mercredi 30 novembre 2016

LES JEUX SONT FAITS

 Piscine olympique ou nage en pleine mer? 

La France s'était portée candidate à l'organisation des Jeux Olympiques de 2024. De nombreuses manifestations voient le jour pour mobiliser les Français autour de cet événement.
Le Théâtre JOB s'inscrit dans ce mouvement avec un spectacle qui retrace l'histoire des JO, de ses champions connus ou méconnus, avec humour, mais en collant au plus près à la réalité...

Le spectacle "les jeux sont faits" est un vrai régal d'humour, d'anecdotes authentiques, de petits bijoux cocasses qui font totalement écho avec l'actualité d'aujourd'hui. Les spectateurs ont passé un moment de bonheur sportif, même ceux qui (comme moi) ne s'intéressent que peu aux athlètes et à leurs exploits.
Bref, si vous voyez cette pièce programmée : courrez-y !






Mise en scène : Georges Berdot assistée d'Andrée Sang.
Acteurs : Muriel Dabert, Philippe Mallet, Jean-Luc Remond, Julien Rivera, Christian Ritter, Nicolas Vayssié.

lundi 28 novembre 2016

Mouchès et Sourigues : ATELIER DE REPARATION DE CHANSONS


Si chacun connait séparément Jean Mouchès et Alain Sourigues, il faut reconnaitre qu'ensemble le mélange est quelque peu détonnant.
Le Montois est programmé pour la saison culturelle du Théâtre de Gascogne, c'est dire sa célébrité! Mais Jean Mouchès chante depuis bien plus longtemps, la preuve : j'ai un 33 tours, une cassette audio et quatre CD de lui, le dernier devant avoir plus de 10 ans. (J'ai bien conscience que cet aveu de possession d'un 33 tours d'époque ne me rajeunit pas, mais comme toute vieille chose, cela revient à la mode)

Bref, les deux landais ont décidé de passer leur Bac Pro d'ARC (atelier de réparation de chansons), puis la licence, puis le doctorat, et ils ont été reçus, Jean 1er de sa promotion (d'où la blouse blanche) et Alain second (d'où la grise peut-être).
Après avoir reconditionné "l'aigle noir" pour un public moins littéraire que celui de Barbara, ce qui donne approximativement : "un mardi soir prés de Bordeaux-Lac, j'ai vu un aigle black" car il est vrai que "un beau jour ou peut-être une nuit, près d'un lac" ce n'est pas très précis.
Il faut également avoir vu (et entendu) "le port d'Amsterdam" en langue des signes, les chansons traduites "city of New-Orleans" et "salut les amoureux" ce qui est la même chose mis à part le do qui n'est pas en place.
Bref les spectateurs ont rit, beaucoup, et étaient ravis de ce concert d'après-midi qui s'est terminé en orgie de merveilles, bugnes, craquelins, bottereaux, roussettes...
C'était délicieux et génial, même si j'eusse aimé entendre davantage chanter Jean Mouchès dont j'adore la voix et les chansons. Pour Sourigues, il sera sur scène à Mont de Marsan le 24 mars et c'est pas grave.





video





samedi 26 novembre 2016

RION : jolis moments toreros pour un final réussi

Rion des Landes,  dimanche 20 novembre
Fiesta Campera

(Photos de Nicolas Couffignal et Matthieu Saubion)
Cinq novillos de Jalabert, bien présentés, manquant parfois de forces et de fond, intéressant le quatrième  pour
Morenito d’Aranda : deux oreilles
Yvan Fandiño : une oreille
Michelito : une oreille
Adrien Salenc : deux oreilles et la queue, le torero invite le mayoral à partager sa vuelta
Baptiste Cissé : deux oreilles
Le novillero Jesus Oliva est intervenu pour réalise quelques quites
Vuelta al ruedo au quatrième novillo,  
Huit rencontres avec la cavalerie Bonijol
bonne prestation de Laurent Langlois qui a piqué trois des novillos
Fandiño a piqué lui-même son novillo
Baptiste Cissé a partagé les banderilles avec Morenito de Aranda et Yvan Fandiño
Demi- arène
Ciel dégagé et température agréable.



Ils sont venus, ils sont tous là. Il y avait ceux de Montauban, Philippe l’artiste aux cheveux gris, Nico le novillero romantique, Anna  la lionne torera, Bernadette la camerawoman des ruedos, Tenaille, Christian l’aficionado des champs, le clan des Saint Perdonnais, celui des Mimizannais, ceux de la Peña « Soy Aguadista » rangés cette fois ci derrière la banderole des amis de Maryse (le fan club d’Adrien Salenc), Matthieu qui faisait feu de tout bois avec son appareil photo, ceux de Bordeaux, Agen,……………… Tous ces aficionados qui de non piquées en corridas sont de toutes les fêtes taurines sont venus à Rion ce 20 novembre  pour voir mourir la temporada 2016 et surtout partagé un moment de convivialité entre aficionados et gens du Mundillo .
Il y avait même quatre antis dont qui vous savez.  La  Sainte Jeanne des abattoirs  de la cause animale filmait. Non parce qu’elle se prend pour Woody Allen, elle n’en a ni l’intelligence, ni le talent. Elle voulait juste avoir des images pour meubler ses longues soirées d’hiver en regardant sur son ordi, des gens souriants, bien élevés, intelligents, heureux de vivre leur passion. Et peut-être sera-t-elle touchée par la grâce et se convertira-t-elle, devenant elle aussi fan de Manzanares.
Telle Mister Jack, elle ira porter la bonne parole auprès de ses amis d’Halloween, pardon du CRAC. Mais bon ce serait un miracle de Noel et je ne crois au Père Noël que cinq minutes avant chaque paseo.


L’équipe des clubs taurins de Rion et Tartas a monté pour la traditionnelle Fiesta Campera un plateau de choix avec en particulier la présence  de Morenito de Aranda et de Yvan Fandiño.
Le bétail était, comme d’habitude, de la ganaderia des frères Luc et Marc Jalabert.
Composé à 100% de toros d’origine Domecq, ce lot bien présenté, a manqué de forces et de race. Les deux meilleurs, le second et le quatrième, fils d’un même semental ont eu la chance de rencontrer deux toreros Adrien Salenc et Yvan Fandiño qui ont su les faire aller à mas.



Le novillo de Morenito de Aranda manque de forces. Il est peu piqué. Début à droite et à  mi hauteur. Le novillo, noblote, suit la muleta docilement et naïvement.

Après une bonne série où il humilie, il fléchit et va à menos. Morenito tue rapidement. 

Comme dans une émission de M6, le jury constitué des autres toreros et du public accordent deux oreilles.

Yvan Fandiño revient de blessure. Lui, d’habitude froid dans le patio,  montrait des signes d’impatience et d’envie de prendre du plaisir en piste. 


Tel un jeune débutant, il est arrivé le premier aux arènes.  Son novillo est faible. Il est tardo et freine dans la cape. Le torero basque se substitue à son picador (Titi Agudo) et pique à deux reprises un bicho qui ne pousse pas. 


Yvan a envie de toréer. Il oublie qu’il ne s’agit que d’une Fiesta Campera et se met à lidier le Jalabert comme si sa carrière en dépendait. Il l’oblige, le soumet, se croise, temple. Le toro va à mas, ou plutôt  le torero l’améliore, à chaque série. De tardo, le toro devient noble, et le torero enchaîne trois très belles séries de naturelles. 

Le toro est allé à mas, mais c’est surtout le torero qui retrouve le niveau de ses grandes faenas. Malheureusement si on a retrouvé le lidiador des années d’avant le bache, il manque encore à Fandiño de retrouver sérénité et efficacité  avec les aciers. C’est à regret que le jury n’accorde qu’une oreille après une mise à mort laborieuse.


Le troisième est violent en entrant en piste, s’avère compliqué à la capote. Il va deux fois au cheval mais ne pousse pas.

Le novillo compliqué, mais toréable, demande d’être lidié avec efficacité et autorité. Michelito n’arrivera jamais à trouver le sitio et la manière de s’imposer face à ce manso .Il est débordé et même désarmé par un bicho qui prend le dessus sur le torero. Le gerso-mexicain coupe quand même une oreille.


Le quatrième est un manso con casta avec une corne droite compliquée au capote. Adrien Salenc  fait ce qu’il faut avec deux véroniques serrées pour assujettir le novillo. 

Bien piqué par Laurent Langlois, le Jalabert arrive au troisième tiers, « adoucit » et après une première série pour finir de le soumettre, le torero peut exploiter le fond de noblesse de son opposant.
L’utrero va à mas et l’arlésien enchaine de très bonnes séries des deux mains.



Il toréé avec beaucoup de sérénité et d’élégance Après celle de Dax, il réalise à Rion, un des meilleures faenas de sa première année en piquée. Estocade efficace, et tous les pupitres des « jurés » s’allument au vert pour le torero (deux oreilles et la queue) et au bleu pour le  toro (vuelta al ruedo festivalière).

Pas de chance pour Baptiste Cissé, comme à Samadet, il touche un novillo faible,  querencioso et sans race qui ne permet pas grand-chose. 

On retiendra quand même le tercio de banderilles partagé avec Morenito et Fandiño. 



A la muleta, le landais essaye de tirer quelques passes avec application. Il abrège rapidement la faena. Il tue vite et coupe les deux derniers trophées accordés dans le Sud Ouest pour la temporada 2016.




Ainsi finit la saison, l’hibernation sera de courte durée puisque la reprise est fixée au 05 février à  Magescq. Espérons que l’hiver sera suffisamment froid pour éviter qu’insectes nuisibles et mauvaises plantes (ou autres parasites à pancartes) ne soient trop nombreux et envahissants au printemps.


Thierry Reboul

dimanche 20 novembre 2016

VISITE DES ARÈNES DU PLUMAÇON

 
 Romain Laborde et Mathieu Guillon

Tous les montois savent où se trouvent les arènes, et la plupart d'entre eux ont du entrer à l'intérieur un jour ou l'autre. Alors dire à un montois, qui plus est aficionado "les arènes se visitent, et ça dure entre 1h30 et 2h", vous aurez un type qui vous bade avec des yeux ronds, ou pire qui s'esclaffe en vous répondant : " ah oui, et y'a quoi à voir donc?"
Donc j'y suis allée, et je n'aurai qu'une chose à vous dire : allez-y vous aussi !

Romain, le concierge, vous raconte son métier, le débarquement des toros, comment il les surveille, et on pourrait presque les entendre mugir dans la nuit, ou bien gratter contre les portes tellement il transmet bien sa passion!


 La visite commence bien entendu dans le patio de caballos.

 Nous poursuivons dans la chapelle,
où c'est Juan José Padilla lui même qui a mis la photo de
Saint Martin de Porres (un St péruvien),
protecteur des animaux dans le manteau de la Macarena. 


 Explication du débarquement des toros du camion,
comment on les arrose pour les calmer,
comment on en met un seul à la fois le temps qu'il s'habitue aux autres.


 Porte du chiquero, où chaque animal est logé avant la corrida.

 Juste avant son entrée en piste, on fixe la devise au toro.
Romain explique comment son équipe pratique.

 Là nous sommes dans un chiquero, c'est calme, sombre, tempéré.
Les toros souvent s'y couchent, ce qui signifie qu'ils sont biens, pas stressés.
Les loges font environ 9m2. On pourrait presque en faire des chambres...

 La porte du chiquero est la dernière qui se referme derrière le toro, donc il essaye de l'ouvrir, en témoignent les nombreux coups de corne dans le doublage métallique.


Les corrals. 


Mathieu Guillon a ensuite expliqué le déroulement d'une corrida,
et les personnes ont pu poser toutes les questions qui leur passaient par la tête.
L'après-midi s'est terminé par le maniement des capes et muletas,
mais ayant un rendez-vous je n'ai pu y assister.

Mathieu Guillon n'est bien entendu pas présent chaque fois que Romain fait visiter les arènes.
Mais même sans le torero montois la visite est super intéressante et je vous invite chaudement à vous y rendre, c'est vraiment très très instructif !
Renseignements à l'Office de Tourisme.