dimanche 28 février 2016

Seconde journée à émotions pour la Fragua 2016

Tentadero matinal

Tienta d'une vache du Camino de Santiago et trois de l’Astarac, moyennes au cheval et demandant du métier et de l’autorité à la muleta, noble la dernière, pour José Ortega Cano , Juan Leal, Richard Milian et les élèves d’Adour Aficion Dorian, Florian, Yonn, Juan, Jules et Tristan. 

Dans la forge le forgeron ranime le feu et travaille les aciers pour les rendre plus efficaces, résistants et beaux. Ce dimanche matin, la Fragua et son forgeron Juan Leal a ranimé la flamme d’un Ortega Cano, diminué physiquement mais profondément torero dans de superbes doblones genoux ployés et de profonds derechazos.

Elle a permis aux jeunes élèves d’Adour Aficion, dont un petit nouveau originaire de Saint Cyprien et prénommé Richard, face à des vaches difficiles de Jean Louis Darré de forger caractère et technique.
Ambiance familiale faite de tendresse et d’émotion, bercée par les chants de Rocio Jurado l’épouse décédée du parrain de cette édition 2016.

De grands moments taurins avec la faena superbe de José Ortega Cano à la troisième vache , les muletazos de classe de Juan Laroquette , les séries de Juan Leal à la seconde et les mises en suerte de Dorian. Malgré un bétail compliqué, manquant de fond ,sont aussi sortis avec des réussites diverses mais beaucoup de courage et d’application de second les minots d’Adour Aficion, Florian, Yonn, Jules,et el popular Tristan.

D’ailleurs l’image qui restera de cette Fragua 2016, c’est l’accolade entre le Maestro et Tristan, le plus jeune élève de Richard Milian.
 La première vache (Camino de Santiago) est reçue avec, finesse, à la cape par Ortega Cano. Au cheval, elle va s’améliorer et prend une bonne quatrième pique. Elle est noble, mais un peu faible et abanto. Cano l’entreprend par le haut pour une bonne série à droite . La vache tourner très court dans la muleta . Juan Leal prend les trastos pour des séries à gauche. La vache va à menos et met en difficulté la jeune classe sortie en second.
La seconde (Astarac) dure à fixer , pousse peu sous le fer. Elle vient mieux à droite qu’à gauche dans la muleta de Juan Leal. Elle permet à Juanito de se mettre en évidence. Avec l’aide de Juan , Tristan réalise quelques muletazos. Les deux élèves d’Adour Aficion « chauffent la salle » .
La troisième (Astarac) sort seule de la pique. Ortega Cano l’entreprend genoux ployés et l’embarque pour une superbe faena qui fait vibrer le public. Yonn complète avec bonheur la série.
La quatrième(Astarac) est très désordonnée et distraite à la pique . Paré par Richard Milian, elle est noble et est ensuite toréé par les élèves d’Adour Aficion .avec un final en solo pour Tristan après de bons muletazos en particulier de Juanito.
Juste un petit coup de gueule : où étaient ceux qui vêtus de blanc et de foulards bleus ou rouge, dans les grandes férias, se disent aficionados de verdad. Il n’y a pas que les jours d’Agur qui donnent le frisson. Voir toréer à gusto Cano avec en fond musical, la voix de son épouse Rocio Jurado, vaut bien des Vino Griego ou autres Paquito.
Voir le sourire de Juan et Tristan , fiers de leurs muletazos vaut bien plus que certaines œillades lancés mécaniquement par certains toreros blasés.

chroniques sur ComBoost
Photos Philippe Latour


 Novillada non piquée : Finale de la Fragua 

Obligé de quitter les arènes avant la course suite à un souci de santé de mon épouse , c’est avec l’aide de mes compagnons d’arènes habituels (Philippe Latour, Nicolas Couffignal et Olivier Viaud) que le résumé suivant de la finale a été réalisé.

5 erales de la ganaderia Tierra d’Oc , noble le premier , compliqués les quatre autres pour
Juan Molas : une oreille , silence à l’eral réservé au vainqueur de la Fragua
Fernando Plaza : silence
Ignacio Olmos : silence
Alfonso Pablo Ortiz : une oreille
Environ 500 personnes


chroniques sur ComBoost
Photos Philippe Latour

Juan Molas a profité de la noblesse d’un eral ,presque soso, pour construire une faena élégante conclue rapidement à la mort .Il a été à la peine face au compliqué cinquième.

Fernando Plaza et Ignacio Olmos ont été mis en difficultés par des erales mansos, et ont mal tué.

Alfonso Pablo Ortiz a réalisé la meilleure faena du jour ,qu’il conclue moyennement avec les aciers.

 Juan Molas est déclaré vainqueur de la Fragua ,décision contestée par une partie du public.

 Ainsi se termine la Fragua et comme on dit en Provence : « La Fragua 2016 est morte ,vive La Fragua 2017 » en espérant être encore plus nombreux l’an que ven.

 PS : Pour les antis au rythme où leur nombre fond alors que les températures sont basses , ils devraient avoir disparus quand l’été arrivera.

samedi 27 février 2016

Très belle journée qualificative de la FRAGUA

Arènes de Pontonx : samedi 27 février
Certamen de la Fragua ,15 erales de Tierra D’Oc (Domecq par Sanchez Arjona) , braves et donnant beaucoup de jeu , supérieur le numéro 35 . pour

Alejandro Mora (Salamanque),Alfonso Pablo Ortiz (El Juli) , Alvaro Marin Sesena (Salamanque)
Clément Hargous (Adour Aficion), Ignacio Olmos (Tolède), Fernando Plaza (Madrid),
Juan Molas (Dax) Jesus Angel Oliva (Colmenar de Oreja),Rafael de Lucas (Arles), Crostobal Reyes (Cadiz), Sergio Nunes (Lisbonne), Tomas Ubeda (CFT), Rodrigo Molina (Sévillle), El Abazache (Arles)

Picador German Gonzalez
Cuadra Bonijol
Qualifiés : Juan Molas ,Alfonso Pablo Ortiz, Ignacio Olmos, Fernando Plaza.

Heureux de cette belle journée taurine . 

Heureux parce que cette journée a été celle de la promotion de la jeunesse et de l'aficion
Heureux  pour cet aficionado gardois qui vient de racheter une ganaderia et qui nous a présenté un grand lot d'erales braves au cheval, encastés et nobles à la muleta.
heureux pour le numéro 35 qui va probablement devenir un semental.
Heureux pour quinze garçons qui ont pu vivre leur passion et nous montrer leurs qualités dans des conditions optimales (organisation, bétail, piste....).
Heureux pour les quatre qualifiés que nous retrouverons demain après-midi dans les arènes de Pontonx pour la finale.
Heureux d'avoir découvert un jeune torero arlésien "El Abazache" qui même s'il n'est pas qualifié semble promis à un bel avenir.
Heureux pour Juan et Maurice qui sont à l'origine et portent avec succès ce très beau projet.
Heureux parce qu'il est possible de partager de bons moments de tauromachie avec des personnes avec qui on a des divergences sur l'art et la manière de toréer pour peu que l'on respecte les opinions des uns et des autres.
Heureux parce vous allez tous venir pour la tienta de demain matin (10h30) avec Ortega Cano et Juan Leal et la finale du certamen à 16h.
Heureux parce qu'il va pleuvoir et que la poignée d'i-------s d'antis qui fera le déplacement va se mouiller !

Thierry Reboul


mardi 23 février 2016

Journée taurine d'Arzacq


Les photos sont de Romain Tastet
Pour une fois, la météo est plus clémente dans le Béarn que dans les Landes. Après le déluge de Magescq, c’est le soleil qui accueille les nombreux aficionados présents à Arzacq dès le matin.
Les organisateurs locaux ont décidé d’innover. Ils ont substitué à la traditionnelle tienta une matinée taurine offrant une opportunité à trois toreros locaux, du débutant au confirmé. Au-delà de l’originalité, il y a un vrai investissement de la part des organisateurs. La vache offerte à Jean Laroquette et l’eral toréé par Dorian Canton sont financés par l’association des organisateurs de Sud-Ouest. Le novillo tué par Mathieu Guillon a été financé sur les fonds propres du club taurin. 

Jean Laroquette a des qualités innées de torero. Quand les qualités de l’homme rencontrent celle d’une très intéressante vache, cela donne un grand moment de tauromachie.

 La pensionnaire de la ganaderia de Michel Agruna, origine Françoise Yonnet a fait preuve de caste et a posé juste ce qu’il faut de difficultés pour mettre en évidence le torero. 

Jean a su imposer sa loi à son adversaire puis a abandonné la technique pour déboucher le flacon lors de deux très belles séries. Sont sorties de second Yonn et Gilles Saint Cric, la vache très sollicitée et qui commençait à se réserver les a mis en difficulté.

Dorian Canton est trop grand pour les anojas des capéas et trop jeune pour sortir en non piquée. Les organisateurs lui ont offert un eral, même origine que la vache de Juan. Face à un adversaire compliqué, il a su ne pas rompre et tirer quelques bonnes séries. Espérons, pour le faire progresser et entretenir sa motivation, qu’il pourra passer les Pyrénées pour, comme l’an passé, tuer quelques becerros en classe pratique.



Le nombreux public présent, presque une moitié d’arènes, est venu pour soutenir le montois Mathieu Guillon face à un novillo du Comte de Mayalde. 
Le bicho costaud est compliqué, mais intéressant. Il est plus violent que brave. Il prend trois piques en manso con casta. A la première, il fait le tour du cheval, le secoue et blesse le piquero, épaule déboitée. Malgré la blessure, Laurent Langlois continue à piquer. La seconde pique est bien donnée, trop handicapé le piquero rate la troisième.

Mathieu joue gros. Il n’a aujourd’hui pas mal d’amis mais des détracteurs qui sont plus disposés à le critiquer qu’à l’aider. Face à ce toro exigeant, on le sent contracté. Il recule sur les premiers capotazos, puis se reprend pour une bonne série de chicuelinas.

Il est excellent aux banderilles clouant dans le berceau à chaque fois. A la muleta, à gauche, le novillo ne passe pas. 

A droite, il est complexe. Le torero s’arrime, prend sur lui et donne deux très bonnes séries de derechazos. 

Le Mayalde se décompose et devient querencioso. Le matador landais le tue d’une épée caida. Ce n’est pas le triomphe dont rêvait Mathieu. En tauromachie, c’est le toro qui décide, et aujourd’hui c’est le combat qui prévalait. El Monteño a quand même montré dans une série à la cape et deux à la muleta des qualités qu’il pourrait mettre en évidence face à d’autres toros. Il mérite qu’on lui permette de remettre le traje de luce et de pouvoir s’exprimer face à deux toros. Il peut avantageusement prendre la place d’un Cesar Jimenez ou d’un Manuel Dias Gomes vus à Villeneuve, Eauze ou Gamarde l’an dernier.

Arènes d’Arzacq : Novillada mixte, 
Trophée du Bayonne de Cristal
Deux novillos du Comte de Mayalde, meilleur le premier, pour le rejoneador Roberto Armendariz : salut, deux oreilles.

Quatre erales du Comte de Mayalde bien présentés, donnant du jeu, excellent le second et supérieur le cinquième pour :
Baptiste Cissé : une oreille, une oreille

Rafi Rancoule : vuelta, silence
Sobresaliente : Thomas Ubeda

8/10 èmes d’arènes
Baptiste Cissé remporte le trophée du « Bayonne de Cristal »
Vuelta du mayoral
Sortie en triomphe de Roberto Armendariz et Baptiste Cissé

Comme en 2015, le Comte de Mayalde a fourni un lot de novillos et d’erales de grande classe. Bien présentés, ils ont fait preuve de caste et de cette noblesse piquante qui offre la possibilité de s’exprimer tout en créant l’émotion en piste et sur les gradins. Le mayoral avait parié sur le numéro 8. Sorti en cinquième, il a été le meilleur de la course. Dommage que la présidente, l’ex torera Héléna Gayral ait oublié qu’il y avait un mouchoir bleu.
Le meilleur torero de la tarde, Rafi Rancoule a malheureusement perdu à l’épée les trophées gagnés en particulier après une grande faena à son premier. Roberto Armendariz et Baptiste Cissé, plus efficaces avec les aciers, ont pu triompher.
Armendariz profite d’Arzacq pour faire travailler ses plus jeunes chevaux. Le premier novillo étant en apparence le plus commode, c’est donc face à lui qu’il a fait sortir les juniors de sa cuadra. Le rejoneador basque a probablement commis là une erreur. Il n’a pas pu complètement profiter de la charge inlassable du joli novillo sorti en premier. Après un seul rejon de castigo, le centaure va connaître quelques difficultés avec des passages à faux et quelques banderilles tombées au sol, problèmes liés à des écarts de conduite de ses chevaux. 

Il doit descabeller après un rejon de muerte en arrière.

Son second est plus costaud, mais finira par se réserver en milieu de faena. Débuts spectaculaires puis il faut aller au charbon pour poser les banderilles suivantes. Heureusement, il a dans sa cuadra des chevaux expérimentés et solides pour lidier ce type de toro.




Le  Basque sait aussi ce qu’il faut faire pour travailler le public (Phase trois dirait Richard Milian). Levades, cheval agenouillé, puis assis tout y passe. Le rejon de muerte, à la Pablo Hermoso, tue quasi instantanément,

Armendariz coupe deux oreilles pour ce qui sera son troisième triomphe à Arzacq.
Les trois mousquetaires sont quatre, aujourd’hui les deux novilleros étaient trois. Les deux têtes d’affiche ont alterné avec le sobresaliente Thomas Ubeda pour une sympathique competencia à la cape et aux banderilles.

Le tambour major est un joli castaño. Il est violent et désordonné. Baptiste Cissé construit une faena sincère, mais sans grand relief face à cet adversaire exigeant. Le trasteo est techniquement propre mais manque de l’émotion que Baptiste instille habituellement dans sa tauromachie. 

Le novillero s’engage avec beaucoup de sincérité à l’épée et coupe une oreille après une entière un peu en arrière mais très efficace.


Son second adversaire, le favori du mayoral, a été le meilleur eral de l’après-midi. Bien banderillé, il vient de loin, met la tête dans le leurre et répète. Bonne faena avec des bons passages artistiques et techniques, mais elle reste, par manque d’expérience, en dessous des possibilités de l’animal. 

Comme à Magescq, il hésite à citer de loin et étouffe la charge du novillo. Un pinchazo, 2/3 de lame, le public arrache à la Présidente une oreille mais n’obtient pas la vuelta, pourtant largement méritée, du toro.

Baptiste progresse, il a bien tué.  Il doit profiter des contrats qu’il a en ce début de temporada pour, combiner technique et côté artistique et réaliser des faenas qui porte sur le toro et le public.

Rafi Rancoule, élève de Patrick Varin, débute ce jour dans le Sud-Ouest. 

Son premier eral est excellent. Très noble, il répète dans la muleta. 

Le torero du Sud-Est se croise, conduit la charge avec élégance et temple exploitant au mieux les qualités du bicho. 

Avec beaucoup de planta torera, il arrive à s’imposer face à un Mayalde encasté et exigeant. Grande faena, hélas gâchée par la mise à mort.

Le dernier eral a été le moins bon du lot. Distrait, charge brusque, il reste sur la défensive et met en difficulté. La mise à mort sera compliquée.


Très à l’image de leur mentor respectif, les deux novilleros seront à suivre cette temporada.
On aura le plaisir de revoir Rafi à Samadet le 12 Mars avec son collègue Thomas Ubeda qui a montré de bonnes choses lors de ces interventions à la cape et aux banderilles.

On reverra Thomas, samedi à La Fragua à Pontonx pour le prochain rendez-vous taurin du Sud-Ouest organisé par Juan Leal.
Ce bolsin offre l’opportunité à de jeunes toreros de se montrer. Cette initiative, à l’image de celui de Bougue mérite que l’aficion locale se déplace.
Le samedi se dérouleront les qualifications.
Dimanche matin, une tienta avec Juan Leal et Ortega Cano, l’après-midi se déroulera une non-piquée entre les finalistes sélectionnés le samedi lors d’une tienta face à des vaches de Jean Louis Darré.
Prochains paseos à Aignan et Mugron pour Baptiste Cissé.
Et pendant que nous passions une belle après-midi de toros , les antis manifestaient

 photo aimablement transmise par un de nos lecteurs Nicolas Couffignal

 Thierry Reboul


dimanche 21 février 2016

LA VACHE

Mohamed Hamidi


Fatah est un paysan pauvre d'Algérie qui vit entre son épouse Naïma et ses deux filles. Francophile, il leur parle un français poétique et chante "Joe le taxi" en cultivant son champs. Tous les ans il postule pour participer au Salon de l'Agriculture à Paris. Mais cette année une lettre arrive enfin, avec son badge pour l'entrée et l'inscription au concours. Il ne lui reste plus qu'à trouver comment aller jusqu'à Paris.

Franchement on se régale !!!!
Courrez voir Fatah et sa vache, ses rencontres sympathiques, son cousin mal embouché, Monsieur le Comte, qui en plus d'être fauché et esseulé avoue avoir laissé partir sa femme sans essayer de la retenir... Bref un portrait d'une France paumée qui fait d'un paysan étranger un héros.
Portrait aussi d'une Algérie traditionaliste, avec ses jeunes gens oisifs qui rêvent d'un mariage à l'étranger, mais où tout un village se mobilise pour aider un habitant.
Au delà de la fable sympathique, au fond, bien des messages !

samedi 20 février 2016

mercredi 17 février 2016

Programme journée taurine Garlin


La Peña Taurine de GARLIN (Pyrénées Atlantiques), a le plaisir de vous communiquer le programme de la 15ème Journée Taurine de Printemps qui se déroulera Dimanche 10 Avril 2016 : 
11h: Fiesta Campera de l'Opportunité - 2 Toros-Novillos de PEDRAZA DE YELTES, pour:  
Alberto ESCUDERO (Espagne)
Diego CARRETERO (Espagne)
Entrée GRATUITE pour les possesseurs d'un billet pour la Novillada.
A l'issue de la Fiesta Campera, le public sera invité à désigner par bulletin de vote, qui de ces deux toreros complètera le cartel de l'après-midi.
13h:  Grand Repas de l'Aficion "Festi'Garbures",
16h30: 15ème Novillada de Printemps - 6 Toros-Novillos de PEDRAZA DE YELTES, pour:

Joaquin GALDOS (Pérou)
Luis David ADAME (Mexique)
Alberto ESCUDERO ou Diego CARRETERO

mardi 16 février 2016

Début de temporada à Magescq


Arènes de Magescq, dimanche 14 février : Novillada non piquée 

6 erales d’El Tajo y La Reina faibles, manquant de fond pour les quatre premiers, noble le cinquième et sérieux le dernier pour
Adrien Salenc : un avis et silence, une oreille
Carlos Ochoa : un avis et salut, une oreille
Baptiste Cissé : un avis et silence, une oreille
L’ensemble des pétitions d’oreilles sont minoritaires
quasi lleno
Le prix offert par les organisateurs du Sud-Ouest est partagé entre les trois toreros

Si le proverbe « Magescq pluvieux, temporada heureuse » se vérifie, 2016 sera la saison du siècle voire du millénaire. Il tombait des trombes d’eau et malgré cela les gradins étaient quasiment remplis pour cette première course de l’année.
Ce ne fut pas une grande édition par la faute du bétail. Les erales de Joselito, pourtant très bien présentés, ont manqué de forces et pour certains de fond. Après la déception de Bayonne, le torero ganadero a du pain sur la planche. Seuls les deux derniers ont relevé la note moyenne 

Le premier est désordonné. Dès la cape, il donne de petits coups de têtes. Il donne quelque signes d’une faiblesse qui fait qu’il ne s’engage pas franchement sur la passe. Il nécessite une lidia autoritaire mais pas violente. Ce sera le cas de beaucoup des erales ce jour. Adrien Salenc va enchainer des passes sans peser sur le toro. Ce dernier finit par prendre le dessus. De ce fait il est difficile à fixer au moment de l’estocade. Une vilaine mete y saca précède un pinchazo, un tiers de lame de côté et deux descabellos.
Adrien Salenc, tel Janus, est un torero au double visage. Il peut être très lidiador voire artiste mais aussi très superficiel électrique et toréant le public. C’est cette facette qu’il nous a montré. Il accueille son adversaire à genoux avec des passes qui réveillent le public (objectif atteint) mais qui accentue la faiblesse du Joselito. Le nîmois prend les banderilles et réalise un très bon tercio avec notamment un excellent quiebro pour conclure. A la muleta, il débute par statuaires. Il alterne de très bons passages avec des muletazos brusques, sans se croiser. Le public est accroché, mais le torero aussi qui essuie des désarmés. Il tue d’une demie sur le côté et coupe la première oreille après une timide petite pétition.

Carlos Ochoa a triomphé à Madrid, excusez du peu. Le second eral est faible. Il va chuter à plusieurs reprises. Brindé à Louis Husson, la faena commence par excellente série de naturelles. Puis le torero se regarde un peu toréer Le bicho qui est moins mauvais cité de loin finit par se décomposer. Il se complexifie et met en difficulté le novillero qui prolonge trop sa faena.  Il tue mal d’une estocade atravesada.

Le cinquième, joli exemplaire, sort avec plus d’énergie que les précédents. Il est noble mais d’une noblesse fade. Soso il ne transmet pas d’émotion. Ochoa récite devant Joselito, son illustre professeur, sa leçon. C’est bien fait, avec quelques belles naturelles, mais ne fait pas vibrer. La faena est, une fois de plus trop longue. Le matador est efficace, il tue d’une bonne entière. Son fan club fait un peu de bruit et obtient une oreille. Après la vuelta Ochoa a droit à un long, et j’espère profitable, débriefing avec Joselito.
Le local (tyrrosso-bayonnais) Baptiste Cissé manque encore d’expérience et d’entraînement face à du bétail en ce début de saison. Il n’y avait rien à faire face au troisième eral trop faible et de charge courte. Il tue mal (une demie et cinq descabellos).
Le sixième sera le plus encasté du lot. Baptiste se rachète du mauvais tercio de banderilles du troisième en posant trois excellentes paires dont une très jolie Al Violin. Noble, le toro vient bien de loin et est plus compliqué quand il est cité de près. Baptiste cite de près et a du mal à canaliser la charge du bicho. Il donne quelques bons muletazos mais manque de dominio et se fait accrocher la muleta. La faena reste en dessous des possibilités de l’eral. L‘élève d’Adour Aficion coupe une oreille malgré une estocade de côté atravesada (mais rapide d’effet).

Il faudra apprendre aux musiciens à s’arrêter de jouer quand le torero est accroché ou désarmé.

On reverra les trois toreros à plusieurs reprises. Moyens aujourd’hui ; ils vont, je l’espère, monter en puissance en cours de saison.
Pour information Adrien Salenc passera en piquée à Captieux
Prochain rendez-vous, Dimanche 21 à Arzacq

La pluie et le froid ont du bon. C’est avec grand plaisir que nous étions au chaud alors qu’une poignée d’antis, parqués loin des arènes, se préparait une bronchite carabinée.
Thierry Reboul

45 ANS

Andrew Haigh


Kate et Geoff vont fêter leurs 45 ans de mariage à la fin de la semaine.
Hélas une lettre arrive d'Allemagne, le prévenant que son ancienne amoureuse, Katya, tombée dans un glacier lors d'une balade en montagne vient d'être retrouvée, intacte, dans la beauté de ses 25 ans.
Les réactions étrange de Geoff, vont amener Kate a porter un autre regard sur son mari.

Les Anglais font des films étranges qui ne ressemblent à aucun autre. Cette visite à ce couple, que nous suivons pendant une semaine est extrêmement déroutante. Les choix personnels, les apparences à conserver devant les amis, les vieilles affaires dans le grenier...
De multiples questions se posent, et il nous reste à imaginer les réponses. 

dimanche 14 février 2016

JOSÉPHINE S'ARRONDIT

Marilou Berry


Pour ce premier film en tant que réalisatrice, Marilou Berry nous montre qu'elle n'a pas que le physique moelleux de sa mère, elle a aussi le talent! (comme comédienne on savait déjà qu'elle avait le talent!)
Cette suite de "Joséphine" est beaucoup plus drôle, beaucoup mieux, beaucoup plus aboutie que le premier opus.
La scène sous titrée est une merveille de comique, et la scène de l'accouchement vous fera pleurer de rire. Perso j'en pouvais plus, ce n'est pas si souvent au ciné.
On retrouve la copine de Joséphine, Bérengère Krief qui file le parfait amour avec un millionnaire à LA, mais Alice Pol n'est plus là. Sarah Suco la remplace bien, mais la trouvaille est la frangine déjantée, Vanessa Guide, qui exerçait sur C+. 
Les guest-stars ne manquent pas, bien sûr la mère (indigne) de Joséphine est aussi sa mère dans la vie. La mère du compagnon idéal (Meddhi Nebbou), charmant, qui cuisine bien qui ne fume pas est jouée par Victoria Abril. On voit aussi Marius Colucci en pharmacien, et Zahia dans son propre rôle.
Bref en ces temps de pluie, allez rire au cinéma !

Présentation Novillos Murteira Grave - Peña Taurine Mugronnaise



La Peña Taurine Mugronnaise vous présente le lot de Novillos Murteira Grave retenu pour les 31èmes Pâques Taurines.

Lundi 28 mars 2016 à 16h30 Novillada Piquée Murteira Grave

pour : Joaquin Galdos, Pablo Aguado et Luis David Adame

à 11h novillada sans picador avec l'élevage Alma Serena

Soirée présentation Féria de Samadet


Beaucoup de vent et de pluie à l’extérieur, mais beaucoup de convivialité dans la salle des Fêtes de Samadet . Elle accueillait ce samedi un nombreux public venu pour la présentation de l’affiche de la Feria de la Faïence, la quinzième du nom et la dixième organisée par Serge Dupouy et la Peña Al Violin.



Les deux toreros présents, Tibo Garcia (début en piquée) et Antoine Madier (début en non piquée) ont remercié les organisateurs de la confiance qui leur était accordée.

Didier Cabannis a donné des nouvelles rassurantes de Manolo Vanegas, absent à cette soirée, car convalescent suite à l’agression dont il a été victime au Vénézuela.



Philippe Bats et Philippe Cuillé, les deux ganaderos, du samedi se sont lancé un amical défi. Il s’agira en effet ce jour d’une vraie finale de la coupe de France des élevages d’origine Miranda de Pericalvo. Il s’agit aussi d’un match Sud-Est vs Sud-Ouest. Heureusement que les ganaderos ne sont ni dacquois ,ni montois.

La soirée animée avec humour par Serge Dupouy et Miguel Darrieumerlou s’est fini par une sympathique troisième mi-temps où chacun a fait et refait le monde des toros.

Rappel du cartel :

    une novillada non piquée le samedi 12 mars avec deux erales d'Alma Serena et deux de Cuillé pour

                                                    ANTOINE MADIER

                                                          RAFI

                                                    THOMAS UBEDA

                                                   PIERRE MAILHAN

Elle sera présidée par Etienne Layan et Franck Lanati

           une novillada piquée de Sayalero y Bandres ,le dimanche 13 mars pour

                                                  CARLOS NAVARRO

                                                MANOLO VANEGAS

                                                  TIBO GARCIA

Elle sera présidée par Pascal Darquier

samedi 13 février 2016

Soirée de présentation de la journée taurine d'Aignan 2016


Aignan est un de ces villages d’irréductibles aficionados dont les arènes offrent plus de place qu’il ne compte d’habitants.

2016 sera l’année du retour aux sources avec des toros pour des toreros vaillants


A l’occasion de la soirée de présentation de l’affiche et des toros les organisateurs du val d’Adour ont remis leur prix à Tibo Garcia. Occasion pour le torero et son manager de remercier Castelnau de l’avoir libéré pour participer au certamen d Andalucia TV.




Les organisateurs du Val d'Adour en ont profité pour présenter leur temporada.

A Plaisance ce sera des erales du sud est

A Castelnau 6 erales des 5 ganaderos du Sud-Ouest

A Maubourguet Escapade espagnole avec du bétail de Coquilla de Sanchez Arjona

A Riscle Le matin non piquée avec des Lartet et l’après-midi, novillada de Nazario Ibanes Azorin (encaste Graciliano Perez Tabernero) Le club taurin Aignan y tors ensuite présenté les toreros et tors de la journée Pascale 2016



Jean Louis Darré et Fabrice Torrito ont présenté un à un leurs protégés.


Le mayoral s’est laissée à faire des prédictions quant au comportement de ses toros

On vérifiera donc si le 32 sera le plus encasté, le46 le plus brave. Le47 le plus noble et le. La soirée s’est terminée par une mini mais passionnante conférence sur l’élevage du toro bravo. Fabrice et Jean Louis ont pu témoigné de leurs difficultés mais surtout de la passion qui les anime.

Rendez-vous est pris pour le dimanche de Pâques sur les gradins de la placita gersoise.
Thierry Reboul

vendredi 12 février 2016

dimanche 7 février 2016

Tienta chez Malabat avec Jean Baptiste Molas

Tienta pluvieuse, tienta heureuse le proverbe s’est avéré juste ce dimanche à la ganaderia Malabat.

Dans une piste rendue difficile par les averses dignes d’un mois de mars, Jean Baptiste Molas a tienté deux vaches de la famille Fasolo.


La première au comportement très Atanasio est allé à mas et a montré une très grande caste. Intéressante au cheval, elle s’est grandie à la muleta. Même revenue dans le campo, elle est restée près de la placita montrant une vraie envie de continuer à en découdre. 

La seconde, plus faible, a fait preuve de bravoure au cheval et s’est montrée très noble à la muleta.
Après le bon toro de Riscle, ces deux vaches confirment que l’encaste Atanasio permet, si on s’en donne la peine,  aux toreros de s’exprimer.

Le torero dacquois a pu profiter de la qualité de l’opposition pour parfaire sa préparation en vue de la temporada qui démarre bientôt.


Ps : sans vouloir jouer les Zocato, Céline, la maîtresse de maison est une très grande cuisinière.


Texte et photos : Thierry Reboul

CHOCOLAT

de Roschdy Zem


La véritable histoire du 1er Noir connu en France et oublié depuis : le Clown Chocolat.
Mais personne n'a oublié le dicton "je suis chocolat". Chocolat il le fut de diverses façons et pour de multiples raisons.
Né esclave à Cuba, il fait la traversée avec un basque qui l'a acheté à sa famille. Une fois à Bilbao, comme les enfants de son maitre étaient cruels, il s'enfuit. Quand il est repéré par un cirque, sa vie change, il joue tous les soirs le cannibale de service et s'amuse.
Puis la rencontre avec le clown Footit, qui lui aussi cache bien des choses, notamment son homosexualité. Mais le XXème siècle va commencer, et les gens veulent de la nouveauté.
Ensemble ils quittent le cirque des "Thénardiers" (qui s'appelent Delvaux) et vont à Paris où ils rencontrent un succès sans précédent.
Hélas là où Chocolat jouait sa maigre paye aux dés avec les autres artistes de cirque, il se retrouve à jouer des fortunes au casino clandestin tenu par la Mafia Corse...

C'est franchement bien, Omar Sy et James Thierrée sont formidables, sans oublier Noémie Lvovsky et Frédéric Pierrot qu'on a d'avantage l'habitude de voir dans des rôles sympathiques.
Mais c'est triste, car si Chocolat est admis dans la société de l'époque comme clown, on ne veut ni le voir au théâtre "sérieux", ni comme un homme égal aux autres.
L'histoire s'achève à Bordeaux, mais visiblement l'équipe n'a pas jugé utile de faire le déplacement dans cette ville, dont on ne reconnait rien, ni les arbres, ni le fleuve doré, ni la belle lumière.

jeudi 4 février 2016

Peintures de NAZANIN POUYANDEH

Au Centre d'art contemporain Raymond Farbos
Exposition du 5 février au 2 avril 2016

Nazanin Pouyandeh nous explique que ses tableaux ne racontent pas une histoire,
mais sont comme les images d'un rêve où plusieurs choses se superposent,
s'entremêlent pour composer une oeuvre que chacun peut interpréter différemment.



















Le Centre d'Art Contemporain de Mont de Marsan vous attend jusqu'au 2 avril afin que vous puissiez voir les œuvres de cette belle artiste iranienne, française depuis ses 18 ans, quand elle a fuit son pays où son père venait d'être assassiné par le régime en place. 
Sa peinture, de facture classique, nous surprend par des thèmes qui ne sont ni mythologiques, ni habituels. Une sorte d'enfant de Dali et Cindy Sherman? 
A voir en tout cas !