sans béret". Ce n'était pas vrai, mais presque!

Un vernissage où les élus de Saint Pierre du Mont ont brillé par leur absence. Parfois je me demande ce qu'ils font... Peut-être une belote?

mercredi 7 décembre 2016

LE POISSON BELGE

de Léonore Confino

Bocal plein pour la prestation de l'incroyable Géraldine Martineau, Molière 2016 de la révélation féminine ce mardi soir au Théâtre Municipal.
Il est vrai qu'elle n'est pas seule sur scène puisque Marc Lavoine lui donne la réplique. Il est bien, on ne peut dire le contraire. Mais il est complètement éclipsé par cette petite nana qui lui arrive à l'épaule.

Sur un banc à Bruxelles le soir tombe. Claude, un travesti, attend quelqu'un qui ne viendra pas. Claude, la petite fille qui a fuit son école attend que ses parents la retrouvent, tout en s'imaginant qu'ils l'ont abandonnée.

Pièce formidable d'un bout à l'autre, sans aucun temps mort, ce poisson belge nous raconte l'histoire de ces deux personnages, à moins que l'un ne soit issu de l'imagination de l'autre...

Morceaux choisis des dialogues (ne faisant pas de photo, je prends des notes): quand la petite liste le contenu de la cuisine : "café lyophilisé, soupe déshydratée, sucre en poudre, il n'aime pas l'eau ou quoi?"
Lui "si je t'avais laissé dehors tu aurais été dévorée par les punks à chiens"

Bref on a passé une très bonne soirée!

lundi 5 décembre 2016

GOTLIB on t'a rencontré...



Comme pas mal de gens de ma génération, j'ai été élevée avec Pif Gadget. Ce magazine à nul autre pareil, à l'inverse du "journal de Mickey" nous a appris la tolérance, l'écologie, l'égalité entre les hommes et les femmes.

Marcel Gotlib y dessinait "Gai Luron" ce chien philosophe et zen, accompagné de coccinelles d'une bonne taille qui commentaient à ses côtés. A cette époque mon père roulait beaucoup pour son travail, et dans les stations Total on pouvait acquérir contre des points, des bandes dessinées.
Je crois que nous avons eu toute la collection, et ainsi découvert avec mon frère, à côté des inoffensifs "Lucky Luke" les fabuleuses "Rubriques à Brac".
Le choc fut rude!

Car Gotlib y a tout inventé : parodies, détournements, irrévérence voire irrespect de la religion comme des institutions. Le fameux "esprit Canal", Antoine Decaunes et José Garcia, les Guignols, tout ça ce ne sont que les enfants de Marcel Gotlib. Sourigues et Mouchés l'autre dimanche, ont customisé "l'aigle noir" de Barbara, mais Gotlib l'avait raconté dans ses pages d'une belle manière!

En plus c'était un dessinateur fabuleux, capable de perspectives déformantes absolument bluffantes, et surtout sa ligne restait malgré tout "claire". Il est vrai que je n'ai jamais aimé la "ligne crade" de certains.

Il avait aussi réalisé le scénario des "vécés étaient fermés de l'intérieur" où les policiers Jean Rochefort et Coluche nageaient dans l'absurde!

Marcel Gotlib avait également raconté sa vie dans "j'existe, je me suis renconté", et je vous encourage à lire ce témoignage d'un enfant de la guerre, qui aurait pu rencontrer un tueur mal intentionné, mais a plutôt rencontré une lointaine cousine canadienne.

Gotlib existe, j'ai rencontré son œuvre et elle ne m'a jamais quitté.