vendredi 26 mai 2017

CHEMIN DE HALAGE DE LA MIDOUZE


Après avoir écouté Gilles Kerlorc'h parler de ses explorations auprès de l'Adour et avoir lu son livre, j'ai eu envie à mon tour de me balader dans la nature. Il faut dire que l'appel de la forêt je l'entends assez souvent. Je l'ai fait à ma façon : en vélo (syndrome Félix Arnaudin). J'ai donc pédalé le long du chemin de halage de la Midouze.
La partie goudronnée, qui va de l'angle de la rue qui monte à la piscine, jusqu'à la station d'épuration est entièrement à refaire. Pas besoin d'aller à Marquèze pour se mâcher le cul : faites la portion en vélo! Après le chemin est agréable, sablonneux à souhait, ombragé parfois, agréable toujours.
J'ai du pédaler jusqu'aux environs de Meilhan, et j'ai fait demi-tour.
Le pire fut la côte Sablar-gare sous le soleil de plomb !



 Un bosquet de noisetiers, une barrière en bois. Pays Basque? Non, bord de la Midouze !


 Une passerelle au dessus d'un ruisseau.






 Des bornes abîmées par le temps (ou par les travaux forestiers).



 L'entrée de Mont de Marsan est bien gardée!




mercredi 24 mai 2017

L'ADOUR, CARNET DE VOYAGE

Gilles Kerlorc'h


Gilles Kerlorc'h expose à la Librairie Caractères, pour la sortie de son livre "L'Adour, carnet de voyage", tous les dessins qui illustrent son ouvrage.
Même si vous n'étiez pas là ce soir, pour cause de départ en (grand!) week-end, vous avez jusqu'au 24 juin pour venir admirer les œuvres dessinées sur format A4. Ce n'est pas une très grande taille pour exposer, mais on peut s'y coller le nez à loisir pour admirer les détails. En quelques 70 dessins, vous descendez l'Adour, de sa source à son embouchure, 308 kms d'aventures, de rencontres, de coutumes, de paysages...




 En préambule, Anthony, de la Librairie Caractères, a parlé du talent abouti de Gilles Kerlorc'h, pour qui ça doit être son quarantième ouvrage, de sa discrétion et de sa modestie.
Il parait qu'il y a des auteurs qui dès le 1er bouquin veulent être en vitrine 24h/24 et tous les jours de l'année... (mince c'est justement ce que je comptais demander pour mon futur livre...)  alors qu'ils n'ont pas (pas encore) le niveau. Alors que Gilles Kerlorc'h, lui, il a. Le niveau, le talent, la modestie, la voix douce, la discrétion, le charme...



 La jeune femme (dont je n'ai pas noté le nom), s'occupe de l'association qui gère les expos de la Librairie Caractères, et donc de celle-ci.. On peut adhérer à l'asso pour 10€ l'année. Quand l'étage sera aménagé, il y aura une vraie grande place pour exposer.




Voilà "l'Adour, carnet de voyage" achetez-le!
Mais vous pouvez aussi acheter plein d'autres livres.

Après le punch et la tartinade de truites (miam) :
Les dessins ne sont pas à vendre.
Quand les garçons explorent l'Adour, ils s'habillent de néoprène. Ou de latex. Mais ce ne sont pas les mêmes explorations... Oui il y a des tiques dans la forêt, mais il ne faut pas se rouler dans l'herbe...

dimanche 21 mai 2017

RENAISSANCE DU FAUTEUIL


Il est beau, il est fini !

 Ayant hérité d'un fauteuil vétuste et poussiéreux sur le dessus
et encore davantage à l'intérieur, j'ai décidé,
même si je n'avais jamais fait ça, de tout démonter.



Après avoir arraché les clous de garniture (le plus facile)
j'ai vu que dessous, chaque épaisseur avait ses propres clous.
Bref j'ai décloué pendant des heures...

 
 Le bois enfin mis à nu, j'ai tout bien poncé.

 J'ai passé deux couches de xylophène, pour calmer
les éventuelles bestioles qui auraient envie d'habiter là.
 Une fois peint  en gris, j'ai commencé à clouer les sangles d'assise.

 J'ai commencé par le dossier, en mousse, molleton et joli tissu.

  Et puis voilà, à forcer d'agrafer (un peu), de clouer
(beaucoup) et de coller le galon, j'ai terminé !


L'HOMME AUX MILLE VISAGES

Alberto Rodriguez





Un homme, pilote de ligne, nous raconte l'histoire de Francisco Paesa, dont il pensait être l'ami.
Entre hautes trahisons, espionnage, Paris, Madrid, Genève ou le Laos, on suit les déboires de cet homme, qui cache un autre homme, pour mieux le livrer ensuite, et prendre un maximum d'argent au passage.
La première heure est longue, pour tout mettre en place. Puis on ne voit plus le temps passer, tellement on a hâte de connaitre la fin!
Deux heures d'espagnol sous-titré, le bonheur.
Par contre les femmes sont absentes de ce film, mis à part pour être les compagnes des protagonistes, et encore on les voit bien peu.

samedi 20 mai 2017

FESTIVAL ATOUT CŒURS BENQUET


Pour réserver :FESTIVAL ATOUT CŒURS

LES FANTÔMES D’ISMAËL

Arnaud Desplechin

Quand le film a commencé, je me suis demandé si le projectionniste avait bien appuyé sur le bon bouton. Mais comme personne ne bougeait dans la salle, j'ai pensé que ça devait être le bon film...
Effectivement, un long moment s'est écoulé avant qu'on ne voit Charlotte Gainsbourg et Mathieu Amalric. Puis, un bon moment après, Marion Cotillard.
Autant chaque scène avec Charlotte est un pur plaisir, autant ceux avec Marion sont pénibles tellement elle joue mal. Au secours!
Ensuite le réalisateur met un film dans son film, un peu pour meubler, comme s'il n'avait rien à approfondir dans ses personnages principaux. Alors il y a une longue scène avec Hyppolyte Girardot, très drôle d'ailleurs. La plupart du temps c'est long et ennuyeux.
Et puis ça fini brutalement, un peu, là aussi comme c'était invitée l'ex-épouse, qui repart sans plus d'explication...
Bref c'est pas terrible.
Par contre les critiques de Paris, ceux qui n'aiment pas les films populaires, simples, émouvants, beaux tout simplement, vous expliqueront que c'est un chef-d’œuvre et que vous n'y comprenez rien.
Qu'ils aillent au diable.

dimanche 14 mai 2017

Bolsin de Bougue, les erales de José Cruz vainqueurs

(photos de Matthieu Saubion

Il y a des traditions qu’il est bon d’entretenir et de faire perdurer. En matière de choses taurines, le Bolsin de Bougue en est une. Ce qui fait l’intérêt de cette compétition, c’est son côté pédagogique et qu’elle permettre d’initier (et surtout lors de la tienta matinale) un public néophyte. D’ailleurs les organisateurs pourraient réfléchir pour les prochaines éditions à des actions de communication ou d’accompagnement de ces néophytes  du type de celle menée par les jeunes aficionados nîmois.
Petite nouveauté cette année, le public a été invité à participer au vote pour désigner les trois toreros à l’issue de la tienta qualificative matinale.
Même si aucun trophée n’a été coupé  lors de la finale, le niveau de ce Bolsin a été plus relevé que celui de l’an passé. Reste à Manuel Diosleguarde à confirmer lors des novilladas où il a gagné le droit de participer.
Une fois de plus, les vrais vainqueurs de ce Bolsin ont été les erales de José Cruz .


Dimanche 07 mai, 23ème Bolsin de Bougue,
Tienta qualificative
Dix Vaches du Camino de Santiago, la meilleure est la troisième de grande bravoure et de grande noblesse pour
Andres Manuel Alacantud (Albacete)
Miguel Angel Nuñez del Molina (Jerez de la Froncera)
Manuel Diosleguarde (Salamanque)
Dylan Rimbaud (Arles)
Cristobal Ramos Martinez (Murcie)
El Rafi (Nîmes)
Miguel Senent Martos (Valencia)
Dorian Canton (Adour Aficion)
Borja Collado (Valencia)
Les vaches ont été piquées par Gabin Rehabi et Alain Bonijol (1 et 5), cavalerie Bonijol
 Sont qualifiés Manuel Diosleguarde, Cristobal Ramos Martinez,  et Borja Collado
 Demi-arène avec un public très familial
Comme d’habitude, chaque aspirant torero a toréé de cape, mis en suerte au cheval et toréé de muleta  une vache puis est sorti de second face à une seconde.

Les vaches de Jean Louis Darré ont en général manqué de force  même si leur fond de caste les aider à se reprendre et à aller à mas au troisième tiers.
La meilleure des dix a été la troisième qui après s’être comportée avec alegria et bravoure au cheval a fait de caste et noblesse au troisième tiers. Elle sera conservée par le ganadero. Ainsi que la neuvième moins brillante mais plus exigeante.
Les autres seront éliminées car, même si en général elles ont été nobles au troisième tiers, elles ont raté l’épreuve du premier tiers.
Côté toreros, Manuel Diosleguarde a dominé les débats de la tête et des épaules. Il a un vrai bagage technique, un bon sens de la lidia et une certaine élégance. Autre technicien mais plus basto, Cristobal Ramos Martinez,  a réussi à se qualifier pour la finale. J’ai apprécié la prestation d’El Rafi, le jury non.  A moins que son ancienneté sur le circuit des non piquées et sa grande facilité apparente n’ait jouée en sa défaveur.

Ceux qui décident, ont choisi Borja Collado. Le garçon a des qualités, mais il est encore vert et s’est retrouvé plusieurs fois en difficulté. Reste à espérer qu’il ne remporte pas l’épreuve car je le sens mal affronter les Astarac de Plaisance,  les Rehuelga de Dax ou les Casanueva du Plumaçon, s’ils sortent avec autant de gaz qu’à Magescq.
Dorian Canton, Dylan Raimbaud, Lucas Miñana n’ont pas démérité mais il leur reste encore beaucoup à apprendre.
Les autres ont été un ton en dessous.



Dimanche 07 mai, 23ème Bolsin de Bougue,
Novillada non piquée
Phase de qualification : 3 erales de José Cruz, excellent le premier, pour
Manuel  Diosleguarde (Salamanque) : un avis et vuelta
Cristobal Ramos Martinez (Murcia) : un avis et silence
Borja Collado (Valencia) : un avis et silence
Sont qualifiés Diosleguarde et Ramos Martinez
Finale : deux erales de José Cruz bien présentés et avec un fond de caste pour
Manuel de Diosleguarde (Salamanque) : deux avis et salut au tiers
Cristobal Ramos Martinez (Murcia) : silence

Manuel Diosleguarde remporte le 23ème Bolsin de Bougue et sera présent aux non piquées de Plaisance, Mont de Marsan, Dax, Bayonne et Vic
Salut du ganadero à l’issue de la novillada.
7/10ème d’arène
Soleil et température agréable
A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée en mémoire de Josete et d’un aficionado montois.

Une fois de plus, les erales de la ganaderia José Cruz ont été les vrais vainqueurs de ce Bolsin 2017. Très bien présentés, ils ont, à l’exception du faiblissime second, fait preuve de caste et de noblesse. Le meilleur a été l’excellent premier d’une caste et d’une noblesse exigeante qui nous ont fait regretter qu’il ne soit pas sorti en novillada piquée.

Côté toreros des imperfections , et c’est normal chez des apprentis, mais aussi des lacunes avec l’épée qu’il faudra vite combler en particulier pour le vainqueur, Manuel Diosleguarde,  qui devra toréer devant des publics « familiaux » en particulier à Dax qui ne lui pardonneront pas ses défaillances avec les aciers.
Cristobal Ramos Martinez a déçu. Il n’y avait pas grand-chose à faire face à l’invalide second. Il a eu une seconde chance puisque qualifié, sur le souvenir de sa prestation matinale, pour la finale. Il est passé complètement à côté d’un novillo qui ne demandait qu’à donner ses oreilles.
Borja Collado a confirmé les défauts et qualités entrevues le matin auquel s’est ajouté un manque de personnalité (ou d’originalité) qui le dessert

Le premier est un eral bien présenté mais sans excès de poids. Manuel Diosleguarde lui fait un très bon quite à la cape avant de le brinder au public. Très encasté, le bicho vient de loin et avec alegria. Il répète à la moindre sollicitation. C’est le toro idéal pour ce type de novillada. Après une bonne série de doblones, le novillero se croie et réalise de bonnes séries à droite avec de la lenteur et même du temple.A gauche, il réduit trop les distances et les passes ne sont pas à la hauteur du potentiel du bicho.

 Le final à  droite est de meilleur niveau. Le « José Cruz » est dominé. Le jeune torero devra quand même perdre cette manie, en fin de faena, de se coller au toro une fois la tête passée. Cette pratique racoleuse détone avec le classicisme du début de faena. L’épée n’est pas le fort du jeune garçon. La mise à mort est laborieuse, il doit se contenter d’une vuelta après une entière trasera et tombée et quatre descabellos. L’arrastre est applaudie.

Le second eral fait une vuelta de campana avec une forte torsion des vertèbres. Il ne se remettra jamais de cet incident et chutera à plusieurs reprises.

 La faena de Ramos Martinez de ce fait manque d’intérêt. Le torero, souvent profilé, qui veut se faire voir, prolonge inutilement alors que le toro ne transmet aucune émotion. Silence après une faena soporifique et une entière contraire.

Le troisième est reçu de façon « électrique » par Borja Collado à la cape. Manuel Diosleguarde réalise lui un excellent quite mettant en évidence la noblesse du bicho. Le toro vient de loin à la muleta mais il fléchit. Il est noble et faible donc forcément soso. 

A l’exception d’une bonne série à droite en début de faena, le novillero déroule une tauromachie sur le voyage, fade et sans émotion si ce n’est à l’occasion de quelques accrochages. Quelques passes isolées montrent que le garçon a des qualités et qu’il a une vraie marge et des possibilités de progression. Silence après une mise à mort en deux temps et une voltereta.

Pour la finale, la qualification de Diosleguarde est évidente, celle de Ramos Martinez ou de Collado est mois évidente. C’est le premier qui l’emporte, sans convaincre l’ensemble du public.
Le quatrième, bien présenté,  a de la caste. Il est exigeant mais se livre bien dans la muleta de Diosleguarde. Le novillero enchaîne de bonnes séries à droite et à gauche mais reste en dessous des possibilités offertes par le novillo. 

Mêmes défauts à la muleta et avec l’épée qu’au premier, Manuel doit se contenter de saluer au tiers alors que l’arrastre est applaudie.

Le cinquième est le plus costaud du lot. Il est lui aussi noble et encasté. Cristobal Ramos Martinez, après un début honnête, perd pieds. Il passe à  côté des qualités d’un bicho qu’il gâche lamentablement.  L’épée, un affreux bajonazo, est à la hauteur de la faena.


Un peu comme à la présidentielle, Manuel Diosleguarde est élu faute d’opposition  crédible. Il a cinq contrats (un quinquennat en quelque sorte) pour faire ses preuves……………… ;


Thierry Reboul