ARTE FLAMENCO jeudi 6 juillet

 Au cinéma Royal était projeté gratuitement "Alalà" (alegria) de Remedios Malvares, qui était présente dans la salle, et a pu répondre à toutes les questions qu'ont pu posé les spectateurs.
Le film raconte l'histoire de la petite école de flamenco pour enfants qu'a monté Emilio Caracafé dans ce quartier des 3000, à dix minutes de la Giralda, mais où pourtant personne ne va.
L'idée n'est pas de faire de ces enfants des professionnels du flamenco, mais de leur donner une culture commune, un langage commun, car aujourd'hui beaucoup de familles viennent d'Afrique, et le flamenco y trouvera certainement une évolution.
Après la classe du matin à l'école publique où ils sont obligés d'aller s'ils veulent être admis à l'école de flamenco, ils passent les après-midi à apprendre la guitare, le chant, la danse.
Parfois des professeurs illustres viennent donner un cours, Pastora Galvan, El Arcangel, La Tremendita...

Un magnifique film optimiste dans un quartier qui aurait pourtant des raisons de désespérer. A voir absolument, il est génial !!!
Pour en savoir plus, clic.


 Maïtena Biraben a dédicacé son livre
de cuisine sur les légumes à la librairie Lacoste. 


Spectacles du Café Cantante :

ROSARIO TOLEDO
"adn"
Malicieuse est Rosario Toledo, facétieuse aussi. Un coup de téléphone, une mauvaise nouvelle vu son attitude. Puis la musique s'enclenche, et en professionnelle, elle peint un sourire sur son visage. Nous sommes dans sa loge de théâtre: rideaux, méridienne, paravent, table de toilette avec miroir, broc d'eau et récipient en céramique, plante verte.
Se retournant elle semble surprise d'être suivie par sa bata de cola.
Pour le second tableau, pantalon noir, lunettes noires, valise. Puis ôtant sa veste, se retrouve en soutien-gorge noir, descend dans le public, danse avec un spectateur, s'assoie sur les genoux d'un autre, c'est burlesque.
Au troisième tableau la revoila vêtue d'une classique robe flamenca rouge et noire à volants, châle assorti. A la fin de la danse, un de ses peignes était pris dans les franges de son châle, me faisant irrésistiblement penser aux Frères Brothers "elle a un canari mort dans les mailles de son châle".
Puis elle se déshabille, pour se retrouver en nuisette. Elle rempli le récipient de sa table de toilette à l'aide du broc, et s'asperge le visage et les bras. Elle se sèche et enfile une nouvelle robe, très belle, couleur crème, avec un châle ocre doré.
Un spectacle formidable, des plus classique dans la danse, des plus original, sans l'être trop, avec une danseuse canon et drôle, c'était drôlement bien!

LA FAMILIA HABICHUELA
en récital
On se réjouissait à l'avance d'un spectacle où il y a une famille nombreuse. C'est en général traditionnel à souhait (et on en a parfois besoin) et ils savent tout faire, chanter, danser, jouer de la guitare.
Effectivement ils jouent de la guitare. Surtout le papi en entrée. Très beau. Puis arrive un gaillard et quatre femmes, trois jeunes et une moins. Elles ont des talons aiguilles, ce qui laisse présager qu'elles ne vont pas danser. Lui chante, on le regarde. Puis je vois que les filles ont la bouche ouverte, mais on ne les entend pas. Problème de son. Ils sortent.
Là encore de la guitare, avec des jeunes, c'est un peu jazz, ça ne me plait pas du tout. Certains quittent la salle, oubliant leurs verres (qui c'est qui va encaisser la consigne?)
Une des filles revient chanter une malagueña (ils l'ont annoncé, car je ne suis pas capable de différencier une solea d'un tango!). Une belle voix, mais je ne sais pas, il manquait quelque chose...
Puis revient le gaillard aux oreilles charnues, chemise ouverte sur ses colifichets. Et enfin c'était beau, c'était flamenco, une voix adorable, une belle présence, un régal.
Mais le prélude était bien long...


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